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Octogénaire décédé dans un CHSLD: la famille réclame une enquête publique

La famille d’un octogénaire décédé veut des réponses

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TROIS-RIVIÈRES | La famille de l’octogénaire décédé après une violente chute sur la tête dans un CHSLD de la Mauricie, il y a deux semaines, demande une enquête publique du coroner pour éclaircir les circonstances dans lesquelles l’homme atteint d’Alzheimer a perdu la vie.

« Ça fait peur au monde, et avec raison », mentionne Marc Bastien, qui affirme avoir reçu des centaines de messages depuis la mort de son père de 82 ans, Guy Bastien, le 1er décembre dernier.

La famille demande maintenant une enquête publique, puisqu’elle estime ne pas être la seule à avoir reçu des soins déficients dans un centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).

« Beaucoup de gens s’aperçoivent que les gardiens sont mal formés », poursuit le fils.

Rappelons que Guy Bastien allait toujours bien dans l’après-midi du 28 novembre dernier. Sa conjointe et son fils Marc lui avaient rendu visite jusqu’à l’heure du souper, au CHSLD Roland-Leclerc, à Trois-Rivières.

Vers 20 h 30, la conjointe du défunt, Claudette Bellemare, a reçu un appel dans lequel une employée lui aurait indiqué que son mari atteint d’Alzheimer était tombé après avoir été poussé par un gardien.

Seul dans son vomi

L’employée aurait ajouté qu’il avait vomi et saigné du nez, mais que cela avait cessé et que le transport à l’hôpital n’était pas jugé nécessaire pour ne pas qu’il revienne plus confus, vu son Alzheimer. La dame aurait toutefois assuré à Mme Bellemare que son conjoint serait surveillé de près.

Inquiet, Marc Bastien a toutefois décidé d’aller vérifier l’état de son père, et l’a retrouvé seul dans sa chambre, dans son vomi et son sang. Il a composé le 911.

Dans les faits, Guy Bastien souffrait d’une fracture du crâne et d’une hémorragie cérébrale non opérable. Il a été transféré aux soins palliatifs le lendemain, et s’est éteint le 1er décembre à 5 h.

L’autorité régionale de santé en Mauricie et au Centre-du-Québec a indiqué qu’une enquête interne est ouverte, mais qu’à première vue, rien ne laisse présager qu’un geste inadéquat a été posé.

« Ça m’a fâché beaucoup. Qu’ils prennent leurs responsabilités », dit Marc Bastien qui aurait souhaité plus de transparence et de fermeté de la part de l’autorité.