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Les offres de Québec sous l’inflation

«Insultant, irresponsable et méprisant»: les syndicats sont en furie

Le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, offre moins que l’inflation aux travailleurs du secteur public, contrairement à ce que le premier ministre François Legault a affirmé dans le passé. Il était accompagné jeudi par la ministre de la Santé, Danielle McCann, et le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.
Photo Simon Clark Le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, offre moins que l’inflation aux travailleurs du secteur public, contrairement à ce que le premier ministre François Legault a affirmé dans le passé. Il était accompagné jeudi par la ministre de la Santé, Danielle McCann, et le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

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Avec des hausses salariales de 7 % en cinq ans, le gouvernement Legault offre moins que l’inflation à la majorité des travailleurs du secteur public, ce qui a provoqué la furie des syndicats.

Malgré les surplus, seuls les 145 000 enseignants et préposés aux bénéficiaires auront droit à « des considérations particulières », mais le montant offert n’est pas encore connu. Québec a une marge de manœuvre d’environ 100 M$ par année pour les contenter.

« On respecte la capacité de payer de la population », a expliqué le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, jeudi, en conférence de presse.

Québec offre également un montant forfaitaire de 1000 $ aux 350 000 employés à l’échelon maximum de leur convention collective. Il s’agit d’un « incitatif de rétention ».

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Si on additionne ce boni et les mesures pour les profs et les préposés, l’impact sur la masse salariale du gouvernement atteint 9 % sur cinq ans, soit près de l’inflation prévue de 10,2 %, a-t-il plaidé.

« Insultant », « irresponsable », « méprisant » : les syndicats manquaient pourtant de mots pour qualifier l’offre gouvernementale. Ils accusent M. Dubé de « jeter de l’huile sur le feu » avec une proposition qui « appauvrit » leurs membres. Ils rappellent que le premier ministre François Legault a dit dans le passé qu’il prévoyait « une augmentation équivalente à l’inflation ».

« Manque de respect », dit Nadeau-Dubois

Gabriel Nadeau-Dubois de Québec solidaire s’en est également pris à M. Dubé. « Monsieur a un salaire de ministre et une pension de la Caisse de dépôt, mais pour les gens qui travaillent pour lui, qui prennent soin de nos aînés, de nos enfants, [...] l’inflation, c’est déjà trop. Quel manque de respect », a-t-il déploré sur les médias sociaux.

De son côté, M. Dubé soutient qu’il s’agit d’une première offre, et qu’il est évidemment prêt à négocier. Il a donné l’exemple de Martin Coiteux, qui présidait la négociation de 2015, en période d’austérité budgétaire.

« Rappelez-vous que les offres sur cinq ans étaient de 3 %. Et on a fini à 7,5 %, incluant le forfaitaire. Aujourd’hui, on a un dépôt à 7 % plus le forfaitaire. Je me limiterais à ce commentaire-là pour commencer », a indiqué M. Dubé.

« Plus qu’un café au McDo »

Pour les enseignants et les préposés, deux nouvelles tables de négociations seront créées. C’est là que se discuteront les « mesures à valeur monétaire à déterminer ». Il ne s’agit pas nécessairement de salaire. Pour les profs, la CAQ voulait faire sauter les quatre premiers échelons à l’embauche. Cette mesure coûterait de 40 à 60 M$.

Pour les préposés, la ministre de la Santé, Danielle McCann, a précisé que « ça va être plus qu’un café au McDo ». Elle veut améliorer les conditions de travail de ces derniers et mettre fin à la pénurie d’emploi qui frappe ce corps de métier.

— Avec la collaboration de Vincent Larin, Agence QMI

Hausses salariales de 7 % sur 5 ans

Offre salariale du gouvernement de 2020 à 2025

  • 1,75 %
  • 1,75 %
  • 1,5 %
  • 1 %
  • 1 %

♦ Montant forfaitaire de 1000 $ aux employés aux échelons maximums

♦ Québec estime que les syndicats demandent 28 % sur 5 ans