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La décennie de Régis Labeaume en 13 moments marquants

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Quand on pense aux dix dernières années de la ville de Québec, on pense inévitablement à son maire, Régis Labeaume.  

Voici 13 moments marquants du règne de M. Labeaume lors de la dernière décennie.            

Janvier 2010, L’affaire Clotaire Rapaille            

La décennie de M. Labeaume a commencé avec l'embauche de l'excentrique Clotaire Rapaille.     

En janvier 2010, le maire affirme avoir engagé au coût de 300 000$ cet expert en marketing pour refaire l’image de marque de la ville de Québec.         

Photo d'archives

À la fin du mois de mars, le maire Régis Labeaume met fin au contrat du consultant en raison d’inexactitudes dans son curriculum vitae, révélées par le journal Le Soleil.            

Il avait, entre autres, exagéré certaines histoires. Ses «ouvrages» et son doctorat étaient difficiles à retracer. Il n’avait également jamais refait l’image d’une ville comme le voulait son mandat avec la ville de Québec.            

Juin 2010, Le début du tramway            

Le projet de tramway à Québec ne date pas d'hier pour Régis Labeaume.    

Dès juin 2010, l’administration de Régis Labeaume annonce vouloir doter la Vieille Capitale d’un tel projet.            

Elle envisage à l’époque une ligne de 28 kilomètres entre les ponts et le quartier d’Estimauville. Un lien entre la Rive-Sud et la Rive-Nord était également prévu.            

Le maire avait décidé de se rallier derrière la décision du comité sur la mobilité durable qui devait élaborer un plan de transports pour les 25 années suivantes. La construction du tramway constituait la recommandation principale du comité.            

Les coûts étaient alors évalués à 1,5 G$.            

Novembre 2013, Le troisième mandat            

Le 3 novembre 2013, Régis Labeaume est réélu maire de Québec avec 74% des votes.            

C’est le début de son 3e mandat.            

Sa campagne électorale portait sur le thème des conditions de travail des employés municipaux.            

«C’est la première fois que des citoyens d’une grande ville au Québec se prononcent sur l’enjeu des déficits des régimes de retraite, quel que soit le palier de gouvernement. Et c’est ici même, à Québec, que le mouvement est lancé», avait-il affirmé.            

Le tout aura pour résultat finalement l’adoption du projet de loi 3, en décembre 2014, à l’Assemblée nationale, et qui est ensuite devenu la loi 15 sur les régimes de retraite dans le secteur municipal. Cette dernière prévoit, entre autres, un partage à 50-50 des déficits des régimes de retraite et la non-indexation des rentes des retraités.            

Février 2015, La mort du tramway            

Le 5 février 2015, la Ville de Québec enterre «définitivement» le projet de tramway, qui ne figure plus dans le plan de mobilité durable.            

«Personne ne sera surpris d’apprendre qu’il n’y a plus de tramway», avait indiqué Régis Labeaume.            

Photo d'archives, DIDIER DEBUSSCHÈRE

Il avait affirmé alors que la Ville avait travaillé sur une solution de remplacement au tramway et que celle-ci avait été présentée aux ministres Robert Poëti et Sam Hamad.            

Mars 2015, Bonjour SRB!            

Cette fameuse solution de remplacement est présentée le 2 mars. Il s’agit du service rapide par bus (SRB).            

La Ville de Québec et la Ville de Lévis réclament au gouvernement du Québec 1,1 G$, soit 100% du financement, pour le projet de SRB de 43 kilomètres sur les deux rives. Il devait être construit pour 2025. Le projet de tramway aurait coûté deux fois plus cher que le SRB, selon l’étude de faisabilité.            

Le maire de Québec, Régis Labeaume, et le maire de Lévis, Gilles Lehouiller.
Photo d'archives, JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS
Le maire de Québec, Régis Labeaume, et le maire de Lévis, Gilles Lehouiller.

Septembre 2015, Un nouvel amphithéâtre à Québec            

Le 8 septembre 2015, c’est l’inauguration du nouvel amphithéâtre de Québec: le Centre Vidéotron.            

Régis Labeaume coupe le ruban bleu au côté du premier ministre du Québec à ce moment, Philippe Couillard.            

Photo d'archives, Simon Clark

Quelques jours plus tard, le 14 septembre 2015, le groupe chouchou des habitants de la ville de Québec, Metallica, livre le dernier spectacle du Colisée Pepsi et inaugure le Centre Vidéotron le surlendemain.            

Rappelons que le 2 octobre 2010, des dizaines de milliers de personnes s'étaient mobilisées sur les plaines d’Abraham à l’invitation du citoyen Mario Roy. L’intention de la «marche bleue» était de signifier à la Ligue nationale de hockey que les gens de Québec désiraient le retour d’une équipe professionnelle dans leur ville et de soutenir le projet d'amphithéâtre.          

Juin 2016, «Attention, chien méchant!»            

Le 16 juin 2016, Régis Labeaume annonce sur sa page Facebook que la race de chien pitbull ne sera plus acceptée sur le territoire de la ville de Québec à partir du 1er janvier 2017.        

Près de 5000 messages majoritairement contre la décision du maire avaient été envoyés dans les quatre heures suivant la publication. Certains commentaires comparaient M. Labeaume à Adolf Hitler et d’autres allaient même jusqu’à souhaiter sa mort.            

Trois jours plus tard, M. Labeaume indiquait être ouvert à des mesures transitoires pour que les propriétaires de pitbulls puissent garder leur chien en 2017.   

Le 4 juillet, une quarantaine de propriétaires de pitbulls manifestent devant l’hôtel de ville de Québec.            

La même journée, Régis Labeaume recule en disant que la Ville n’interdira pas les chiens sur son territoire. Il préfère s’en remettre au gouvernement de Philippe Couillard.          

Avril 2017, Québec abandonne le projet de SRB            

À la suite du retrait de la Ville de Lévis du projet de SRB, le 18 avril 2017, Régis Labeaume annonce deux jours plus tard l’abandon du dossier par la Ville de Québec.            

Photo d'archives, Simon Clark

«Il n’y a plus de projet SRB Québec-Lévis. Le projet, tel qu’on le connaît, n’existe plus. Nous nous retrouvons presque devant une page blanche parce que ce nouveau contexte nous permet de retrouver toute notre latitude et nos coudées franches pour relancer la discussion non seulement sur le SRB, mais de façon plus large sur le concept de mobilité. Nous reprenons le contrôle de notre agenda», avait-il déclaré.            

Il rejette, à ce moment, le retour de l’idée d’un tramway.           

Novembre 2017, Le quatrième mandat            

Le 5 novembre 2017, Régis Labeaume est réélu une 4e fois en 10 ans comme maire de Québec.            

Il récolte 55,3% des voix et fait élire une équipe majoritaire de 17 conseillers.            

PHOTO d'archives, DIDIER DEBUSSCHÈRE

Décembre 2017, L’idée du tramway revient à la vie            

Le 14 décembre 2017, le maire de Québec annonce que le tramway redevient une «hypothèse» sérieuse dans le contexte d’un réseau de transport collectif structurant.            

Mars 2018, Le futur réseau de transport en commun de Québec            

Le 16 mars 2018, la Ville de Québec dévoile son nouveau projet pour un futur réseau de transport en commun à Québec.            

Prévu pour 2026, le réseau de transport structurant de 56 km est annoncé au coût de 3 G$.            

Photo courtoisie, Ville de Québec

On prévoit également 23 km de tramway, dont 3,5 km en souterrain.            

Le tramway ne traversera pas à Lévis.            

Mars 2019, Régis Labeaume atteint d’un cancer            

Régis Labeaume dévoile, en prenant tout le monde par surprise, qu’il est atteint d’un cancer de la prostate, le 13 mars 2019.            

Il s’absente de son poste pendant près de 2 mois et il annonce son retour progressif à la fin du mois de mai.            

«Je suis guéri, c’est ce que mon médecin m’a dit à la fin de la semaine dernière», avait-il indiqué lors de sa première sortie publique.            

Photo d'archives, JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS

Juin 2019, Ouverture du Grand Marché            

Le 20 juin 2019, Régis Labeaume inaugure officiellement le Grand Marché de Québec, voisin du Centre Vidéotron.            

L’ouverture du Grand Marché marque également la fin du Marché du Vieux-Port, qui existait depuis une trentaine d’années. Cette décision, annoncée en 2015, n’avait pas fait l’unanimité. Plusieurs trouvaient l’emplacement du Grand Marché loin du centre-ville et des lieux touristiques.           

Photo d'archives, Simon Clark