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Canadien: Cayden Primeau inspire la confiance

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 Les images reflètent très souvent la réalité. Qui a été le premier à se diriger vers Cayden Primeau après que Ben Chiarot eut brisé l’égalité en prolongation ? Shea Weber, le capitaine.  

 Et Carey Price n’a-t-il pas récupéré la rondelle en intervenant auprès de Brady Tkachuk qui voulait empêcher le gardien d’obtenir un souvenir de sa première victoire dans la Ligue nationale ? Un geste stupide de la part de Tkachuk, mais une réaction qui est tout à l’honneur de Price.  

 La réaction de Weber et de Price démontre que le jeune homme a rapidement gagné la confiance et le respect de ses nouveaux coéquipiers. On a d’ailleurs loué ses efforts après le match, on a vanté son comportement pendant les entraînements.  

 « Il est calme, il est très conscient des enjeux, il se prépare bien, il possède une belle maturité et c’est un gardien qui réagit rapidement devant les attaques de l’adversaire, » a souligné Weber.  

 « Il travaille avec intensité pendant les entraînements, a poursuivi Price. J’ai réagi comme il le fait à mes débuts dans la Ligue nationale. » Si Primeau emprunte le même parcours que Price, le Canadien aura réalisé un vol en 2017, Primeau étant le 199e joueur sélectionné.  

 Mais, il faut toujours se garder une petite gêne quand vient le temps d’analyser les jeunes patineurs en période d’audition. On a tendance à s’emballer. La réaction des spectateurs a été spontanée quand Primeau a multiplié des arrêts spectaculaires. On a scandé son nom. C’était mérité.  

 Au fait, cette rencontre contre les Sénateurs a donné à Claude Julien la possibilité d’avoir un regard attentif sur la réaction des jeunes joueurs dans l’adversité.  

 Il s’agissait d’un deuxième match en deux soirs, face à un rival qui venait de battre les Bruins de Boston 5 à 2, donc, il fallait utiliser régulièrement tous les patineurs.  

 Poehling : un bilan positif  

 Au bilan : Ryan Poehling, retourné à Laval immédiatement après le match, a bien paru, s’attirant même les éloges de son entraîneur. « J’ai bien aimé son effort au travail. Il a joué avec intensité, il a bousculé dans les coins de la patinoire, il a fourni un bel effort. »  

 Sauf que les nombreuses pénalités ont limité le temps d’utilisation de Poehling à un peu moins de dix minutes. N’oublions pas Nick Suzuki qui, à chaque match, nous fait découvrir son talent. Il possède un sens d’anticipation hors du commun. Et, il y a Primeau. Ce gain lui mérite-t-il le poste de gardien auxiliaire à Carey Price ?  

 Ou, au bout du compte, voudra-t-on lui donner encore plus de travail à Laval afin qu’il poursuive son apprentissage dans le hockey professionnel ? Voyons le contexte. Le Canadien sera engagé dans une lutte impitoyable jusqu’à la toute fin de la saison. L’objectif premier demeure une participation aux séries éliminatoires. Mais, en même temps, Julien devra s’assurer que les jeunes joueurs s’améliorent match après match. Une victoire comme celle de mercredi face aux Sénateurs a de quoi ravir les décideurs de l’organisation. Les jeunes joueurs ont passé une audition plus qu’encourageante. Cependant, on ne se fait pas d’illusions, Carey Price devra faire la différence.  

 Des options pour Julien  

 Et pour y arriver, Claude Julien doit pouvoir miser sur un gardien auxiliaire qui non seulement permettra à Price de récupérer, mais aussi avec qui l’entraîneur et les joueurs n’auront pas à s’inquiéter des conséquences d’un changement de gardien.  

 Combien de matchs le gardien auxiliaire devrait-il disputer ?  

 Une dizaine de matchs ? Quinze matchs ? Si on fait un petit calcul, cela signifie 20 ou 30 points à la portée de l’équipe. C’est énorme, surtout que la compétition sera encore plus intense au fur et à mesure que la saison progresse.  

 Le gardien auxiliaire aura donc un impact important sur la tournure des événements parce qu’on lui confiera des missions importantes.  

 Primeau peut-il remplir un rôle de soutien ?  

 Peut-il compétitionner dans une ligue aussi puissante, lui qui l’an dernier évoluait dans les rangs universitaires ?  

 Pour l’instant, on demeure dans l’inconnu.  

 Toutefois, il est celui qui inspire confiance.  

 Proprios impatients  

 Peter DeBoer avait une petite idée qu’il vivait sur du temps emprunté... surtout quand les joueurs ne répondent pas aux attentes, je pense entre autres à Brent Burns.  

 John Hynes savait qu’il paierait pour les insuccès des Devils du New Jersey, que P.K. Subban et Taylor Hall ne pouvaient se retrouver au banc des accusés, bénéficiant d’une certaine immunité.  

 Mike Babcock n’avait plus la confiance des patineurs, point à la ligne.  

 Et il y a aussi les cas très particuliers de Bill Peters et Jim Montgomery.  

 Cinq entraîneurs et pourtant on n’a pas encore franchi la mi-saison.  

 L’an dernier, sept entraîneurs ont perdu leur emploi.  

 Il faut croire que les entraîneurs, plus que jamais, sont la cible des propriétaires et des directeurs généraux. L’équation n’a pas changé au fil des ans. On ne peut pas congédier 23 joueurs. Donc, l’entraîneur doit payer le prix.  

 Mais, plus que jamais, les propriétaires manifesteront leur impatience. On veut gagner, on veut des résultats rapides et les décideurs devront respecter les objectifs fixés. Les entraîneurs sont la cible parfaite. Mais, je ne serai pas étonné si les directeurs généraux se retrouvent de moins en moins à l’abri de l’impatience des propriétaires.  

 La polyvalence  

 Comme je l’ai précisé à des émissions radiophoniques, l’une des grandes qualités de Jean Pagé était sa polyvalence et sa grande générosité envers les gens qui avaient l’occasion de partager sa passion.  

 Que ce soit à La Soirée du hockey, ou encore comme chef d’antenne aux Jeux olympiques, il remplissait son rôle avec beaucoup d’émotion. Il donnait toujours à ses invités la possibilité de s’exprimer. Il aura aussi connu des moments exaltants comme animateur de l’émission 110 % qui constituait pour lui un défi bien particulier.  

 À la famille, mes plus sincères condoléances.  

 Une dure semaine pour le monde du sport avec cette nouvelle informant que Guy Lapointe souffrait d’un cancer de la gorge. Il saura lutter avec l’énergie qui l’a toujours animé pour vaincre la maladie.  

 Bon courage mon cher Pointu.