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La présidente du conseil d'administration d'exo ne compte pas démissionner

La présidente du conseil d'administration d'exo ne compte pas démissionner
DARIO AYALA/AGENCE QMI

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DEUX-MONTAGNES – La présidente du conseil d’administration d’exo, Josée Bérubé, prévoit rester en poste, malgré la controverse entourant certains de ses propos tenus cette semaine lors d’une séance d’information portant sur les travaux du Réseau express métropolitain (REM). 

Ses remarques de clôture suggéraient, entre autres, aux usagers de la ligne de train de Deux-Montagnes affectés par le chantier du REM d’engager quelqu’un pour cuisiner des repas ou de demander à leur employeur d’avoir une place au travail pour les enfants qui ne sont pas en garderie. 

Francis Millaire, porte-parole du Comité des usagers du train de Deux-Montagnes, s’est empressé de dénoncer l’insensibilité de la présidente du conseil d’administration d’exo et de réclamer sa démission. 

«Les gens sont outrés. Ces recommandations-là sont complètement déconnectées de la réalité des usagers», a-t-il affirmé à TVA Nouvelles, samedi. 

Néanmoins, Mme Bérubé, qui est aussi architecte et urbaniste, ne compte pas démissionner de son poste de présidente du conseil d’administration et dispose de l’appui de ce dernier pour se maintenir en fonction. 

Dans une déclaration écrite, elle se dit peinée de constater que ses propos aient déclenché «d’aussi vives réactions». 

«J’offre mes plus sincères excuses à celles et ceux qui ont pu voir de l’insensibilité dans le message que j’ai livré, écrit-elle. Je vous prie de croire en ma plus profonde empathie que j’ai voulu exprimer à l’approche du 6 janvier.» 

Pour le porte-parole qui défend les usagers du train de banlieue, ce n’est pas suffisant. «On ne veut pas d'excuses, on veut de meilleures mesures», a martelé M. Millaire. 

Le gouvernement du premier ministre François Legault a prévu 192 M$ pour mettre en place des mesures censées compenser les désagréments provoqués par le chantier du REM, qui devrait affecter la ligne de Deux-Montagnes pour les trois à quatre prochaines années. Cinquante autobus ont notamment été loués pour remplacer les trains. 

À partir du 6 janvier prochain, plus de 18 000 usagers de la ligne de Deux-Montagnes verront leur quotidien chamboulé par la fermeture du tunnel du mont Royal, ce qui allongera de plusieurs heures leur trajet pour se rendre au centre-ville de Montréal. Il faudra, dans certains cas, jusqu’à quatre heures par jour pour circuler, aller-retour, entre la Rive-Nord et le centre de la métropole. Il s’agit du double du temps nécessaire en ce moment.