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Liban: heurts entre la police et des jeunes opposés à la contestation

Liban: heurts entre la police et des jeunes opposés à la contestation
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Des dizaines de jeunes hostiles au mouvement de contestation au Liban ont lancé, samedi, des pierres et des pétards sur la police anti-émeute, qui a répliqué avec des tirs de gaz lacrymogènes dans le centre de Beyrouth. 

Des incidents similaires ont eu lieu dans la capitale et d’autres villes du Liban ces dernières semaines, incitant vendredi le chef du puissant mouvement chiite du Hezbollah à lancer un appel au calme à ses partisans. 

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Samedi en fin d’après-midi, des jeunes venus d’un quartier central de Beyrouth (considéré comme un bastion du Hezbollah et du parti Amal) ont tenté d’investir des tentes de la contestation aux abords de la place des Martyrs, épicentre des manifestations antipouvoir déclenchées le 17 octobre. 

C’est sous ces tentes, relativement vides lorsqu’ils sont arrivés, que sont habituellement organisés des débats. 

La police anti-émeute est intervenue pour repousser les jeunes, qui ont lancé des pierres et de gros pétards sur les forces de l’ordre, en faisant des doigts d’honneur. La police a répliqué en tirant des gaz lacrymogènes, les contraignant à battre en retraite, a constaté un photographe de l’AFP. 

Les manifestations de masse qui secouent le Liban pour dénoncer une classe politique accusée de corruption et d’incompétence se tiennent généralement dans le calme. Mais ces dernières semaines, les accrochages se sont multipliés. 

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À plusieurs reprises, des partisans du Hezbollah et d’Amal s’en sont pris à des rassemblements de la contestation, à Beyrouth, mais aussi à Tyr ou Baalbek, deux grands bastions des partis chiites dans le sud et l’est du pays. 

Cette semaine, l’armée et la police ont aussi eu recours à la force pour disperser des contestataires. 

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a appelé ses partisans à la retenue, réclamant de «la maîtrise de soi» et de la «patience». 

«Oui, dans certains cas la colère et l’emportement étaient incontrôlables», a-t-il reconnu dans une allocution télévisée vendredi, soulignant que ces débordements ont été rapidement circonscrits. 

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«Nous sommes tous d’accord qu’il faut préserver le calme. On ne doit pas se laisser entraîner vers des tensions », a-t-il ajouté. « Ce n’est ni dans l’intérêt du pays ni dans notre intérêt. Très honnêtement, cela nous est nuisible». 

Sous la pression de la rue, le premier ministre Saad Hariri a démissionné le 29 octobre. Après plusieurs semaines de tergiversations, les consultations parlementaires exigées par la Constitution pour nommer un nouveau premier ministre doivent se tenir lundi. 

La formation du nouveau cabinet pourrait toutefois s’éterniser, dans un pays au bord de l’effondrement économique.