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Montrez-nous l’hiver!

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Je vais certainement regarder La faille, la nouvelle série policière qui vient d’arriver sur Club illico. Pas spécifiquement parce que c’est un produit du groupe médiatique qui m’embauche, mais certainement parce que je ne manque rien du duo Patrice Sauvé et Frédéric Ouellet, qui nous ont également donné Grande Ourse et l’excellent Victor Lessard.

Un autre point qui m’intéresse, c’est que la série qui se déroule à Fermont nous montre notre hiver. Cette saison dont on dit qu’elle dure la moitié de l’année n’occupe pas une place équivalente dans notre dramaturgie.

Ce que nous sommes 

Récemment, c’est surtout la brillantissime Série noire qui a rendu ses lettres de noblesse aux plans extérieurs maculés de blanc où apparaissent des comédiens en parka. District 31 et Fragile empruntent aussi cette voie. Auparavant, Lance et compte nous montrait le Vieux-Québec en hiver. Notre cinéma nous a jadis offert de belles scènes enneigées, comme dans Mon oncle Antoine ou La guerre des tuques.

Sauf que, généralement, quand on montre le Québec à l’écran, on dirait qu’on préfère le dépeindre en été, comme pour se réchauffer. C’est un peu dommage, parce que ce n’est pas vraiment ça que nous sommes.

Tuques et canadiennes 

Certes, filmer à l’extérieur, c’est plus coûteux et complexe, puis ça l’est encore plus en hiver. C’est plus exigeant pour les comédiens aussi. Il y a une motivation économique à tout ça. Et c’est vrai que l’été est peut-être plus inspirant. Reconnaissons aussi que nous avons de si belles actrices et de si beaux acteurs au Québec qu’on ne pense pas spontanément à les filmer sous des tuques et de grosses canadiennes.

N’empêche qu’il faut souhaiter que nos auteurs et nos réalisateurs continuent de raconter des histoires qui se déroulent l’hiver et qu’ils le fassent de plus en plus. Parce qu’au Québec, c’est comme ça qu’on vit.