/lifestyle/psycho
Navigation

Nos émotions à l’heure des décisions

Vivacious young woman enjoying a good belly laugh
Photo Adobe stock

Coup d'oeil sur cet article

Depuis le début de l’humanité, les émotions nous signalent la présence du danger. Au quotidien, elles rehaussent les bons, et les mauvais moments. Or, elles peuvent aussi nous prendre d’assaut, altérer nos pensées et nous faire agir impulsivement. Sous le coup de l’émotion, il faut donc redoubler de prudence lorsque vient le temps de prendre des décisions importantes.

Cela dit, les émotions, positives ou négatives, nous rendent de précieux services. Certains les trouvent parfois trop encombrantes, ou les considèrent comme des signes de faiblesse. 

Or, nos émotions sont souvent de précieuses alliées : elles peuvent notamment nous indiquer un manque, un inconfort, un déséquilibre, ou que l’un de nos besoins n’est pas comblé. 

D’ailleurs, une absence d’émotions serait beaucoup plus dommageable, d’abord dans nos relations interpersonnelles, dans notre aptitude à faire des choix... et même dans notre capacité à assurer notre survie ! 

Attention aux vagues d’émotions trop fortes

Apprendre le cancer d’un proche, être confronté de façon agressive par un collègue, apprendre une infidélité : de telles situations peuvent susciter une émotion très vive, subite, et plusieurs émotions peuvent s’entremêler. Ce trop-plein d’émotions peut nuire à la prise de décision et deux situations risquent alors de se produire : soit n’en prendre aucune, ou encore opter pour la mauvaise !  

D’abord, la puissance de certaines émotions peut littéralement nous paralyser, nous rendre incapables d’aller dans une direction précise ni d’utiliser nos capacités intellectuelles de façon optimale. 

Sous la force de l’émotion, ce qui n’est guère mieux, on pourrait aussi décider de quelque chose de façon impulsive, décision que l’on risque alors de regretter très longtemps. 

Or, le fait de vivre des émotions très fortes peut nous empêcher d’envisager tous les scénarios, toutes les possibilités, autrement dit, de ne voir que l’arbre qui cache la forêt. 

Aller trop vite pour régler un problème ou encore l’éviter, c’est parfois le meilleur moyen de l’amplifier ! 

Par exemple, si un conflit important au travail survient, il faut prendre un pas de recul avant de se décider à changer d’emploi. 

Il faut tenir compte du portrait global, de notre satisfaction au travail, du sens que celui-ci a pour nous, des relations avec nos collègues, plutôt que de prendre une décision précipitée à la suite d’un événement donné. 

Le processus de décision exige en effet de la concentration, du jugement, une capacité d’anticiper les conséquences de nos actions et une ouverture d’esprit. 

Décisions mode d’emploi

Prendre une décision sous le coup de la colère, dans un moment d’euphorie ou de profonde tristesse n’est pas sans risque. 

La meilleure stratégie d’adaptation face à une émotion forte consiste plutôt à adopter une approche de résolution de problème. 

Il est important de prendre un moment pour reconnaître les émotions ressenties. Il faut aussi les accepter et ne pas nier ce que l’on ressent : après tout, l’émotion peut nous informer de notre état et d’un déséquilibre possible dans la réponse à un besoin, parfois fondamental. 

Beaucoup de gens que j’ai vus en cabinet veulent souvent régler les choses trop rapidement et se décider de façon précipitée. 

En prenant un moment pour identifier, comprendre l’émotion et ce qu’elle vient ébranler en nous-mêmes, on se donne la chance de retrouver un équilibre et ainsi prendre de meilleures décisions. 

Le processus de décision se met en branle et s’effectue le plus souvent sans même que l’on ne s’en aperçoive. 

Il faut d’abord bien comprendre le problème que l’on a à régler, établir la liste de tous les éléments à considérer, et les pondérer par ordre de priorités. 

De cette manière, il apparaît plus facile d’évaluer l’ensemble des conséquences à la suite d’une décision : les positives comme les négatives. 

On peut ainsi imaginer différents scénarios qui nous conduisent vers le résultat final. 

L’achat d’une première maison, le désir d’avoir un enfant ou la nécessité d’un divorce nous oblige à considérer un ensemble de facteurs, et de le faire en demandant conseil à notre entourage ou à des experts. 

Et quand l’esprit devient trop fatigué ou submergé, laissons-le prendre une pause du problème... Après tout, il nous attendra bien jusqu’au lendemain !