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The Chainsmokers déçoit sur World War Joy

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Ma bête noire sur le web est sûrement les gens qui y vont de commentaires à la « Je ne le connais pas, alors je m’en fous » sous une entrevue avec un artiste. T’es littéralement sur internet en ce moment. Tu peux pousser ta recherche plutôt que souligner publiquement ta propre paresse et ton inculture !

The Chainsmokers

Photo Courtoisie

★★½

World War Joy

Bref, pour celles et ceux qui ignorent qui sont les Chainsmokers, c’est un peu votre faute... surtout que le duo pop électro est le tandem de DJ les mieux payés de 2019, à en croire la liste annuelle de Forbes, avec une cagnotte de 46 M$ cumulée cette année. Pour terminer une année faste en beauté, les compères proposent ce troisième album qui, finalement, passera plus dans le beurre qu’à l’histoire.

Des coups du lapin à profusion

Si, à défaut de se démarquer de son genre de prédilection, Sick Boy – leur deuxième LP – était constant, cette nouvelle offrande, elle, représente davantage de risques qui n’aident malheureusement en rien World War Joy.

Bien que certains hits se distinguent du lot (dont les pièces plus sombres à la Do You Mean ?, une chanson livrée à l’aide d’invités comme le rappeur Ty Dollar $ign), ils sont généralement isolés entre des daubes hyper formatées oubliables à la Kills You Slowly. En résulte donc une écoute en coups du lapin.

Évidemment, ça va jouer à la radio ad nauseam et The Chainsmokers pourrait même grimper davantage dans le classement Forbes de 2020, mais World War Joy demeure un lieu très, très, très commun. Si vous êtes un fan de pop intelligente, vous pouvez passer votre chemin. 

IDLES 

Photo Courtoisie

★★★★

A Beautiful Thing (Live at Le Bataclan)

Sûrement un des groupes punk les plus électrisants du moment, Idles prend un beau risque avec cet album en concert, capté dans une salle qui est devenue, elle aussi au fil des années, un phare fédérateur et politisé. Le disque live est un incroyable paquet de nœuds : c’est adapter des pièces tout d’abord livrées dans le confort d’un studio tout en espérant que l’énergie de la prestation – et la qualité de l’enregistrement – se transmet aux mélomanes de l’autre côté de leurs écouteurs ou haut-parleurs. La note vole le punch, mais quand même : la troupe britannique y arrive haut la main. 

PRINCE 

Photo Courtoisie

★★★

1999 (Super Deluxe Edition)

Le cultissime album de l’artiste a finalement droit à une version remastérisée et fait poindre, par la bande, bon nombre de questions. D’un côté, les mélomanes obtiennent un disque apprécié ainsi que des dizaines de remix, réinterprétations live et autres pièces rares qui valent tout de même une écoute. De l’autre, est-ce que Prince – qui était, c’est connu, hyper protecteur de son image et de ses enregistrements – aurait permis la parution d’un tel piège à fans nostalgiques de son vivant ? J’en doute.  

JOLI-BOIS

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★★★

Vert forêt

Qu’ouïs-je ? Un album des Fêtes original et charmant ? Le duo Joli-Bois – formé par les chanteuses et comédiennes Sonia Cordeau et Raphaëlle Lalande – relève le défi en évitant la gadoue de la reprise obligée (a-t-on besoin d’une énième adaptation de Mon beau sapin ? La réponse demeure « non ») et en misant davantage sur l’affabilité et – surtout – l’ingéniosité de leurs interprétations (les harmonies sont remarquables). Idéal pour la route entre deux soupers de Noël.

COUP DE COEUR 

MENONCLE JASON

Photo Courtoisie

★★★★

La grosse piastre

Trois choses que j’aime dans la vie : 1, le rire de ma fille ; 2, la vidéo YouTube où un chien se coince la tête dans une tranche de pain (oui, oui) et 3, avoir de nouveaux artistes favoris du moment. C’est donc avec un plaisir quasi honteux – c’est son deuxième album, après tout – que je découvre ici Menoncle Jason, crooner du Nouveau-Brunswick qui fait dans le lounge country. Imaginez un croisement entre les textes sincères de Lisa LeBlanc et la voix d’Orville Peck avec une touche d’humour et vous aurez une bonne idée du projet. Ne vous laissez pas berner par le nom un brin « pouet, pouet » de l’artiste (mes excuses, mais bon). C’est très, très satisfaisant !