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La chanteuse Monique Leyrac s'éteint à 91 ans

Quebec, Assemblee nationale
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBE

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Monique Leyrac, icône de la chanson québécoise, s’est éteinte dimanche à l’âge de 91 ans à l'hôpital de Cowansville. L'artiste a succombé à une insuffisance cardiaque. 

La nouvelle a été confirmée par François Dompierre, auteur de sa biographie parue en avril dernier et collaborateur de longue date de Mme Leyrac. 

  • ÉCOUTEZ l'entrevue avec François Dompierre sur QUB radio :

«Elle prenait un auteur et développait cela en chanson comme si c'était une pièce de théâtre [...] Elle avait l'ambition de bien faire. C'était une perfectionniste», a mentionné M. Dompierre à son sujet à LCN, dimanche soir. 

Née en 1928 à Montréal, Mme Leyrac a suivi une formation en art dramatique, ce qui lui a permis d’obtenir un rôle à la station de radio CKAC en 1943. Puis, après quelques années dans ce créneau, elle s’est tournée vers la chanson, en chantant notamment au cabaret Au Faisan doré à compter de 1949, aux côtés, entre autres, de Charles Aznavour et Jacques Normand. Elle interprétait alors des chansons d’Édith Piaf et des chansons sud-américaines. 

Quebec, Assemblee nationale
Camil LeSieur / Les archives / Le Journal de Québec

Monique Leyrac a aussi joué au cinéma, tenant notamment la vedette du film québécois Les lumières de ma ville en 1950. À cette époque, elle enregistre également sur disque. 

Après une tournée en Europe et au Liban en 1950 et 1951, elle s’installe à Paris en 1952 jusqu’en 1958 où elle joue au théâtre. 

Elle revient au Québec en 1958, fait toujours du théâtre, puis en 1963 elle sort un premier album consacré aux auteurs-compositeurs Claude Léveillée et Gilles Vigneault. La même année, elle remporte le premier prix au concours international Chansons sur mesure avec la chanson Les amours anciennes de Sylvain Lelièvre. 

Puis, elle fait de la télévision, tout en continuant de chanter. Elle remporte un vif succès partout où elle se produit, à New York, notamment, à Toronto, et à Paris. 

Au moment de l'Expo 67, elle donne une série de spectacles avec le pianiste, compositeur, chef d'orchestre et arrangeur André Gagnon, peut-on lire sur une page qui lui est réservée sur un site internet du gouvernement du Québec, où on rappelle aussi qu’«en 1970, elle tourne aux côtés de Geneviève Bujold dans le film Act of the Heart et donne un concert avec l'Orchestre symphonique de Montréal à la Place des arts». 

De 1972 à 1975, elle réside à nouveau à Paris, puis à son retour au Québec, elle se consacre pendant à des hommages à Félix Leclerc et Gilles Vigneault, en plus de présenter les poèmes d’Émile Nelligan mis en musique par André Gagnon. 

Elle est considérée comme la plus grande interprète des compositeurs et poètes d’ici. 

Monique Leyrac est membre de l’Ordre du Canada et de l’Ordre national du Québec. Elle a aussi reçu le prix des Arts de la scène du Gouverneur général en 1997. 

En 2006, elle avait été honorée par Québecor, en recevant le Prix Hommage de l’entreprise pour l’ensemble de son œuvre. 

Dimanche soir, sur Twitter, le premier ministre François Legault a souligné son grand apport: «Une des plus belles voix du Québec. Une grande Québécoise. Mes condoléances à tous les proches de Monique Leyrac».