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La famille Emard travaille depuis 60 ans à faire croître son entreprise

Le fabricant et détaillant de couvre-planchers tire profit d’une industrie de la construction en plein essor

La famille Emard travaille depuis 60 ans à faire croître son entreprise
Photo courtoisie

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Si vous empruntez l’autoroute 15 Nord à Laval, juste avant de traverser la rivière des Mille-Îles sur la rive nord de Montréal, l’enseigne d’Emard Couvre-Planchers vous est sûrement familière. 

 « Ça fait 45 ans qu’on est au même emplacement à Laval, et 60 ans qu’on est en affaires. On fait partie du paysage ! », dit Paul Emard, président de l’entreprise.  

L’entreprise de couvre-planchers célébrait en septembre son soixantième anniversaire.  

C’est l’arrière-grand-mère, Marguerite Emard, qui a fondé l’entreprise en 1959 dans le garage de la résidence familiale à la suite du décès de son mari.  

Avec six enfants à charge, la mère de famille s’est transformée en battante d’affaires.  

Aujourd’hui ce sont Hugo Emard, 26 ans, et son père, Paul Emard, qui dirigent l’entreprise.  

Quand la construction va, tout va 

L’entreprise vend autant à des particuliers qu’à des entrepreneurs.  

Que ce soit pour refaire un plancher ou une salle de bains, pour construire une tour à condo de 130 unités, un concessionnaire auto ou un supermarché, les bois francs, la céramique ou les revêtements muraux d’Emard Couvre-Planchers tapissent et recouvrent le Québec depuis des années.  

L’industrie de la construction ne dérougit pas, ce qui profite autant aux développeurs qu’aux fournisseurs, dont de nombreuses petites et moyennes entreprises.  

Toutefois, les défis demeurent, même en période de croissance.  

« Quand la croissance est forte, c’est important d’accroître tes parts de marchés et de faire mieux que la compétition. Comme ça, quand les années plus difficiles arriveront, ce sont nos concurrents qui seront impactés, pas nous », dit Paul Emard, dont l’entreprise a tiré profit de concurrents qui ont dû fermer ces dernières années. 

L’urgence de se diversifier 

« Un tiers de nos ventes, c’est la rénovation résidentielle, l’autre tiers la construction neuve et le dernier tiers les projets commerciaux. On est bien diversifié, ce qui fait qu’on réussit à avoir un chiffre d’affaires stable, année après année. Quand certains secteurs sont plus tranquilles, les autres compensent. C’est plus sécurisant et ça permet d’éviter d’avoir des résultats en dents de scie. » 

Le défi de la vente en ligne 

La construction n’échappe pas à la pression de vendre en ligne.  

Mais comment vendre des objets parfois très grands et lourds, que les acheteurs veulent voir et toucher ?  

« Si une entreprise comme Amazon ne vend pas des couvre-planchers en ligne, c’est parce que c’est très difficile à vendre de cette façon », souligne Hugo Emard.  

« C’est pourquoi il faut être créatif. On travaille là-dessus en ce moment. On veut révolutionner la vente en ligne dans notre industrie en reprenant l’expérience en magasin. »  

Les deux hommes font le pari que les entrepreneurs, qui n’ont pas toujours beaucoup de temps, vont aimer avoir accès à un guichet ouvert 24 heures par jour.  

« On élabore en ce moment des produits spécifiques pour ces entrepreneurs-là », dit Hugo Emard.  

« On pense avoir la formule, mais on ne veut pas vendre le punch. Vous le verrez bientôt ! »