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Les Texans en contrôle

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Photo AFP Le receveur DeAndre Hopkins a été égal à lui-même en captant six passes pour 119 verges de gains, se faufilant allègrement à travers la couverture des Titans.

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La course au sommet dans la division Sud de la conférence américaine n’est pas officiellement terminée, mais c’est tout comme. Avec leur victoire cruciale face aux Titans, les Texans occupent maintenant le siège du conducteur et il faudrait un petit miracle pour les déloger.

Avec ce gain de 24-21, ils sont maintenant seuls en tête et avec une victoire samedi prochain face aux Buccaneers, ils seraient couronnés. Les Titans, pendant ce temps, hériteront d’une lourde mission la semaine prochaine en étant les hôtes des puissants Saints.

Mais même si les Titans devaient surprendre les Saints, ils ne peuvent ravir le titre de division du moment que les Texans remportent leur prochain match. Les deux rivaux de division se recroisent au dernier week-end d’activités, mais la fiche des Texans dans leur division (4-1) est supérieure à celle des Titans (2-3) et leur procurerait le bris d’égalité en cas de fiches identiques.

Une belle résilience

Bref, les Texans se sont installé les deux mains sur le volant et pour eux, c’est un peu la victoire de la résilience. Plusieurs doutaient qu’ils puissent rebondir après la dégelée subie aux mains des Broncos la semaine dernière et ils l’ont fait.

Quand les Titans ont comblé un déficit de 14-0 en deuxième demie pour revenir dans le match, les Texans sont restés dans le coup, dans un moment où bien des équipes auraient cédé à la panique.

Les Titans ont bien tenté de leur scier les jambes avec deux séquences offensives successives de 76 et 80 verges, dont la première qui a grugé 9 min 26 s, mais les Texans sont revenus à la charge, refusant de se laisser abattre.

À deux reprises, Deshaun Watson s’est fait intercepter à la porte des buts, ce qui, en temps normal, peut avoir un effet dévastateur. Le jeune quart-arrière a toutefois orchestré deux poussées salvatrices qui ont mené à 10 points de suite des Texans au quatrième quart, quand la cuisine surchauffait.

La fin du rêve ?

Pour les Titans, c’est la fin d’une séquence prolifique de quatre victoires et aussi la fin d’une séquence de quatre matchs de suite avec au moins 100 verges au sol pour le porteur Derrick Henry.

Mais surtout, il faut se demander si ce n’est pas la fin de la balade en tapis volant de Ryan Tannehill, le quart-arrière rescapé après un début de carrière difficile avec les Dolphins.

Tannehill n’est clairement pas le responsable de la défaite, mais juste au moment où plusieurs le voyaient comme le sauveur de l’équipe et entrevoyaient même son avenir à long terme à Nashville, il n’a clairement pas été aussi solide que dans les dernières semaines, dans un duel d’une grande importance.

Le revers n’est pas dramatique pour les Titans, au sens où ils peuvent encore très bien se faufiler en séries à titre de meilleurs deuxièmes. Ils se sont cependant compliqué la vie drôlement. Quant aux Texans, sans trop faire de bruit, ils ont vaincu les Chiefs, les Patriots et les Titans cette saison, qui sont trois équipes de séries, considérant que les Titans frappent à la porte. Ils ne sont peut-être pas parmi les puissances du circuit, mais ils ont le don de jouer les pestes dans les grands moments.

Les gagnants

Les Cowboys

Les Cowboys ont littéralement explosé les Rams, qui étaient pourtant sur une lancée. Quand ça clique dans cette équipe, elle peut rivaliser avec n’importe qui. C’est arrivé trop peu souvent cette saison.

Jameis Winston

Le quart-arrière des Buccaneers a brillé avec 458 verges et quatre passes de touché. Il est ainsi devenu le premier quart dans l’histoire avec deux matchs de suite d’au moins 450 verges.

Eli Manning

Oubliez les trois interceptions. Le quart-arrière vient de disputer son dernier match local en carrière, une victoire dans laquelle il a amassé 283 verges et deux passes de touché. La foule l’a ovationné à sa sortie. Un beau moment !

Adrian Peterson

Malgré la défaite des Redskins, l’infatigable porteur a porté son total en carrière à 14 102 verges, ce qui le fait passer au cinquième rang dans l’histoire. Son touché était par ailleurs son 110e, ce qui le place à égalité avec Walter Payton au quatrième rang.

Travis Kelce

Kelce a mangé les Broncos tout rond avec 11 réceptions pour 142 verges. Et surtout, il est devenu le premier ailier rapproché dans l’histoire à connaître quatre saisons de suite d’au moins 1000 verges.

Les perdants

Les Rams

La défaite, combinée à la victoire des Vikings, laisse les Rams dans une position précaire quant à leurs chances de prendre part aux séries. Une exclusion serait un retentissant échec pour une équipe aussi bourrée de talent.

Les 49ers

La défaite improbable face aux Falcons relègue les 49ers au deuxième rang de la division Ouest, derrière les Seahawks. Ils risquent donc de devoir passer les séries sur la route.

Les Browns

La défensive s’est écroulée, l’attaque n’a jamais levé et les visages étaient longs sur le banc dans un cuisant revers face aux Cardinals. Les Browns continuent de « browner ».

Les Chargers

Ne cherchez pas pourquoi les Chargers sont passés d’une fiche de 12-4 à 5-9 en l’espace d’une saison. Ils ont été victimes de sept revirements face aux Vikings. SEPT ! C’est d’une médiocrité sans nom.

Les Raiders

Dans leur dernier match à vie à Oakland avant le déménagement vers Las Vegas, les Raiders n’ont pas eu la décence d’offrir à leurs loyaux partisans une victoire face aux pauvres Jaguars. Il n’y a rien à ajouter.

5 jeux de la semaine 

1. Du plaisir dans la neige

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Photo AFP

Les Chiefs se sont amusés comme des enfants dans la neige au Arrowhead Stadium. Tyreek Hill a donné le ton dès le début du match sur un touché de 41 verges. On dit souvent que dans des conditions climatiques difficiles, le jeu aérien s’éteint. Patrick Mahomes n’a apparemment jamais reçu le mémo, lui qui a accumulé 340 verges avec deux passes de touché. Les Chiefs jouent leur football le plus complet au bon moment.

2. Touché de Gilmore

Après une première demie difficile pour les Patriots face aux Bengals, leur demi de coin étoile Stephon Gilmore a pris les choses en main avec deux interceptions. Il a même ramené la deuxième dans la zone des buts pour un touché de 64 verges. Ce jeu clé a porté la marque à 27-10 en faveur des Patriots. Gilmore, qui était déjà un candidat solide au titre de joueur défensif de l’année, a gagné d’autres points.

3. Rare moment de gloire

Les Eagles sont éclopés à la position de receveur et pour venir à bout des Redskins, ce fut plus compliqué que prévu. Tirant de l’arrière par 27-24, ils ont inscrit le touché de la victoire sur une réception de quatre verges de Greg Ward avec 26 secondes à jouer. Ward a fini sa journée avec 61 verges sur sept réceptions, deux sommets pour ce receveur qui a été libéré et réembauché à six reprises par l’équipe.

4. Tout près du miracle

Les Bears ont tout tenté sur le dernier jeu du match pour aller inscrire un touché qui aurait pu leur permettre de niveler la marque face aux Packers (avec un converti de deux points). Mitchell Trubisky a fait une courte passe à Tarik Cohen et s’est ensuivie une série de passes latérales. Jesper Horsted s’est retrouvé avec le ballon et n’a jamais vu Allen Robinson complètement ouvert à sa droite. Il a été rabattu au sol à la porte des buts.

5. Tout un revirement !

Matt Ryan et Julio Jones
Photo AFP
Matt Ryan et Julio Jones

À la fin de la première demie, les Vikings s’accrochaient à une mince avance de 12-10 face aux Chargers, qui progressaient avec le ballon. L’excellent ailier défensif des Mauves, Danielle Hunter, a toutefois soutiré le ballon des mains fragiles de Philip Rivers. Ifeadi Odenigbo a récupéré le ballon et couru jusqu’à la zone des buts sur 56 verges pour un touché. Les Chargers n’ont plus été les mêmes par la suite et n’ont plus inscrit un seul point.