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Retard chez VIA Rail: front commun de la classe politique face à Trudeau

Quebec
Photo Stevens LeBlanc

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Le problème des retards chez VIA Rail augmente la pression sur le gouvernement fédéral, pressé par les oppositions de s’impliquer dans les difficiles négociations avec le CN et d’accélérer le projet de train à grande fréquence. 

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Invité à réagir sur ce dossier, le cabinet du premier ministre assure pourtant travailler d’arrache-pied pour offrir un transport ferroviaire efficace et sécuritaire. Il soutient notamment avoir observé une «amélioration sans équivoque» de l’expérience des passagers de VIA Rail, «après des années de sous-financement». 

«Dans le budget de 2018, nous avons investi 989 M$ pour le remplacement de wagons et de locomotives de VIA Rail [...]. Ce qui garantira un matériel roulant sécuritaire, confortable, qui générera moins de gaz à effet de serre et qui sera plus efficace», a fait savoir le bureau du ministre des Transports Marc Garneau. 

Malgré tout, tant au fédéral qu’au provincial, la classe politique somme le gouvernement Trudeau de se mettre le nez dans le dossier du transport de passagers par train.  

«C’est absolument pas acceptable pour une société de la Couronne. Partout ailleurs dans le monde, personne ne tolérerait ça», tonne le député libéral Gaétan Barrette. 

Même son de cloche chez les conservateurs fédéraux qui estiment que le gouvernement doit aborder la question avec le CN plutôt que de laisser VIA Rail négocier. «Le CN va toujours dire qu’il fait des efforts, mais en bout de ligne, c’est celui qui prend le train qui subit les contrecoups», insiste Gérard Deltell. 

Plaidoyer pour le TGF 

Le projet de train à grande fréquence fait l’unanimité depuis ses balbutiements. Si VIA Rail ne peut toujours pas fournir d’échéancier, les partis d’opposition, eux, souhaitent qu’on accélère le pas. «Ça fait plusieurs gouvernements qui promettent que ça s’en vient, mais c’est toujours repoussé. On doit regarder ce dossier-là de façon sérieuse pour que ça aboutisse», lance Xavier Barsalou-Duval, député du Bloc québécois.  

Le porte-parole en matière de transport du Parti québécois, le député des Îles-de-la-Madeleine Joël Arseneau, estime, quant à lui, que le gouvernement Trudeau manque une belle occasion de s’engager sur une voie dont il se faisait le porte-étendard il y a quelques années. 

– Avec la collaboration de Jérémy Bernier