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Une visite qui fait chaud au cœur

Une fidèle téléspectatrice de District 31 reçoit toute une surprise au CHU Sainte-Justine

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Photo Agence QMI, Dominick Gravel Noémie Mercille a reçu une panoplie de cadeaux de Vincent-Guillaume Otis et Sébastien Delorme, y compris un poster autographié par l’ensemble des acteurs de District 31.

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La jeune Noémie Mercille n’oubliera jamais son avant-midi du 12 décembre. Luttant contre un cancer au CHU Sainte-Justine de Montréal, la petite de 10 ans – et grande fan de District 31 – a reçu la visite des sergents-détectives Patrick Bissonnette et Stéphane Pouliot, alias Vincent-Guillaume Otis et Sébastien Delorme.

En plein tournage des nouveaux épisodes du feuilleton quotidien, demi-heures qui seront diffusées au retour des Fêtes, Vincent-Guillaume Otis et Sébastien Delorme s’étaient libérés pour réserver une surprise à l’enfant hospitalisée.

Deux semaines plus tôt, Le Journal avait remarqué sur Facebook un message signé par Annie Bernier, la mère de Noémie. Publié sur « Soutien aux Policiers Québec/Canada », une page citoyenne relayant les bonnes actions des policiers, le message relatait comment Noémie, une téléspectatrice assidue de District 31, avait apprécié sa visite d’un poste de police de Longueuil, effectuée en mars. Il n’en fallait pas plus pour que l’on contacte Mme Bernier et Aetios, la maison de production derrière la populaire série, pour organiser cette rencontre.

Malgré son jeune âge, Noémie Mercille suit religieusement District 31 depuis plusieurs années. Les aventures des agents du commandant Chiasson la captivent tellement qu’elle rêve aujourd’hui de devenir policière, maître-chien pour être plus précis.

« État d’arrestation »

Gardant le moral malgré la maladie, la fillette est restée bouche bée en voyant les deux comédiens entrer dans sa chambre d’hôpital. Alitée pour recevoir des doses de morphine en perfusion pour contrôler les effets secondaires des traitements d’immunothérapie, la courageuse patiente regardait le tandem s’approcher avec grande attention.

« Vous êtes en état d’arrestation ! » a lancé Sébastien Delorme, sourire en coin, en approchant Noémie, visiblement estomaquée de voir ses héros en chair et en os. « Sergent-détective Stéphane Pouliot du District 31, a poursuivi l’acteur, d’une voix solennelle. Voici mon collègue, Patrick Bissonnette. »

Noémie, au moment de dire au revoir à Vincent-Guillaume Otis.
Photo Agence QMI, Dominick Gravel
Noémie, au moment de dire au revoir à Vincent-Guillaume Otis.

Des cadeaux

Les acteurs ne s’étaient pas présentés au deuxième étage du Centre de cancérologie Charles-Bruneau les mains vides. Noémie a été couverte de cadeaux, incluant un poster autographié par l’ensemble des comédiens, un haut-parleur sans fil et quelques articles qu’on aperçoit régulièrement dans l’émission, dont l’emblématique tasse du Service de police du Grand Montréal. Les yeux ébahis, la fillette a également reçu une carte d’accès personnalisée, sur laquelle sa photo avait été apposée, ainsi qu’une invitation à fouler le plateau de tournage, en janvier. « On a justement besoin d’une nouvelle sergente-détective », a blagué Sébastien Delorme.

Accrocher un sourire

Après avoir étreint Noémie et quitté la chambre d’hôpital, Vincent-Guillaume Otis semblait heureux d’avoir accroché un large sourire au visage d’une admiratrice. 

« Ça me réconcilie avec notre métier. Parce qu’on n’est pas médecin ; on ne guérit personne. Mais on voit qu’on peut faire du bien aux gens. Ça peut donner quelque chose de vrai. » Pour sa part, Noémie Mercille, entourée de tous ses présents, paraissait sous le choc. « Ils ont fait un long chemin juste pour venir me voir. Ils sont gentils. »

L’heure du lunch n’avait pas encore sonné, et déjà, la petite avait hâte à 19 h pour regarder le prochain épisode. Son personnage préféré ? Elle les aime tous de façon égale. « Mais le plus drôle, c’est Bruno (Michel Charette) », a-t-elle précisé, le regard brillant.

Une rechute

Noémie avec sa mère, Annie Bernier.
Photo Agence QMI, Dominick Gravel
Noémie avec sa mère, Annie Bernier.

Noémie Mercille a contracté un cancer alors qu’elle avait à peine deux ans. Le diagnostic est tombé le 29 juin 2012, se rappelle sa mère : un neuroblastome de stade 4 métastatique. Treize mois de chimiothérapie, chirurgie, greffe, radiothérapie et immunothérapie plus tard, la fillette entrait en rémission. 

Mais en novembre 2018, trois mois après avoir franchi le cap des cinq ans, nouveau coup de massue : le cancer est réapparu.

« La première fois, ça tue, mais la deuxième fois, ça achève, nous confie Annie Bernier avec émotion. Tu perds tous tes repères, tous tes moyens, tout espoir. Tout s’éteint. »

Aujourd’hui, Annie et Noémie voient la lumière au bout du tunnel. Les résultats sont encourageants. Après avoir reçu une greffe de moelle osseuse en août, Noémie subira ses derniers traitements en avril. Au cours des prochains mois, pour chaque semaine passée à l’hôpital, elle en passera trois à la maison.

« Il y a un an, on n’y croyait pas tellement les chances de réussite étaient faibles, indique Annie Bernier. Sans la recherche, Noémie ne serait plus en vie. »