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CH: les indicateurs ne sont pas bons

CH: les indicateurs ne sont pas bons
Ben Pelosse / JdeM

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Si vous croyez encore que le Canadien participera aux séries éliminatoires, ne prenez pas de risques et demandez-le au père Noël! Il est clair que pour y parvenir, les hommes de Claude Julien auront besoin de plus que le renfort attendu et provenant du directeur général.  

Les indicateurs ne sont pas bons.   

Le différentiel du CH entre les buts marqués et les buts accordés s’établit à -2. C’est le seul différentiel négatif parmi toutes les équipes de l’Association de l’Est détenant 35 points de classement ou mieux. Le seul parmi les clubs classés en séries.   

Il est très rare de voir plus d’une équipe dans toute la ligue «faire le détail» avec moins de buts comptés qu’accordés.    

La fiche de 8-8-3 à domicile est une autre sonnette d’alarme. Les équipes ambitieuses amassent une large part de points devant leurs partisans.   

Que dire du dossier du Canadien contre des équipes du dernier tiers de classement? Sept victoires, huit revers et deux défaites en bris d’égalité, incluant deux défaites à domicile contre le pire club de toute la LNH, les «Dead» Wings de Detroit.    

La préparation des adversaires  

Inversement, le Tricolore a été capable de superbes performances contre des adversaires redoutables. La victoire de 5 à 2 à Washington, le 15 novembre, est un bel exemple. Toutefois, se peut-il que les défaites subies contre des équipes prenables soient le résultat d’une excellente préparation de ces dernières? Se peut-il que Detroit se dise que la victoire est plausible face à Montréal? En contrepartie, se peut-il que les Capitals aient déjà la tête au match suivant lorsqu’ils reçoivent le Canadien? Qu’ils le prennent de haut, avec moins de concentration et de hargne?    

Les unités spéciales qui combinent pour moins que 100 pointent rarement une équipe de séries éliminatoires. Le CH est à 96, soit 76% avec un homme en moins, 20% avec un homme en plus.    

Et puis, il y a eu la fameuse glissade de huit défaites. La parité accentuée du circuit Bettman ne pardonne pas les formations qui se perdent dans des séries de revers.   

Il est vrai que les Bruins viennent de se sortir d’un mauvais pas de cinq défaites en ligne, mais avant cette séquence, ils n’avaient subi que trois revers en temps régulier en 27 matchs. Le CH n’a pas cette force de frappe. Il ne gagne pas 7,5 matchs sur 10 en moyenne.   

Une bonne chose malgré tout  

Est-ce que tout ceci explique cela? Est-ce que ces indicateurs négatifs expliquent que Marc Bergevin ne se déshabille actuellement pas pour venir en aide à Claude Julien? Je pense que oui. Et je pense que c’est une bonne chose dans les circonstances.    

Ne reste plus qu’au coach d’entretenir le plan du futur. Celui qui prône les espoirs. Celui qui permet de rêvasser en regardant Nick Suzuki, à trois pouces de Jonathan Bernier, se faire voler par ce dernier. Pas celui qui permet au coach de nous dire après le match que le kid n’est pas encore une vedette et qu’il aurait dû jouer plus à l’intérieur des cercles...