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La liberté d’expression anime aussi les Français

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Franck Dubosc

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Franck Dubosc a débarqué au Québec pour la première fois depuis cinq ans la semaine dernière, en vue des trois représentations de son spectacle Fifty/Fifty, jeudi et samedi. L’humoriste arrive au moment où le débat sur la liberté d’expression en humour est sur toutes les lèvres. «J’ai un avis très mitigé là-dessus», laisse-t-il savoir.  

«On vit le débat en France aussi, indique-t-il, quelques jours après les Olivier, bien au fait de l’affaire Mike Ward. Et ç’a toujours été. Nous, les humoristes, au nom d’une bonne blague, on pourrait tuer père et mère ! C’est là le problème de l’humour. Ce n’est jamais par méchanceté. On fait n’importe quoi pour un rire, quitte à le regretter après.»  

Franck Dubosc, qui cumule deux décennies de carrière et écrit tous ses textes en intégralité, confie réfléchir maintenant un peu plus à sa manière d’aborder les choses, mais estime que le débat est «très compliqué à gérer».  

«En même temps, si on se met à trop penser, tous les sujets peuvent nuire à quelqu’un, dit-il. J’ai déjà fait un numéro sur une catastrophe aérienne. Les gens qui ont perdu des proches dans un avion qui s’est écrasé pourraient m’attaquer. À un moment donné, où est-ce que ça s’arrête?»  

Un spectacle plus personnel 

Dans son cinquième et plus récent spectacle, vu par 200 000 spectateurs en France, Franck Dubosc laisse un peu de côté l’image de séducteur macho sur laquelle il joue depuis 20 ans. «Simplement parce que ce n’est plus ce que je suis», dit-il en riant.  

Il considère Fifty/Fifty comme étant son spectacle le plus personnel de sa carrière. «Je ne savais pas que je pouvais faire rire avec des choses plus intimes, dit-il. Je parle de mes enfants, de ma femme. J’avais envie d’être un peu plus piquant. Mais je n’ai pas changé, ce n’est pas le spectacle de la maturité. Le jour où ce le sera, ce sera le dernier!» 

L’humoriste de 56 ans raconte être arrivé plusieurs jours avant les spectacles, question d’écrire de nouveaux numéros adaptés pour les Québécois. «Le spectacle, je l’ai joué beaucoup, dit-il. Réadapter me donne un nouveau souffle.» 

Toujours entre la scène et le grand écran, Dubosc prépare pour 2020 la réalisation de son second long métrage, dans lequel il jouera le rôle principal. Sinon, il aimerait bien venir faire une tournée chez nous, un jour, «s’il y a un autre spectacle».  

«D’habitude, je finis une tournée et j’ai l’idée pour la prochaine. Pas cette fois-ci. Je reviendrai sur scène, parce que j’aime ça, mais je ne sais pas quand.» 


Franck Dubosc sera en spectacle jeudi au Grand Théâtre de Québec, et le 21 décembre à la salle Pierre-Mercure de Montréal, à 15 h et 20 h.