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Mort d’un jeune fuyard: une policière blanchie par le DPCP

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Une policière n’a commis aucune infraction criminelle en entamant une poursuite contre un jeune automobiliste qui refusait de s’immobiliser et qui a ensuite péri dans une violente collision, en mai 2018, au Lac-Saint-Jean.  

Dans un communiqué, mercredi, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) annonce qu’il ne portera pas d’accusation dans ce dossier, après l’examen du rapport préparé par le Bureau des enquêtes indépendantes.  

Le 17 mai 2018, l’agente de la Sûreté du Québec a tenté d’intercepter le véhicule de la victime, car le cinémomètre de son autopatrouille indiquait qu’il roulait à 123 km/h dans une zone limitée à 90 km/h, selon le récit des événements fait par le DPCP.  

Le temps d’actionner ses gyrophares et de faire demi-tour, le véhicule suspect se trouvait déjà à environ un demi-kilomètre de distance. Il faisait des dépassements par la gauche et par la droite. Près d’un rond-point, la policière a perdu sa trace.   

Elle a poursuivi son chemin pour finalement le retrouver à l’approche d’une courbe, à Métabetchouan–Lac-à-la-Croix. Le véhicule de l’homme était entré en collision avec une autre voiture. Un troisième véhicule se trouvait même dans un plan d’eau, au loin.  

Le suspect de 21 ans a été transporté dans un grave état à l’hôpital où son décès a été constaté. Les autres automobilistes impliqués ont survécu.  

Essentiellement, un procureur a conclu que l’agente de la SQ n’a pas conduit dangereusement au sens du Code criminel.   

«Dans ce cas-ci, la preuve révèle que l’agente roulait à une vitesse raisonnable, considérant le flot de circulation, et que son véhicule a conservé en tout temps une distance d’au moins 500 mètres de celui de l’homme. La preuve démontre également que la policière n’a pas causé la collision et que son véhicule de patrouille n’y a pas été impliqué», a expliqué le DPCP.