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2019: l’année de la résurgence du nationalisme québécois

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L’année 2019, qui a notamment vu la Loi sur la laïcité de l’État être adoptée au Québec, puis contestée dans le reste du Canada, a vu naître un nouveau nationalisme québécois, croit Mario Dumont.  

«C’est la résurgence du nationalisme», a lancé le chroniqueur du Journal dans la revue de l’année de Devine qui vient souper?, le balado qu’animent Sophie Durocher et Richard Martineau sur QUB radio.    

  

  

À la table des Durocher-Martineau, chez qui il était invité avec son collègue Benoit Dutrizac, l’animateur du retour à la maison de QUB radio a parlé d’un nationalisme décomplexé, qui se situe quelque part entre la souveraineté et un fédéralisme plus centralisateur.    

Pour Mario Dumont, l’adoption par l’Assemblée nationale de la loi 21 est une manifestation de ce nouveau nationalisme et de cette volonté qu’ont les Québécois de s’affirmer à l’intérieur du Canada.    

«C’est comme si la CAQ a étiré au maximum avec la loi 21 l’espace qu’on pouvait prendre avec l’Assemblée nationale dans le Canada», a-t-il soutenu, ajoutant que le nationalisme québécois prenait actuellement «toute la place» sur la scène politique.    

  

Sophie Durocher, Richard Martineau, Mario Dumont et Benoit Dutrizac.
Sophie Durocher, Richard Martineau, Mario Dumont et Benoit Dutrizac.

  

Plus de troisième voie  

Or, pour Richard Martineau, les constatations judiciaires entourant l’adoption la loi 21 est une démonstration qu’il est «impossible de se gérer comme on veut, parce que là-bas ils ne veulent rien savoir».    

Selon lui, la voie du nationalisme, qu’incarne le gouvernement caquiste de François Legault, ne serait plus possible si la loi 21 en venait à être invalidée par la Cour suprême. Le Québec devrait alors choisir entre les deux voies politiques traditionnelles: le fédéralisme et la souveraineté.    

  

  

«Si le Canada nous dit qu’il ne veut rien savoir et que notre loi est anticonstitutionnelle, une Constitution que nous n’avons d’ailleurs pas signée, là, je m’excuse, mais il n’y a plus de troisième voie pour le Québec», a-t-il insisté.    

«Soit on prend notre trou, la queue entre les deux jambes, et on rentre et on dit “pardon mononcle, on s’est trompé”, soit on décaliss*, a poursuivi l’animateur de l’émission Politiquement incorrect. Mais la troisième voie [celle du nationalisme], que des partis comme la CAQ ou l’ADQ représentaient, ça n’existe plus.»    

  

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