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Enfin la fin

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Quelle ironie, tout de même. Un an de psychodrame pour en arriver à une entente à l’amiable qui fait le bonheur de SNC-Lavalin et soulage le gouvernement Trudeau.

Tout le monde semble se réjouir du plaidoyer de culpabilité de la multinationale québécoise, même la ministre démissionnaire au cœur de l’affaire SNC-Lavalin, Jody Wilson-Raybould.

Justice a été rendue, dit-on.

SNC-Lavalin sera sous surveillance pendant trois ans et devra payer une amende de 280 millions$.

S’agit-il d’une sentence bonbon? Difficile à dire. 

Ironiquement, cette affaire aurait pu se régler dans une plus grande transparencesi SNC-Lavalin avait obtenu un Accord de réparation. Un Accord que leur a refusé Jody Wilson-Raybould, à la grande frustration de Justin Trudeau et de son entourage.

C’est du moins l’avis d’une des rares spécialistes en la matière, Jennifer Quaid.

Ces accords sont semblables à des ententes hors cours, à la différence que ses détails et critères sont mieux définis.

On peut toutefois spéculer sur les raisons ayant poussé les deux parties à conclure ce pacte. 

Soucieux de démontrer sa bonne foi, SNC s’est toujours gardé d’invoquer l’arrêt Jordan, qui établit des limites dans la durée des procédures judiciaires. Menaçait-elle maintenant de la faire, à la lumière de la sentence accablante rendue à l’endroit d’un ex-cadre de l’entreprise, reconnue coupable de fraude et de corruption, dimanche dernier?

Il est bien possible que la Couronne n’ait pas voulu courir de risque. L’arrêt Jordan a été invoqué avec succès à plusieurs reprises, notamment par des meurtriers et des fraudeurs.

Justin Trudeau pousse donc un long soupir de soulagement. L’affaire SNC-Lavalin est close. Minoritaires, les libéraux auraient eu à affronter les conservateurs sur le sujet au parlement, qui n’avaient aucune intention de lâcher le morceau.

Ces derniers devront donc se trouver un nouvel os à gruger.