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Mikaël Kingsbury, souvent imité, jamais égalé

Mikaël Kingsbury
Photo d'Archives, AFP Mikaël Kingsbury

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Année après année, Mikaël Kingsbury parvient à demeurer au sommet. Le Québécois connaît un autre bon début de saison, lui qui a déjà raflé trois médailles en Coupe du monde. 

Mais comment le roi des bosses s’y prend-il pour conserver sa couronne alors que ses adversaires ont le loisir de décortiquer ses sauts et de l’analyser de fond en comble sur les vidéos? 

Kingsbury a offert une réponse assez honnête, jeudi, en entrevue à l’émission Les Partants, sur les ondes de TVA Sports : il est simplement trop difficile à imiter. 

«Ce n’est pas évident de faire toutes les choses que je fais, a-t-il expliqué. Tout le monde a accès aux vidéos pour me copier et beaucoup le font déjà. Notre sport évolue, mais la rapidité nécessaire pour l’exécution de mes sauts est tellement difficile [à reproduire]. C’est peut-être la raison pour laquelle je suis le meilleur au monde présentement. Je suis capable de faire des choses que les autres ne savent pas faire.» 

Même s’ils se livrent une guerre sur les pistes, Kingsbury assure que la relation est saine entre lui et ses deux adversaires principaux, le Japonais Ikuma Horishima et le Français Benjamin Cavet. Il se méfie cependant des conseils qu'un de ses rivaux tente d'obtenir. 

«Ce que je trouve le plus drôle, c’est que le deuxième au monde [Horishima] vient parfois me demander des petites questions techniques sur des sauts, et je ne sais jamais trop quoi répondre, a rigolé Kingsbury. Est-ce que je dis mes trucs au gars qui peut me battre ou non?» 

«Je veux gagner»

Kingsbury – qui a raflé l’or deux fois cette saison – a placé la barre tellement haut qu’il est presque question d’une déception lors des rares occasions où il doit se contenter de l’argent. C’est ce qui est arrivé à Thaiwoo, en Chine, lors de l'épreuve en solo. Kingsbury a été battu par seulement 0,6 point par Horishima. 

«Je suis un gagnant, je veux gagner, a indiqué Kingsbury. Finir deuxième n’est pas nécessairement le scénario que je veux. Il y en a beaucoup qui finissent 10e et qui ont leur meilleure performance à vie. Je pense que j’ai juste habitué le monde à de très bons résultats. Quand je suis deuxième, certains vont penser que je suis moins bon.» 

Prochain arrêt en Coupe du monde : Mont-Tremblant, au mois de janvier. D'ici là, le champion profitera d'une bonne pause dans les prochaines semaines pour recharger les batteries.