/news/health
Navigation

Prothèses mammaires: combat pour une meilleure accessibilité

Coup d'oeil sur cet article

TROIS-RIVIÈRES | Francine Gilbert se bat contre le cancer pour la troisième fois. «On parle beaucoup de mourir dans la dignité. Premièrement, est-ce qu'on peut vivre dans la dignité?» demande la femme. 

Après avoir subi une mastectomie complète, la prothèse externe de baignade lui a permis de garder un semblant de vie normale. «Elle fait partie du kit de survie des femmes. On veut que notre vie continue normalement», a-t-elle dit, jeudi, à TVA Nouvelles. 

Mais les prothèses de baignade ne sont pas remboursées par le Régime d'assurance maladie du Québec (RAMQ). La propriétaire de la clinique Ajustez-moi, de Trois-Rivières, Annie Hardy, reprend donc sa bataille auprès du ministère de la Santé. 

«Les boomers sont à la retraite, ils vont dans le sud l'hiver. Même ici l'été, plusieurs femmes s'empêchent de se baigner parce qu'elles n'ont pas de prothèse de baignade», a dit Mme Hardy. 

En avril 2018, elle avait obtenu de Québec le remboursement des prothèses externes médicales. Mais les femmes doivent encore les acheter avant de se faire rembourser, un délai qui peut parfois prendre jusqu'à 90 jours. 

Ce qu'elle souhaite maintenant, c'est d’être en lien direct avec le RAMQ pour que les femmes n'aient plus à débourser pour leur prothèse. 

Au Canada, 74 femmes par jour reçoivent un diagnostic de cancer du sein. Une sur 30 en mourra.