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10 moments ayant marqué Montréal en 2019

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Photo d'archives, Agence QMI Luc Ferrandez

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MONTRÉAL – Alors que le temps des Fêtes gagne la métropole et que le conseil municipal fait relâche, le «24 Heures» vous propose un bref coup d’œil dans le rétroviseur, avec 10 moments marquants de l'année 2019 à Montréal. 

1- Début d’année glissant

L’année 2019 a commencé avec un hiver rigoureux qui a apporté son lot de défis pour les Montréalais, alors que plusieurs rues et trottoirs ressemblaient à des patinoires. Le nombre de plaintes à ce propos durant l’hiver 2018-2019 s’est d’ailleurs élevé à 12 870, un chiffre s'approchant du cumul des deux hivers précédents. Les chargements de neige ont aussi été plus longs à effectuer qu’à l’habitude, selon des données obtenues par le Bureau d’enquête. 

2- Crucifix et Loi sur la laïcité de l'État

En mars, l’administration Plante a indiqué qu’elle profiterait des rénovations à l’hôtel de ville pour retirer le crucifix de la salle du conseil. Le mois suivant, les élus municipaux montréalais ont fait front commun pour manifester leur opposition au projet de loi sur la laïcité de l’État, dans ce qui a été qualifié de «moment historique» à la fois par la mairesse Valérie Plante et le chef de l’opposition officielle Lionel Perez. «Ma kippa n’est pas un affront à la laïcité», a déclaré celui-ci lors d’un plaidoyer émotif au conseil municipal. La Loi 21 a été adoptée deux mois plus tard, puis contestée devant les tribunaux. Un jugement de la Cour d’appel du Québec en décembre l'a maintenue. 

3- Inondations printanières

En avril, les autorités et les citoyens des secteurs à risque qui se souvenaient des inondations désastreuses de 2017 commencent à installer des digues en prévision de la crue des eaux. Le 18, l’état d’urgence est déclaré à Montréal, et à la fin du mois plus de 200 personnes ont dû être évacuées dans la métropole. Les secteurs les plus durement touchés sont L’Île-Bizard et Pierrefonds, qui se trouvent le long de la rivière des Prairies. 

4- Silence radio sur l’enquête avortée de l’UPAC

En mai, la mairesse de Montréal et le chef de l’opposition ont refusé tout commentaire à propos de l’échec d’une enquête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) sur l’implication de la mafia dans le partage de contrats de la Ville de Montréal qui a coûté cher aux contribuables. Invités à réagir au sujet des révélations du Bureau d’enquête, Valérie Plante et Lionel Perez sont restés muets. 

5- Ferrandez claque la porte

Le flamboyant maire de l'arrondissement Le Plateau-Mont-Royal Luc Ferrandez a pris tout le monde par surprise en mai en annonçant qu’il quittait la vie politique en plein mandat, après un règne de 10 ans. Pour expliquer son départ, il citait notamment son incapacité à influencer les décisions du comité exécutif dans le sens de ses convictions écologiques. L’arrondissement est resté aux mains de Projet Montréal alors que son candidat Luc Rabouin a été élu en octobre, et vient tout juste d’être nommé au comité exécutif. 

6- Crise du logement

À l’approche des déménagements du 1er juillet, plusieurs locataires peinaient à se trouver un appartement à Montréal, où le taux d’inoccupation a descendu à 1,9 %, une première depuis près d’une quinzaine d’années. Malgré ce qu’avancent des groupes de locataires et de propriétaires, Valérie Plante a soutenu à la fin de juin qu’il n’y avait pas de «crise du logement» à Montréal. 

7- Grand parc de l’Ouest

En août, la mairesse a annoncé le projet de création d’un immense parc municipal dans l’ouest de l’île. Des promoteurs freinés dans leurs ambitions de développement immobilier ont répliqué avec une poursuite de 178 millions $. La Ville a depuis fait l’acquisition de quelques terrains, dont un, au coût de 73 millions $, qui équivaut à 192 terrains de soccer. 

8- Marche pour le climat

Près d’un demi-million de personnes ont pris part à une manifestation monstre pour la lutte aux changements climatiques, le 27 septembre à Montréal. Il s’agirait du plus grand rassemblement de l’histoire du Québec; la jeune militante écologiste suédoise Greta Thundberg était sur place et a reçu les clefs de la Ville. 

9- Le SPVM critiqué

En octobre, un rapport indépendant commandé par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) relève l’existence d’un biais systémique envers les minorités visibles, qui sont plus susceptibles de faire l’objet de contrôles de rue aléatoires par des policiers. Le SPVM s’est engagé à se doter d’une politique sur les interpellations qui deviendra effective en mars 2020. 

10- Budget record

Fin novembre, la Ville a présenté un budget atteignant la somme record de 6,17 milliards $. Il s’agit d’une hausse de 8,1 % par rapport au précédent. La mairesse Valérie Plante a rejeté l’étiquette de «dépensière», ce qui est une preuve de «déni», selon le parti d’opposition Ensemble Montréal. Celui-ci réclame un plan de redressement financier, puisque le taux d’endettement de la Ville pourrait dépasser 100 % des revenus jusqu’en 2027.