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La Couronne demande 9 ans de prison pour Sami Bebawi

Proc�s de Sami Bebawi
Photo d'archives, Ben Pelosse Sami Bebawi

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Un ancien cadre qui a versé des pots-de-vin en Libye risque de passer plusieurs années derrière les barreaux, vu la position de la Couronne et de la défense qui suggèrent respectivement neuf et six ans de détention.   

Sami Bebawi, un ancien v.-p. de SNC-Lavalin, se tenait la tête, l’air abattu, tout au long des plaidoiries sur la peine qui avaient lieu hier après-midi au palais de justice de Montréal.  

Très bien planifié 

L’homme de 73 ans a été reconnu coupable de cinq chefs d’accusation en matière de fraude et de corruption, dimanche.  

Vu le « haut degré de planification » et le caractère « sophistiqué » du système auquel a participé Bebawi, l’avocate de la Couronne, Me Anne-Marie Manoukiane, a réclamé neuf ans d’emprisonnement ferme. 

Au passage, elle a rappelé qu’il en avait profité pour s’enrichir de 28 M$, et qu’il a aussi tenté de camoufler ses traces alors que la GRC enquêtait sur lui. 

« Sans M. Bebawi, Ben Aïssa [un autre ex-cadre de SNC-Lavalin qui était le témoin vedette de la Couronne] n’aurait pas pu commettre sa fraude, a-t-elle soutenu. [Il] était la tête dirigeante, il a mis en place le stratagème. » 

« Il faut tempérer les choses », a pour sa part avancé l’avocate de la défense Annie Emond, en rappelant que son client n’était pas seul dans cette histoire.  

Elle a soutenu que M. Bebawi jouissait d’une réputation « sans tache » avant les événements, et a proposé plutôt une peine de détention de six ans.  

Dans une déclaration écrite qu’il a remise à la cour, Sami Bebawi n’a démontré aucun remords. Il a toutefois expliqué avoir beaucoup appris tout au long du processus judiciaire. 

La Couronne prévoit aussi demander une amende pour une somme qui n’aurait pas été retracée. 

Sami Bebawi sera de retour à la cour le 10 janvier pour recevoir sa peine.