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[PHOTOS] Régis Labeaume promet d’être meilleur en 2020

Il veut livrer le réseau structurant et aller à la rencontre des citoyens

Régis Labeaume dit regarder vers l’avant. Avec son mégaprojet de tramway-trambus, il sait qu’il n’a «pas le droit à l’erreur». Les vents contraires, «c’est normal en démocratie. Mais à Québec, c’est spécial», glisse-t-il. On le voit ici en entrevue éditoriale jeudi avec Le Journal.
Photo Simon Clark Régis Labeaume dit regarder vers l’avant. Avec son mégaprojet de tramway-trambus, il sait qu’il n’a «pas le droit à l’erreur». Les vents contraires, «c’est normal en démocratie. Mais à Québec, c’est spécial», glisse-t-il. On le voit ici en entrevue éditoriale jeudi avec Le Journal.

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Après une année «de très hauts et de très bas», Régis Labeaume prévoit avoir plus de plaisir à travailler sur le projet de réseau structurant en 2020 et promet de mieux l’expliquer à la population.  

• À lire aussi: Le maire Labeaume prépare son legs  

«On va bâtir un projet», martèle en entrevue éditoriale le maire de Québec, qui jure que rien ne le fera revenir en arrière. «Je suis en mission.»     

Régis Labeaume dit regarder vers l’avant. Avec son mégaprojet de tramway-trambus, il sait qu’il n’a «pas le droit à l’erreur». Les vents contraires, «c’est normal en démocratie. Mais à Québec, c’est spécial», glisse-t-il. On le voit ici en entrevue éditoriale jeudi avec Le Journal.
Photo Simon Clark

N’en déplaise à ceux qui s’opposent au réseau structurant de transport en commun (RSTC), et qu’il appelle «la bulle», son équipe et lui sont déterminés à ne pas se laisser distraire. Il parle des médias, des politiciens qui veulent se faire des gains politiques sur le dos du projet, du «monde des radios», des gens qui veulent de la visibilité, sans jamais nommer de noms.     

«Il faut être courageux, dit-il. Si on est pour s’énerver à la première pétition, on est aussi ben de retourner chez nous.»     

Régis Labeaume dit regarder vers l’avant. Avec son mégaprojet de tramway-trambus, il sait qu’il n’a «pas le droit à l’erreur». Les vents contraires, «c’est normal en démocratie. Mais à Québec, c’est spécial», glisse-t-il. On le voit ici en entrevue éditoriale jeudi avec Le Journal.
Photo Simon Clark

Les moments difficiles de 2019 n’entament pas une seconde sa résolution. Il admet qu’il a eu une «année spéciale à tous égards». Au plan personnel, avec son cancer et celui de son père, mais aussi sur le plan politique. Par exemple, les séances d’information en juin sur le RSTC, où il a admis qu’«on n’a pas été bons», il en prend l’entière responsabilité. «C’est mon absence qui a créé ça.» Il y a tout de même eu de «grandes victoires», rappelle-t-il, comme le bouclage du financement du RSTC.     

Régis Labeaume dit regarder vers l’avant. Avec son mégaprojet de tramway-trambus, il sait qu’il n’a «pas le droit à l’erreur». Les vents contraires, «c’est normal en démocratie. Mais à Québec, c’est spécial», glisse-t-il. On le voit ici en entrevue éditoriale jeudi avec Le Journal.
Photo Simon Clark

Il promet de parler davantage aux gens, en 2020, et il sera personnellement celui qui ira à leur rencontre. Il compte discuter avec les sociétés de développement, les conseils de quartier, les groupes de citoyens non organisés. «C’est ma job. [...] Je serai à l’écoute. Je vais voir le monde.»     

Sur le terrain  

Il compte montrer ce à quoi ça va ressembler la ville avec le tramway et le trambus et expliquer aux citoyens ce que le projet leur apportera.     

Régis Labeaume dit regarder vers l’avant. Avec son mégaprojet de tramway-trambus, il sait qu’il n’a «pas le droit à l’erreur». Les vents contraires, «c’est normal en démocratie. Mais à Québec, c’est spécial», glisse-t-il. On le voit ici en entrevue éditoriale jeudi avec Le Journal.
Photo Simon Clark

Maintenant qu’il a davantage de réponses à apporter, il envisage 2020 positivement. «On s’en va dans un bout agréable. Je vais avoir plus de plaisir à travailler sur le projet dans l’année qui s’en vient que je n’en ai eu cette année.»     

«On va se parler»  

«2020 va être l’année où on va se parler», assure-t-il. «Toutes les peurs, on va les détricoter une après l’autre», image-t-il, utilisant la métaphore du tricot qu’on a souvent entendu dans sa bouche cette année. «C’est normal. J’en ai parlé à d’autres maires. Il y a un chaos collectif dans l’esprit du monde. Le monde se pose des questions parce qu’il n’a jamais vu ça.»     

Régis Labeaume dit regarder vers l’avant. Avec son mégaprojet de tramway-trambus, il sait qu’il n’a «pas le droit à l’erreur». Les vents contraires, «c’est normal en démocratie. Mais à Québec, c’est spécial», glisse-t-il. On le voit ici en entrevue éditoriale jeudi avec Le Journal.
Photo Simon Clark

Selon lui, les détracteurs du tramway ont profité du dévoilement des études présentées cet automne pour insister sur des détails et tenir un discours alarmiste. «Le discours est tellement extrême actuellement, qu’il ne pourra pas être extrême dans six mois. C’est déjà l’apocalypse. Il n’y a rien de pire que l’apocalypse. [...] Nous autres, on va avoir des nouvelles choses à montrer.»     

Après s’être empêché de dormir pour l’amphithéâtre, Régis Labeaume n’a plus le goût de stresser. Il dit préférer la «sérénité».     

Régis Labeaume dit regarder vers l’avant. Avec son mégaprojet de tramway-trambus, il sait qu’il n’a «pas le droit à l’erreur». Les vents contraires, «c’est normal en démocratie. Mais à Québec, c’est spécial», glisse-t-il. On le voit ici en entrevue éditoriale jeudi avec Le Journal.
Photo Simon Clark

Des changements dans le Phare     

Régis Labeaume dit regarder vers l’avant. Avec son mégaprojet de tramway-trambus, il sait qu’il n’a «pas le droit à l’erreur». Les vents contraires, «c’est normal en démocratie. Mais à Québec, c’est spécial», glisse-t-il. On le voit ici en entrevue éditoriale jeudi avec Le Journal.
Photo courtoisie

«Il y a des changements dans le projet du Phare», où doit être situé le pôle d’échanges ouest, a laissé tomber Régis Labeaume, qui s’est fait mystérieux sur la question. «On n’a pas le goût de retarder personne. [...] Il se passe des choses et on ne veut pas être à la remorque du projet immobilier. Je veux avoir les mains libres complètement.» À la suite de la sortie de la ministre de la Capitale-Nationale, qui a affirmé cette semaine que le gouvernement ne paiera pas pour l’interconnexion avec les bus de Lévis, le maire a haussé les épaules. «On va faire avec. C’est pas ça qui nous avait été dit. Je vais voir le ministre. On voulait faire le mieux pour Lévis, mais on va changer les plans.» Il affirme qu’il y aura connexion «dans ce coin-là.»     

Du transport en commun dans le nord     

Régis Labeaume dit regarder vers l’avant. Avec son mégaprojet de tramway-trambus, il sait qu’il n’a «pas le droit à l’erreur». Les vents contraires, «c’est normal en démocratie. Mais à Québec, c’est spécial», glisse-t-il. On le voit ici en entrevue éditoriale jeudi avec Le Journal.
Photo d’archives, Simon Clark

«On va leur offrir du transport en commun comme ils n’en ont jamais eu.» Régis Labeaume est motivé à améliorer la desserte de la couronne nord de la ville. Val-Bélair (photo), Lac-Saint-Charles, Beauport, Loretteville, Notre-Dame-des-Laurentides, Saint-Émile seront partie prenante du futur réseau structurant, assure le maire. «Un aspect qui n’a pas encore été expliqué, c’est que le réseau, c’est une occasion d’enrichissement des familles», martèle-t-il. En effet, grâce à une desserte améliorée, plusieurs pourraient décider de laisser tomber la deuxième voiture, ce qui laisserait 8000 $ à 10 000 $ dans leurs poches. «On va l’expliquer.»     

Les conseils de Juppé     

Régis Labeaume et Alain Juppé,  alors maire de Bordeaux, lors d’une mission économique de l’élu québécois dans cette ville de France, en juin 2010.
Photo d’archives, Agence QMI
Régis Labeaume et Alain Juppé, alors maire de Bordeaux, lors d’une mission économique de l’élu québécois dans cette ville de France, en juin 2010.

L’ancien maire de Bordeaux, Alain Juppé, avait dit à Régis Labeaume que la seule solution pour bâtir un projet de tramway, c’est d’être «près du monde». Le maire de Québec a bien l'intention de suivre son conseil. «Il faut même permettre au monde de se fâcher. Les gens sont dans l’inconnu, c’est normal.» Quant à la récente réflexion de Bordeaux, qui remet en question le prolongement de ses lignes de tram, cela ne le fait pas douter. Même si l’une des raisons est la faible baisse de l’empreinte de la voiture. «Le nombre de voitures ne diminuera pas. Il va toujours augmenter. La seule différence, c’est que le transport structurant va prendre 53 % de l’augmentation du trafic», insiste M. Labeaume. «La vérité, c’est que ça ne sera plus voyageable à Québec. On s’en va dans le mur si on laisse aller ça.» En tout, 9000 voitures seront retirées des routes grâce au tramway, prévoit-on.     

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.