/lifestyle/psycho
Navigation

Comment gérer les excès d’alcool durant les Fêtes?

Service au bar
Photo Adobe Stock

Coup d'oeil sur cet article

En cette période des Fêtes, les réunions et soupers de nombreuses familles québécoises seront accompagnés d’alcool. Or, au-delà d’une certaine quantité d’alcool, le plaisir peut rapidement subir le même sort que le vin... et tourner au vinaigre.

Associées aux plaisirs de la table, à la détente, aux échanges et favorisant la spontanéité, les vertus de l’alcool sont bien connues, et ce depuis fort longtemps. 

Alors que la bière, le vin et les spiritueux coulent à flots durant cette période de l’année, une personne aux prises avec une consommation excessive d’alcool peut se retrouver dans une situation encore plus difficile à gérer qu’à l’habitude. 

La « tempête parfaite » 

D’autant plus que les fêtes riment aussi souvent avec un relâchement de la discipline et des saines habitudes. 

Les personnes vivant un moment plus difficile, ayant des attentes irréalistes envers Noël ou le jour de l’An ou étant plus portées vers l’alcool peuvent en consommer de façon démesurée durant cette période. 

Par ailleurs, de nombreuses études démontrent que les consultations en santé mentale diminuent durant les Fêtes et augmentent à nouveau en janvier, alors que la consommation d’alcool, pour sa part, est à son sommet durant le temps des Fêtes.

Des risques et effets néfastes 

Consommé en trop grande quantité, l’alcool peut entraîner des propos ou des réactions qui pourraient froisser, voire blesser nos proches au passage. 

De plus, si l’alcool a pour effet d’endormir, une quantité excessive affecte grandement la qualité du sommeil, sans compter les tristes effets du lendemain... 

L’alcool en quantité démesurée peut aussi compromettre non seulement notre hygiène de vie, mais aussi notre état de santé à plus long terme. L’alcool consommé en trop grande quantité peut par ailleurs engendrer des troubles de l’humeur, sans compter les risques qu’il peut représenter pour sa propre sécurité et celle des autres si une personne intoxiquée devait prendre le volant, par exemple.  

Dépendance à l’alcool 

Les personnes aux prises avec un problème de dépendance peuvent avoir besoin de consommer une importante quantité d’alcool de plus en plus souvent ou éprouver un besoin physiologique créé par l’accoutumance à l’alcool. 

Dans de telles circonstances, il est parfois nécessaire d’aller chercher une aide professionnelle. La compréhension et le soutien des proches sont d’importants facteurs de protection. 

Mieux gérer sa consommation

Il est possible de mettre différentes stratégies en place visant à limiter les excès d’alcool sans pour autant se priver de participer aux festivités, notamment : 

  • Se fixer un nombre de consommations déterminé ;
  • Boire en mangeant et accompagner l’alcool d’un verre d’eau ; 
  • Privilégier la qualité plutôt que la quantité ;
  • Établir les journées et les heures à partir desquelles on boit ; 
  • Éviter de boire seul ; 
  • Éviter les événements et les contextes où les excès d’alcool sont fréquents. 

Aider un proche

Les hôtes peuvent jouer un rôle important dans la consommation d’alcool de leurs convives. 

Ils savent parfois mieux que quiconque à quelle vitesse remplir le verre de leurs invités, et quand s’arrêter. 

Connaissant les problèmes d’alcool d’un proche, ils pourraient aussi proposer un déjeuner ou un brunch plutôt qu’un souper. 

Il est également possible de privilégier les activités sociales ou sportives, plutôt que les soupers et autres sorties dans les bars. 

Si certains convives ont plus de mal que d’autres à étancher leur soif, il ne faudrait pas insister et pousser à la consommation. On peut aussi prendre un peu plus de temps avant de remplir les verres vides... et éviter de les remplir à ras bord. 

Peu importe le contexte ou l’événement, boire avec modération est un beau cadeau à offrir aux autres ainsi qu’à soi-même, non seulement durant la période des Fêtes... mais toute l’année durant.