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Le Canadien s’est battu lui-même

Entraînement Canadiens
Photo d'archives, Martin Chevalier Claude Julien

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EDMONTON | Certains parleront de la fatigue qui se fait sentir dans un long voyage dans l’Ouest canadien. D’autres diront que c’est le talent offensif des Oilers qui est ressorti. Pour Claude Julien, c’est plutôt une comédie d’erreurs qui a causé la perte de son équipe.

« On s’est battus nous-mêmes ce soir [hier] , a tranché le pilote dans ses premiers commentaires d’après-match.

Et Julien avait plusieurs raisons d’émettre ce constat sans équivoque. Après tout, le patron avait annoncé avant la rencontre que ses ouailles devraient faire preuve de discipline. La réponse que ses troupiers lui ont donnée, avec quatre punitions, dont quelques-unes en zone offensive à de très mauvais moments, n’était pas la réaction attendue.

 « Nous avons écopé de beaucoup de mauvaises punitions. Nous avons pris de mauvaises décisions à des moments cruciaux. On a joué du hockey de rattrapage et les erreurs nous ont coûté extrêmement cher. Elles nous ont coûté le match », a affirmé Julien, visiblement déçu.

D’ailleurs, tandis que Phillip Danault jugeait que certaines pénalités décernées au Canadien n’avaient pas leur raison d’être, Julien n’était pas d’humeur à blâmer les « zèbres ».

« Dans mon livre à moi, les punitions étaient méritées. Il faut arrêter de pointer le doigt là où on ne devrait pas. Il faut plutôt se regarder et se dire que c’est nous-mêmes qui avons perdu le match. »

Domi montré du doigt

Quand le pilote parle de se pointer du doigt à l’interne, l’un des joueurs ciblés a clairement été Max Domi. Si l’attaquant a généré quelques belles occasions à l’attaque, il a été responsable de revirements coûteux qui n’ont certainement pas rehaussé sa cote défensive.

Autant il peut aider la cause de l’équipe par son flair offensif, autant il prend des décisions qui font vieillir prématurément son entraîneur.

« Tu ne veux pas que ce soit un genre de joueur de 50-50. On voit qu’il fait de bonnes choses, mais il doit travailler des aspects de son jeu », s’est limité à commenter Julien, ne cachant toutefois pas son mécontentement.

Quant au fait que Ben Chiarot a jugé bon de jeter les gants et de passer cinq minutes loin de la glace, où il n’aide clairement pas son équipe, Julien s’est fait discret, mais la réponse en disait long.

« Si j’ai à commenter ça, je vais le faire à l’interne », a-t-il conclu. 

Oui, une soirée de vives déceptions à plusieurs égards...