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Est-ce que Thierry Henry est celui qui va mener l’Impact à bon port ?
Photo d’archives Est-ce que Thierry Henry est celui qui va mener l’Impact à bon port ?

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On ne vit pas une grande époque sportive au Québec. Dans la Vieille Capitale, les Remparts et Patrick n’arrivent pas à rallier les cœurs partisans au Centre Vidéotron. Le club est bien loin de sa domination autour des Radulov et Grigorenko de l’époque. Les Nordiques semblent moins réalistes que Star Wars, les Capitales ne se remettent pas des pertes de Bob Bissonnette et du gazon naturel au vieux parc Canac.

À Montréal, les Alouettes connaissent une relance qui ne se concrétise pas en termes d’actionnariat. Comment imaginer la concession viable sans un propriétaire digne ? L’Impact joue au plus haut niveau nord-américain. La venue de Thierry Henry est la meilleure nouvelle sportive, toutes équipes amateurs et professionnelles confondues au Québec en 2019. Mais j’ai la forte impression que si ça ne décolle pas avec la superstar française, l’avenir de l’équipe en MLS sera des plus incertains.

Faux espoirs

Le Canadien ne veut pas affirmer qu’il reconstruit. C’est suffisant pour entretenir le marketing du faux espoir. Ça permet de maintenir le mur en place. Et pourtant... Le directeur général Marc Bergevin ne cesse de dire qu’il ne va pas sacrifier l’avenir pour une bête présence en séries éliminatoires. Il ajoute qu’il s’est fait une carapace et qu’il veut demeurer collé à son plan, qui est de repêcher et de développer... Malgré cette transparence, il se trouve encore une majorité de partisans et quelques observateurs, en principe avertis, pour croire que l’équipe sera en lutte jusqu’au dernier match du calendrier et qu’elle a de bonnes chances de prendre part aux séries...

Bref, c’est dans cet esprit un peu morose que j’écris cette dernière chronique de 2019. Avec ce petit goût amer que je voudrais chasser ; ce qui est impossible à moins de me mentir éhontément.

Cette lucidité est nécessaire. J’accuse ainsi l’idole en papier, la grande race de démone, la piastre, de nous priver du réel plaisir du sport, celui des performances inspirées qui mènent à de grandes victoires !

Tout est devenu aseptisé. Les lignes de communication priment. Pour protéger quoi ? Les revenus. Et la victoire, elle ? La fierté renouvelée d’un peuple qui vénère son équipe portant la coupe à bout de bras ? On en fait quoi ?

À l’évidence, on s’en fout. Et ça me rend triste. La Montréal que j’aime jouait avec les grands... et gagnait ! La Québec que j’adore avait son cri strident pour les Nordiques. Elle était inclusive et innovait en adoptant les frères Stastny. Je nous souhaite de nous endormir sur 2019 et de nous réveiller sur un 2020 renouvelé, vecteur de fierté, façonné de victoires et de championnats ! Et j’aime y croire plus qu’à Star Wars...

Coup de cœur

À vous toutes et tous, parents de jeunes sportives et sportifs. Vous qui sortez du lit, souvent aux aurores, afin de préparer tantôt un gruau, tantôt des crêpes. Vous qui déneigez et réchauffez la voiture. Vous qui vous laissez enivrer de l’odeur singulière des émanations de la surfaceuse, avant de vous achever les cordes vocales avec de hauts cris d’encouragement pour votre progéniture. Vous avez tout mon respect. Joyeuses Fêtes en famille ! C’est précieux et plus important que tout.

Coup de gueule

Je me le décerne cette semaine. L’écriture est un autre sport pour moi qui pratique plutôt l’art oratoire. Ce défi du Journal de Montréal me tient à cœur. C’est un VRAI Journal, un Journal VRAI, livré par une pléiade de travailleurs et travailleuses de l’ombre, de chroniqueurs et chroniqueuses et de journalistes chevronnés. J’essaie humblement de m’y retrouver, de faire ma place au milieu de cette horde. Pas certain que ce soit toujours gagnant, mais je vous assure que j’y mets du cœur. Au plaisir d’être meilleur dès le samedi 11 janvier !

Un p’tit 2 sur...

Le congédiement de Marc Bergevin 307 845 fois entre le 24 décembre et le 2 janvier prochain. Pire. Celui de Claude Julien à 414 385 reprises. La période de réjouissances devrait aussi faire vendre le Canadien par Geoff Molson, le club qui échangera en outre Carey Price à trois équipes simultanément, en plus de recevoir Connor McDavid des Oilers en retour de Jordan Weal, Nick Cousins, Brett Kulak, Charlie Lindgren et un choix « conditionnel » de septième ronde en 2023... Joyeuses Fêtes! Le meilleur pour vous et les vôtres ! Et tant pis pour la Flanelle et ses rêves brisés...