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Les cliniques à la rescousse des urgences

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Pendant la période des Fêtes, il n’est pas rare que le taux d’occupation des urgences dépasse la saturation. 

Par conséquent des institutions comme l’hôpital Charles-Le Moyne, à Longueuil, redirigent certains patients vers des cliniques qui prennent en charge des cas mineurs. 

«C'est facile de dire que certains patients ne devraient pas se présenter aux urgences, mais il faut se mettre dans les chaussures de ces patients-là, en se disant: ‘’où je peux aller s'il y a personne qui répond à l'autre bout du fil?’’» explique le Dr Laurent Vanier, urgentologue et directeur médical de la Clinique Azur. 

Le nombre de patients se présentant aux urgences devrait augmenter au cours des prochains jours, car plusieurs ne savent pas où aller en cette période des Fêtes. 

«Environ 150 patients par semaine peuvent être réorientés du lundi au vendredi. Pendant les Fêtes, c’est environ 30 patients par jour, voire 35 ou même 40» indique la Dre Sophie Gosselin, chef des urgences à l’hôpital Charles-Le Moyne. 

Pour la Dre Gosselin, les employeurs auraient le pouvoir de faciliter la tâche aux urgences en ce temps de réjouissances, notamment en trouvant des mécanismes pour ne pas exiger des billets médicaux quand les gens ont la grippe ou la gastro. 

«Ces patients sont mieux chez eux que d’attendre dans une salle d’attente» ajoute-t-elle. 

Désengorger et diversifier les services 

Pour les parents de deux jeunes enfants rencontrés par TVA Nouvelles, il était hors de question de se rendre aux urgences. En quelques heures, ils ont obtenu un rendez-vous à la Clinique Azur via le service Bonjour Santé. 

Un père de famille a quant à lui attendu 5 heures aux urgences avec sa fille malade sans voir un médecin. En matinée, la jeune patiente a été redirigée vers la Clinique Azur pour y subir des examens. 

Dans cette clinique, il y a même un physiothérapeute pour accueillir des patients. 

«Environ 25% des gens qui consultent tant à l'urgence qu’en clinique sans rendez-vous seraient des cas de musculosquelettiques qui pourraient bénéficier de l’apport d'un physiothérapeute», a expliqué Martin Georgiev, physiothérapeute à la Clinique Azur.