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Passeport de stars: la vie en itinérance

ÉVA 1228 Passeport de star
Photo courtoisie Au stade olympique de Barcelone

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Le voyage, c’est sa vie ! En raison de son travail, Pierre Houde, la voix du Canadien et de la Formule 1, passe le tiers de l’année à l’extérieur du Québec, et il ne s’en plaint pas : « Ce style de vie me convient parfaitement. D’abord, je suis pilote d’avion, et quand je me retrouve là-haut, je suis dans un univers qui me passionne complètement. De plus, j’adore vivre à l’hôtel ! Je suis donc la personne idéale pour vivre en itinérance » dit-il. Le seul problème, comme il le raconte avec humour, c’est qu’il voyage beaucoup, mais pas nécessairement comme il le souhaiterait, car les déplacements s’enchaînent rapidement et ne lui laissent pas beaucoup de temps pour jouer au touriste. Mais il a quand même eu le bonheur de découvrir une multitude d’endroits sur la planète. Voici ses pays et villes coups de cœur.  

Vous aimez particulièrement l’Ouest canadien ? 

Quand je viens à Vancouver, je n’ai pas l’impression d’être dans mon pays pour y travailler ! J’ai plutôt l’impression de vivre un rêve... J’adore la géographie de Vancouver ! Quand on admire, à partir d’un avion, l’océan Pacifique et les Rocheuses, on réalise que cette partie du Canada est un vrai cadeau du ciel. La baie de Vancouver est aussi particulièrement jolie, et le style de vie des gens très axé sur la santé et l’écologie me plaît particulièrement. Il y a aussi beaucoup d’eau dans la région et il existe un hydro-aéroport très fréquenté pour des vols courts à destination de Victoria ou encore de Nanaimo. Et comme l’aviation est l’une de mes plus grandes passions, il m’arrive parfois de rester à regarder les hydravions décoller et amerrir. Enfin, lors des Jeux olympiques de 2010, j’y ai passé des moments extraordinaires ! Vancouver est définitivement une ville où je me verrais bien habiter ! 

Vous avez eu un grand coup de cœur pour la région de San Francisco ? 

Particulièrement pour la région de Carmel et Monterey, et la notoire 17 miles drive. Une route scénique qu’il faut faire à tout prix. Le panorama sur le Pacifique est à couper le souffle ! L’océan est déchaîné, le vent est froid et contraste de manière incroyable avec l’air ambiant. 

Une route de rêve... 

C’est d’autant plus magnifique, car tout le long, entre San Francisco et San José, la côte est vallonneuse. Puis, il y a la vie sauvage avec ces phoques que l’on aperçoit sur les rochers et leurs cris stridents ! Au beau milieu de toute cette beauté naturelle, se trouve le fameux club de golf de Pebble Beach où on peut jouer à flanc de montagne, sur un terrain tout en relief. J’apprécie aussi la région de Carmel et Monterey, car comme celle de Nappa Valley et de Sonoma, elle est demeurée authentique et on n’y trouve pas de développement touristique sauvage ! 

À quoi ressemblent donc Carmel et Monterey ? 

À la découverte de Carmel, en Californie
Photo courtoisie
À la découverte de Carmel, en Californie

Ce sont de petits villages de pêche ! On y trouve de petites communautés avec des marinas et d’excellents restaurants de fruits de mer. Les maisons, les auberges et les commerces sont très coquets. Ne cherchez pas de Ritz Carlton ou de Hilton sur place, vous n’en trouverez pas !  

D’autre part, il faut absolument emprunter la célèbre Route 1 reliant San Francisco à Los Angeles, une autre superbe route vertigineuse ! 

Et parlez-moi de Barcelone, cette ville que vous affectionnez particulièrement ? 

Comme je n’ai pas couvert les Jeux olympiques de 1992, j’ai visité avec beaucoup de plaisir les installations olympiques de Montjuic. J’étais très curieux de mettre les deux pieds dans le stade. Barcelone nous a offert des Jeux mémorables ! Rappelons-nous que c’est la première fois qu’une piscine olympique était installée à l’extérieur ! 

Autrement, l’ambiance qui règne à Barcelone avec sa fameuse avenue Rambla me rejoint beaucoup ! Je suis un homme qui aime la vie, le bon vin et les gens ! En plus, par mon métier, je suis devenu un oiseau de nuit. Le rythme de vie des locaux qui ne sortent jamais avant 10-11 heures convient parfaitement à mon horaire ! Bref, l’esprit de party de Barcelone me séduit car j’aime faire la fête ! 

Des lieux en particulier qui vous ont plu à Barcelone ? 

Le vieux Barcelone, celui de Picasso ! Quand je suis allé visiter le musée de Picasso dans la petite ruelle, j’ai été fasciné par la vie de cet artiste ! J’ai même visité le café Els Quatre Gats (les quatre chats) où il adorait finir ses soirées avec des amis. C’est dans ce cabaret célèbre qu’il a peint, en 1901, l’une de ses œuvres les plus poignantes, la pauvre femme atteinte d’une maladie mentale qui s’imbibait d’absinthe presque tous les soirs. Enfin, il faut aller faire un saut à Montjuïc pour admirer cette ville fascinante, son bord de mer et les montagnes tout autour. Sans oublier de jeter un coup d’œil au vieux Barcelone avec ses toits et ses balcons qui avaient tant séduit Picasso. Enfin, on ne peut passer dans cette ville sans visiter la cathédrale Sagrada Familia. 

Londres est un autre de vos incontournables ? 

En compagnie de Richard Garneau aux Jeux olympiques de Londres.
Photo courtoisie
En compagnie de Richard Garneau aux Jeux olympiques de Londres.

Effectivement, surtout que je suis très « Beatlemaniaque ». D’abord, Londres a été ma destination olympique préférée en 2012, car ce fut mon dernier long moment avec Richard Garneau, un ami proche, malheureusement décédé peu de temps après. 

D’autre part, j’ai eu le plaisir de traverser les fameuses lignes blanches d’Abbey Road, devenues célèbres grâce aux Beatles ! Pour ceux qui l’ignorent, une caméra fixe enregistre les images en permanence. Alors en se rappelant l’heure à laquelle on a traversé la rue, il est possible de retrouver l’image sur un site web et de la télécharger ! 

Et qu’avez-vous aussi apprécié de l’Angleterre ? 

J’ai un lien affectif important en raison de la Formule 1, car c’est là qu’a eu lieu le premier Grand Prix ! À part Ferrari, la plupart des écuries de l’histoire ont pignon sur rue à la campagne, surtout dans la région d’Oxford. D’ailleurs, la campagne anglaise est d’une grande beauté et j’aime bien le civisme des Anglais. À cause de ma passion pour les Beatles, j’espère un jour visiter Liverpool ! Petite anecdote, en 1999, j’ai pu admirer au grand magasin Harrod’s de Londres le premier écran plasma, vendu à l’époque 40 000 $ ! 

Parlez-nous de la Suisse... 

À 4158 mètres d’altitude à Jungfrau, en Suisse
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À 4158 mètres d’altitude à Jungfrau, en Suisse

Malgré que j’aie couvert 12 Jeux olympiques dans ma vie, je n’avais jamais visité le Musée Olympique à Lausanne, là où se trouve le siège social du Comité international olympique. Une visite passionnante qui m’a également beaucoup ému ! Mon frère Paul et moi avions fait en 1977 une longue émission de radio sur le premier anniversaire des Jeux de Montréal. Le maire Drapeau nous expliquait alors comment il avait bâti son rêve olympique, en visitant par hasard le CIO et sa grande bibliothèque. Il avait été très inspiré par l’esprit du baron Pierre de Coubertin, le fondateur du CIO. 

Vous avez également aimé la ville de Montreux ? 

Comme mon autre passion est la musique, Montreux est une destination de choix pour son festival d 

e jazz, mais aussi parce qu’elle offre une vraie vie de Riviera. Toute son infrastructure, hôtels, restaurants, bars ou parcs, est en bordure de l’immense lac Léman, particulièrement enchanteur. 

Et racontez-nous votre aventure à Jungfrau en Suisse... 

Sur l’insistance de ma fille, nous avons visité la région de Interlaken, au centre de la Suisse, pour prendre le fameux train à crémaillère qui nous a menés à 4158 mètres d’altitude à Jungfrau, considéré comme le toit de l’Europe. Tout en haut, en plus d’un restaurant et d’une coupole d’observation, il y a une plateforme qui donne l’impression d’être dans le vide et où l’on a pu admirer une nature grandiose ! Mais pour s’y rendre pendant une heure, le train roule dans un tunnel où tout est complètement obscur ! Conseil aux claustrophobes : s’abstenir ! 

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