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La victoire du courage

Jean Pascal s’est battu comme un lion contre Badou Jack

BOXING-DAVIS-VS-GAMBOA/
Photo d'archives

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ATLANTA | À certains moments de son combat contre Badou Jack, Jean Pascal en a eu plein les bras. Toutefois, fidèle à son habitude de guerrier, il a refusé d’abdiquer. Il est allé puiser au fond de ses ressources pour obtenir cette importante victoire.   

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Au cours de la dernière semaine, Pascal a affirmé que le menton et le cœur ne s’enseignaient pas chez un boxeur. Il avait raison. C’est ce qu’il a démontré pendant son duel éprouvant, notamment au 12e round.   

«J’ai quelque chose de spécial à l’intérieur de moi, a souligné Pascal. C’est pour ça que je suis demeuré champion du monde. C’est ma victoire la plus importante parce qu’elle me permet de demeurer champion.»

J’ai encore la hargne. Même si ça va mal, je ne me laisse pas abattre. Je continue de travailler fort pour renverser la vapeur.»  

Le retour du jab  

Au cours de son duel contre Jack, Pascal a utilisé son jab avec efficacité. Une arme qu’il semblait avoir oubliée depuis plusieurs années.   

«On est restés dans le combat grâce à ça, a expliqué Larouche. Son jab a dérangé Badou Jack, qui n’aime pas frapper en même temps que toi. Si tu es le premier à frapper, il tombe en mode défensif. On devait le placer dans cette situation le plus possible.   

Par contre, si on lui donne des coups gratuits comment c’est arrivé, tu lui donnes de l’espoir. Étant donné que Jean a donné un spectacle, ce fut compliqué que prévu.»  

Une frousse au 12e

Pascal a donné une petite frousse à ses partisans alors qu’il a été sonné au 12e assaut par une droite de Jack. Par contre, il est parvenu à finir le round sur ses deux jambes, tout en échangeant des coups de puissance avec son aspirant.   

«Lorsqu’il est revenu dans le coin, il n’était pas sonné, mais il m’a dit qu’il était déçu de sa fin de combat, a souligné Larouche. Lorsqu’on regarde la séquence, il est tombé dans les câbles en voulant frapper Badou.   

On a eu un compte de huit alors qu’il n’avait pas été frappé. Si ton boxeur a 26 ou 27 ans et que tu te retrouves au 5e ou au 6e round, tu agis de façon différente dans le coin. Je me dois de l’accompagner le plus loin possible.   

Ce soir (samedi), c’était inévitable. Il se devait de se donner toutes les chances du monde (dont) il avait besoin. Pour moi, ce fut une prise de décision simple.»