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«Sit-in» de deux heures à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

L'hôpital Maisonneuve-Rosemont à Montréal.
Photo d'archives, AGENCE QMI L'hôpital Maisonneuve-Rosemont à Montréal.

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MONTRÉAL | Les infirmières de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont ont procédé à un sit-in improvisé, dimanche soir, pour dénoncer de nouveau leur surcharge de travail. 

En guise de solidarité pour leurs collègues forcés de faire du temps supplémentaire obligatoire (TSO), des infirmières devant amorcer leur quart de travail se sont installées à l’urgence du centre hospitalier pour manifester. 

Selon ce que rapporte Denis Cloutier, président du Syndicat des professionnelles en soins de santé de l’Est-de-l'Île-de-Montréal (SPS-ESTIM), l’événement a duré deux heures. 

«Les infirmières sont au bout du rouleau, a expliqué M. Cloutier. C’est un moyen de pression spontané qu’elles utilisent pour manifester leur épuisement.» 

La partie patronale aurait opté pour des «mesures extraordinaires» afin de mettre fin au sit-in. Ainsi, les infirmières qui faisaient du TSO, dimanche, devraient obtenir un congé le 1er janvier, a expliqué le président du syndicat, qui n’est pas convaincu par cette mesure. 

«Ça ne fait que reporter le problème à plus tard», a déploré Denis Cloutier. 

Selon le président, le manque de personnel est un problème récurrent dans l’établissement de santé. Les horaires de travail des infirmières seraient «fréquemment dans le négatif». 

«On pense qu’une meilleure planification pourrait aider», a plaidé M. Cloutier. 

Néanmoins, la pratique du sit-in dans le milieu hospitalier demeure assez exceptionnelle dans l’ensemble du Québec, selon Denis Cloutier. 

Au moins deux autres sit-in ont eu lieu, cette année, à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, soit en octobre et en janvier 2019.