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L’économie du Québec se démarque

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De toutes les provinces, c’est le Québec qui a enregistré en 2019 la meilleure performance économique au Canada.

Le produit intérieur brut (PIB) réel, c’est-à-dire la valeur de la richesse avant inflation, a progressé de 2,6 % au Québec. On est d’ailleurs la seule province qui a réussi à dépasser le cap des 2,0 %.

Alors que la croissance du PIB réel s’élevait à 1,7 % pour l’ensemble du Canada, l’Ontario et la Colombie-Britannique affichaient toutes les deux une hausse de 1,8 % de leur PIB réel.

Comment explique-t-on la bonne performance économique du Québec en 2019 ?

En voici les principaux facteurs, selon le service des études économiques de Desjardins.

  • L’économie québécoise n’a pas été touchée par les aléas du secteur pétrolier.
  • Le marché immobilier est resté vigoureux tout au long de l’année.
  • Le Québec affiche l’un des plus bas taux de chômage au pays.
  • Ces dernières années, le redressement des finances publiques à Québec a généré d’alléchants surplus.

Ce redressement a permis au gouvernement du Québec de dégager une marge fiscale et budgétaire, tout en haussant les dépenses publiques. Cela a eu pour impact de stimuler l’économie de la province.

L’économiste principale de Desjardins, Hélène Bégin, a noté d’autres faits saillants de la bonne performance économique du Québec en 2019, lesquels méritent une attention particulière. 

Les voici :

  • La progression des revenus après impôts des ménages québécois s’est accélérée au troisième trimestre à un rythme annualisé de 6 %.
  • Le taux d’épargne des Québécois a augmenté à 9,1 %, ce qui est un sommet depuis 1995.
  • Les investissements des entreprises privées affichent une hausse annualisée de 4,5 %.
  • Et les investissements résidentiels (construction, rénovation, ventes) affichent 5 % de hausse.

CONTEXTE MONDIAL DIFFICILE

La bonne performance économique du Québec en 2019 est d’autant remarquable qu’elle s’inscrit dans un contexte mondial marqué par de grandes incertitudes politiques et économiques.

Je pense, entre autres, à la guerre commerciale que se sont livrée les États-Unis et la Chine, laquelle « guerre » a eu un impact négatif sur tout le commerce international.

L’incertitude générée par la question du Brexit a également pesé lourd sur le moral de l’Union européenne.

Au plan politique, l’année 2019 a été marquée par de violentes manifestations au Moyen-Orient, en Asie, en Amérique latine.

On ne peut passer sous silence le bras de fer entre les démocrates et les républicains au sujet de la procédure de destitution du président américain Donald Trump. C’est fou le temps et l’énergie que les élus américains consacrent à cette histoire...

Il faut dire que l’enjeu politique est énorme avec l’élection présidentielle américaine de novembre 2020.   

EN 2020 ?

On s’attend à un certain ralentissement économique, partout sur la planète, y compris en Chine et au Québec ! Pas de récession en vue, selon la grande majorité des économistes. Voilà la bonne nouvelle.

Mais surveillons les États-Unis, notre principal partenaire commercial. À l’instar du Canada, la santé économique du Québec est largement tributaire de la santé économique des États-Unis.

Croisons les doigts pour que le plus long cycle de croissance économique de l’histoire américaine se poursuive en 2020 !