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Mon premier top 10 des meilleures « Trumperies »

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Photo AFP

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À la fois drôle, pathétique et dramatique...  

Le 29 août 2019, le chroniqueur Pierre Martin, du Journal de Montréal, a rédigé un texte intitulé: «Mon "top-10” des déraillements récents de Trump». S’il n'y en avait que 10, ça serait un moindre mal. Grâce à mes dossiers d’articles de journaux, je vais vous déballer mes meilleures drôleries larguées par l’actuel président américain Donald Trump qui, malgré tout, garde sa popularité aux États-Unis, reçoit l’appui des élus républicains et sera peut-être réélu en 2020. Incroyable mais vrai.  

Que se passe-t-il donc aux États-Unis? Que des gens des classes moyenne et pauvre, des femmes, des Noirs et des Latinos continuent de donner leur appui à cet homme, quoi qu’il dise, me dépasse. Il est, selon moi, misogyne, raciste et homophobe, en plus d’être prétentieux et de voter des lois qui favorisent les plus riches et les grosses compagnies, accentuant ainsi les monstrueuses inégalités économiques.   

Ses idées sont parfois si insignifiantes et grossières que c'en est drôle. Mais, venant du président de la plus puissante économie du monde, ce n’est pas comique du tout. Il me semble qu’à titre de président ou de premier ministre de tout pays, il faut faire preuve d’un minimum de diplomatie, de respect et de vision. Sauf Trump.  

Je n’ai jamais vu un tel phénomène de toute ma vie, que je qualifierais de danger public pour la paix et le bien-être de tous dans le monde. Ses mesures ne touchent pas que ses concitoyens, mais détériorent la vie de millions de personnes sur la planète. C’est rendu que, tous les jours, on se demande ce qu’a encore pu faire Donald Trump la veille.   

Commençons mes drôleries sur Donald Trump, qui vont vous rafraîchir la mémoire quant aux élucubrations de notre homme. J’espère que vous êtes ricaneux malgré tout le sérieux de ces «trumperies».  

1 – Trump raciste, vous dites?  

Ben non, Donald n’est pas raciste du tout, même qu’il prétend être «Le moins raciste du monde».  

Il faudrait que les démocrates arrêtent de ternir faussement l’image impeccable de leur mentor: «Donald Trump accusé de racisme par la Chambre des représentants».   

2 – Des preuves que Donald n’est pas raciste...  

Ce n’est pas parce que Donald a traité des pays africains et d’Amérique latine de «pays de merde» qu’il est raciste pour autant: «Trump dans la tourmente [pas tant que ça] après ses propos sur les pays de merde».  

Chrystia Freeland, notre courageuse ex-ministre libérale des Affaires étrangères, n’a rien dit, elle qui était plus gaillarde pour enguirlander la Russie, le Venezuela, l’Iran et la Chine. Idem pour notre premier ministre: «“Pays de merde”: Trudeau refuse de critiquer Trump».  

En passant, pour ne pas contrarier l’Oncle Sam et Israël, et contrairement à ce qu’il avait promis, Trudeau n’a pas rouvert son ambassade en Iran, et l’Iran n’a pas, depuis 2011, d’ambassade au Canada, contrairement à plusieurs pays d’Europe. Une vraie honte.   

Combien de fois va-t-il falloir que je répète que Donald n’est pas raciste, même si: «Donald Trump souhaite interdire l’immigration aux musulmans»? 

Interdire l’immigration aux musulmans, sauf à ses amis de l’Arabie saoudite, du Koweït et des Émirats arabes qui, au nom de la démocratie, ont envahi le Bahreïn il y a de cela quelques années et qui bombardent régulièrement les méchants Houthis et leur famille au Yémen.   

3 – Parlant de l’Arabie saoudite  

Donald n’a pas peur d’afficher ses convictions profondes, même si tout le monde pense le contraire et même si les faits et la science appuient des points de vue diamétralement opposés aux siens. Donald est un homme fidèle à ses amis, quoi qu’ils fassent, comme Bolsonaro au Brésil, Sissi en Égypte et, bien évidemment, ben Salmane en Arabie saoudite: «Affaire Khashoggi. Le prince saoudien ne savait rien, relaie Trump».  

Quoi? Est-il arrivé quelque chose en Turquie? Et comment va le journaliste Jamal Khashoggi, qui vit aux États-Unis et que, peut-on lire dans le Washington Post, Donald Trump ne peut blairer? Ben non, Mohammed ben Salmane est tout à fait innocent de ce crime horrible. J’espère que personne ne doute de son innocence.   

4 – Un monde meilleur, selon Donald  

Le monde se porte mieux, naturellement, avec lui comme président des States et sans la présence d’insoumis comme Hugo Chavez ou Fidel Castro. Selon lui, «Le monde serait meilleur avec Saddam Hussein et Kadhafi, selon Trump».  

Il m’arrive d’avoir de la difficulté à le suivre. Et vous?  

5 – L’envahissement des États-Unis  

On n’est jamais assez prudent. Qui sait si, un jour, Cuba et le Venezuela n’essaieront pas d’attaquer les États-Unis? C’est pourquoi il faut voter républicain, le seul parti politique capable de protéger les Américains contre les envahisseurs et les migrants venant du Salvador, du Mexique, du Guatemala et du Honduras. Des violeurs, des drogués, des bandits et des gens qui vont vivre sur le B.S., comme l’a si bien dit Donald: «Élections législatives. Trump aux Américains: votez républicain ou les États-Unis seront envahis».   

6 – Pas seulement les migrants qui sont des voleurs  

Sans aucune preuve, Donald a qualifié de voleur le démocrate Andrew Gillum, qui s’est présenté au poste de gouverneur de la Floride: «Floride. Le président traite un candidat de voleur».   

Donald a cette magnifique qualité de changer d’idée sur son appréciation d’un individu, comme ce fut le cas pour le républicain Ted Cruz, un autre «sauté» comme lui: «Trump au Texas. Après “Ted le menteur” vint “Ted le magnifique”».   

À n’en pas douter, Donald a des principes moraux très nobles... surtout mobiles.  

7 – Les fake news du Washington Post et du New York Times  

Donald est aussi un homme pacifique qui devrait un jour remporter le prix Nobel de la paix, qu’en pensez-vous? Ceux qui sèment la guerre dans le monde et aux États-Unis, ce sont les journalistes attitrés à CNN, au Washington Post, au New York Times, etc.: «Trump accuse les médias “fake news” d’engendrer la “violence” en Amérique».   

Lui, il n’engendre pas la violence et ne représente aucunement une menace pour la paix dans le monde.   

Tiens, comme fausse nouvelle, prenons celle-ci, émanant du Washington Post: «Trump franchit le cap des 1000 déclarations “fausses ou trompeuses”».   

Ce n’est pas vrai, Donald n’a jamais menti de sa vie. Et pour punir les satanés journalistes: «Trump n’assistera pas à l’“ennuyeux” dîner des correspondants de la Maison-Blanche».  

8 – Papa a toujours raison  

C’est comme dans la vieille télésérie Papa a toujours raison. Pas seulement papa, mais aussi Donald, comme il le dit lui-même: «J’ai tendance à avoir raison».  

Trop humble, ce Donald. Il n’a pas seulement tendance, il a toujours raison.  

9 – Les républicains extrémistes  

Comme s'il n’en était pas un lui-même: «Trump appelle à combattre les ultras de son parti».  

Lui, il est le modéré et le progressiste du Parti républicain, je suppose?  

10 – Le type de femme que Donald aime  

Encore une autre, au moins la seizième qui ait porté plainte: «Une éditorialiste [E. Jean Carroll, du magazine Elle] affirme avoir été violée par Trump».  

Réplique de Donald pour se défendre et s’innocenter: «Pas mon genre de femme, dit Trump».  

Et si ça avait été son genre de femme, que serait-il arrivé?  

Dans mon prochain texte, je vais continuer à m’épancher sur le phénomène Trump avec un deuxième «top-10» de ses meilleures «trumperies». Comme le disait si bien la défunte revue Croc: «C’est pas parce qu’on rit que c’est drôle».