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« C’est une époque incroyable pour élever un enfant »

Le premier bébé de l’année au Québec est né à Laval à minuit et 32 secondes

1er bébé 2020
Photo Chantal Poirier Amélie Bouchard, 28 ans, et Marc-André Baillargeon, 30 ans, présentent le premier bébé de l’année au Québec, le petit Henri, né à l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé de Laval, mercredi. Les nouveaux parents espèrent que leur fils sera curieux et persévérant.

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Les parents du premier bébé de la décennie au Québec voient d’un bon œil l’apport des nouvelles technologies pour l’éducation de leur fils, même s’ils avouent avoir déjà quelques craintes en lien avec les réseaux sociaux. 

« C’est une époque incroyable pour élever des enfants, je ne peux pas imaginer un seul moment dans ma vie où je ne pourrai pas répondre à l’une de ses questions », lance Marc-André Baillargeon, au lendemain de la naissance du petit Henri à Laval. 

M. Baillargeon, 30 ans, et Amélie Bouchard, 28 ans, ont accueilli leur premier enfant seulement 32 secondes après minuit, le mercredi 1er janvier, au terme de longues heures de travail pour la maman.  

D’ailleurs, fiston, qui pesait 4,37 kg (9,63 lb) à la naissance, s’est fait attendre, car il devait naître le 20 décembre. 

M. Baillargeon croit que la technologie est un outil qui accompagnera le développement des prochaines générations. Sa conjointe, enseignante au primaire, emploie parfois les tableaux interactifs avec ses élèves de sixième année.    

« Le monde des technologies, c’est un monde qui est déjà très important et qui va l’être de plus en plus. Si mon enfant est capable de l’explorer et d’être à l’aise avec, ça va lui ouvrir des portes », soutient le nouveau papa, rencontré à Hôpital de la Cité-de-la-Santé. 

Changer une couche 

En riant, il explique en avoir eu lui-même recours pour apprendre à changer une couche. 

« C’est facile, j’ai tapé : “how to change a diaper [comment changer une couche]”, et déjà j’avais toute l’information — en quatre langues différentes — au bout des doigts, a-t-il illustré. J’ai toutes les ressources à disposition. »  

Les nouveaux parents prévoient néanmoins imposer des restrictions et contrôler la consommation technologique de leur fils.  

Le débat concernant les réseaux sociaux n’est toutefois pas clos : M. Baillargeon estime qu’Henri pourrait s’ouvrir un compte Facebook supervisé à 12 ans, tandis que sa conjointe, elle, reste de glace.  

« Facebook, c’est 14 ans. Pas avant ! » soutient-elle.  

Cyberintimidation 

La présence en ligne et la cyberintimidation sont deux aspects qui inquiètent les nouveaux parents, conscients que certains jeunes se créent des comptes secrets pour échapper au contrôle parental. 

« En tant que parent, c’est mon travail de vérifier qu’il ne fait rien de dangereux ou problématique pour lui-même et sa sécurité », explique M. Baillargeon. 

Néanmoins, Mme Bouchard et M. Baillargeon estiment qu’ils seront plus outillés que leurs parents pour manœuvrer au travers des nouvelles technologies.  

« J’ai grandi avec les ordinateurs, mes parents eux les ont vus apparaître. Moi, j’ai déjà une bonne base », explique le trentenaire, en ajoutant qu’il fera son possible pour rester à l’affût des tendances chez les jeunes.