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Le gouvernement se procure pour près de 1,7 M$ en équipements

Water Fountain
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Le ministère de l’Éducation a décidé de sauter l’étape de l’appel d’offres lors de l’achat récent d’équipements pour que la concentration de plomb dans l’eau des écoles du Québec soit mesurée « le plus rapidement possible ».

Dans la description d’un contrat rendu public en fin d’année, le ministère cite une exception prévue à la loi en cas de situation d’urgence pour justifier l’acquisition, de gré à gré, d’analyseurs portatifs de plomb et d’électrodes d’une valeur de 1 692 529 $.

C’est l’entreprise québécoise Atera Enviro qui lui fournira le matériel.

Préoccupations

Le ministère explique, dans ce document, qu’il faut faire des vérifications sans attendre pour répondre aux préoccupations exprimées par le milieu scolaire et des parents à la suite d’enquêtes médiatiques.

Les résultats obtenus jusqu’ici par des municipalités, des chercheurs, des journalistes et des commissions scolaires « ont montré des dépassements fréquents de la norme de 10 u/L en vigueur au Québec », peut-on lire.

Le ministère mentionne aussi « le besoin de protéger les enfants de l’exposition au plomb dans l’eau à l’école le plus rapidement possible » et « l’obligation morale d’assurer une eau potable aux enfants dans les écoles, alors qu’on les encourage à consommer plus d’eau potable ».

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a exigé, l’automne dernier, que l’eau de toutes les écoles soit analysée. Le gouvernement s’est ensuite engagé à fournir gratuitement aux commissions scolaires l’équipement requis.

D’ici juin

Les tests devront être effectués avant le 23 juin 2020 dans le cas des écoles primaires et d’ici le 1er novembre 2020 pour les autres établissements.

Si les tests révèlent une concentration de plomb trop élevée dans un point d’eau, celui-ci devra être immédiatement condamné jusqu’à la tenue de travaux correctifs.

Les commissions scolaires et les écoles privées devront ensuite communiquer les résultats des analyses aux parents. De plus, l’information sera rendue publique par le gouvernement à partir de l’hiver 2020.

Au ministère de l’Éducation et au cabinet du ministre Roberge, personne n’était en mesure, jeudi après-midi, de donner des précisions sur l’octroi de ce contrat.