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Vivre avec le VIH et se battre contre les préjugés

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Il y a 28 ans, Éric Neault recevait un diagnostic de VIH. Âgé de 22 ans à l'époque, il était loin de se douter qu'il allait pouvoir vivre une vie pratiquement normale aujourd'hui.  

«J'ai vu ma vie démolie. J'étais comme: "Je vais mourir demain." Ça a viré dans ma tête. Mais la première réaction que j'ai eue spontanément, c'est: "Je ne pourrai plus avoir d'enfant», a raconté M. Neault à TVA Nouvelles.  

Même si le nombre annuel d'infections par le VIH diminue légèrement depuis quelques années dans la province, les préjugés à l'endroit des personnes porteuses, eux, sont toujours présents.   

Après un long cheminement, Éric Neault désire faire disparaître les stigmates associés à la maladie. Selon lui, peu de gens savent qu'il est possible, avec de la médication, de ne plus transmettre le VIH.  

«Qu'il soit assidu à prendre sa médication, bien, il tombe indétectable. Comme moi, je le suis, je suis indétectable. Donc, il n'y a pas assez de virus dans mon sang pour contaminer ma partenaire et aussi contaminer si je veux avoir un enfant», a ajouté M. Neault.  

Les cas de VIH sont en baisse au Québec. Entre 2009 et 2013, il y avait, en moyenne, par année, 331 nouveaux diagnostics. Une statistique qui passe à 308 entre 2014 et 2018.  

«L'épidémie ralentit. On peut le considérer comme ça. C'est une épidémie assez fluctuante à travers le monde», a expliqué Pierre-Henri Minot, directeur général du Portail VIH/sida.   

«Toutes les populations à travers le monde n'ont pas les mêmes accès, n'ont pas les mêmes enjeux. Le monde est ce qu'il est, les gens se déplacent à travers le monde, donc ça va amener des variations entre des personnes qui sont ici, installées depuis longtemps, puis des personnes qui viennent, par exemple, d'ailleurs», a ajouté l’expert.   

Éric Neault souhaite rappeler qu'il y a de l'espoir pour les gens qui reçoivent ou recevront un diagnostic de VIH.  

«Ce que je leur dis, justement, aux gens: "Bien, regardez, la vie est belle! Puis, oui, vis ce que t'as à vivre. Parce que c'est important de le vivre, notre 'down', notre bout difficile. Je devais y faire face, puis je suis allé en thérapie, j'ai décidé d'y faire face. Il y a espoir à vivre une vie de couple normale. Il y a espoir à être en santé, puis en bonne santé», a conclu M. Neault.