/news/currentevents
Navigation

Tragédies en série

Trois accidents ont causé cinq décès sur les routes du Québec en moins de 24 h

Coup d'oeil sur cet article

L’année 2020 commence de façon déchirante pour les familles de cinq personnes décédées dans trois collisions distinctes survenues en moins de 24 heures sur les routes du Québec, dont l’une a pris la jeune vie de deux adolescents de 17 ans dans Chaudière-Appalaches.   

« Effondrés », les proches de Catherine Poulin, 17 ans, de Thetford Mines, tentaient encore de comprendre, hier, comment la vie de la cégépienne a pu prendre fin de manière aussi abrupte, jeudi soir vers 22 h, en même temps que celle de son petit ami Jérémy Routhier, un homme du même âge venant d’Adstock.  

Selon les premières constatations des policiers, c’est vraisemblablement elle qui conduisait lorsque, en s’engageant dans une courbe où la chaussée était glissante, sur la route 218 à Saint-Gilles, leur voiture semble avoir perdu de son adhérence, se transportant de biais dans la voie voisine.   

Catherine Poulin et Jérémy Routhier, tous deux âgés de 17 ans et formant un couple, y ont laissé la vie.
Photo courtoisie
Catherine Poulin et Jérémy Routhier, tous deux âgés de 17 ans et formant un couple, y ont laissé la vie.

Un véhicule qui arrivait à contresens est alors venu percuter de plein fouet leur automobile du côté passager. Catherine et Jérémy n’ont eu aucune chance, leur décès étant constaté rapidement.    

Pneus neufs  

« Ils se connaissaient depuis toujours, ils ont été amis durant tout leur secondaire. [...] C’était un super de beau petit couple », partage, le cœur très lourd, Maryse Poulin, tante de la jeune femme, parlant de deux êtres « exceptionnels ».   

L’adolescente, qui rêvait de devenir médecin, était pourtant une personne « extrêmement prudente » derrière le volant, selon elle. En plus, son véhicule chaussait des pneus d’hiver neufs.   

Les dommages au véhicule des victimes laissent peu de doute sur la force de l’impact survenu jeudi soir à Saint-Gilles, dans Chaudière-Appalaches.
Capture d'écran, TVA Nouvelles
Les dommages au véhicule des victimes laissent peu de doute sur la force de l’impact survenu jeudi soir à Saint-Gilles, dans Chaudière-Appalaches.

Dans un touchant message sur Facebook, la mère de Catherine a précisé que sa fille avait donné son consentement au don d’organes et de tissus, ce qui aidera plusieurs autres personnes.    

« Elle ne pouvait donner ses organes, mais elle a donné des tissus oculaires, des tendons, des os, des valves cardiaques et des artères. [...] Catherine, tu auras été exceptionnelle jusqu’à la fin », a écrit Sophie Thivierge.   

L’autre automobiliste impliqué a été légèrement blessé. La chaussée glacée est principalement pointée du doigt pour expliquer cette collision tragique. Cependant, ce tronçon de la route 218 n’a pas vraiment bonne réputation auprès de la population locale.   

« Il est de responsabilité municipale et ne requiert pas les mêmes normes qu’un tronçon sous la responsabilité du ministère des Transports », renseigne le directeur du service des incendies de Saint-Gilles, Patrice Martel.   

Il n’a pas été possible de s’entretenir avec le maire de la municipalité située dans Lotbinière, hier.   

Triste bilan  

La mort de ce couple vient alourdir un triste bilan en ce mois de janvier à peine entamé.   

  

Le drame s’est produit près d’une courbe, sur la route 218.
Photo Catherine Bouchard
Le drame s’est produit près d’une courbe, sur la route 218.

Jeudi soir, un autre accident a fait deux morts dans les Laurentides, puis, hier en après-midi, un automobiliste de 30 ans qui empruntait l’autoroute 20 à Rimouski est décédé après avoir perdu la maîtrise de son véhicule et happé un poteau de signalisation, portant à cinq le nombre de décès sur le territoire de la Sûreté du Québec depuis le début de l’année.   

C’est sans compter le décès d’une femme de 75 ans dont la voiture a embouti un poteau, le 31 décembre à Saint-Vallier, dans Chaudière-Appalaches.   

- Avec la collaboration de Catherine Bouchard  


« Toute ma vie je vais t’aimer ma belle. La seule consolation que j’ai c’est que je sais que tu es partie heureuse avec ton beau Jérémy que tu aimais [...]. »  

- Sophie Thivierge, mère de Catherine Poulin, sur Facebook