/world/middleeast
Navigation

En Iran, où des drapeaux américains ont été brûlés, des milliers pleurent le général Soleimani

Coup d'oeil sur cet article

TÉHÉRAN | Des drapeaux américains et israéliens ont été brûlés, samedi, dans la capitale iranienne où des milliers de personnes pleurent la perte du puissant général iranien Qassem Soleimani, assassiné vendredi dans un raid américain en Irak. 

• À lire aussi: La sécurité de nos soldats au Moyen-Orient inquiète Ottawa 

• À lire aussi: La guerre nous menace 

«Nous sommes avec vous», a scandé la foule agitant les mains à l’unisson lors d’un rassemblement sur la place de la Palestine à Téhéran, a rapporté un correspondant de l’AFP.    

Soleimani, 62 ans, chef de la Force Al-Qods des Gardiens de la révolution, chargée des opérations extérieures d’Iran et architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient, a été tué vendredi dans une frappe aérienne américaine devant l’aéroport international de Bagdad.     

AFP

Sa mort a choqué la République islamique et suscité des craintes d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient. 

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a promis une «vengeance sévère» et décrété trois jours de deuil.    

AFP

Lors du rassemblement de samedi à Téhéran, des manifestants ont brandi des pancartes appelant à la «vengeance» tandis que des femmes vêtues de noir tenaient des portraits de Soleimani et Khamenei.    

AFP

Un homme portant un masque est monté sur un monument en pierre en tenant des drapeaux américains et israéliens en feu, tandis que d’autres scandaient «Mort à l’Amérique».     

AFP

«Notre réponse sera certainement au-delà du lancement de certains missiles ou de la destruction de certaines bases américaines», a déclaré Milad Najafi, l’un des manifestants en pleurs.    

«Je pense que notre vengeance sera l’anéantissement d’Israël», a déclaré cet étudiant à l’AFP. Un autre manifestant, Ali Gholinam, a rendu hommage à Soleimani comme «le plus grand homme que nous ayons eu».    

«Les membres du “Front de la résistance” pleurent maintenant ce grand homme», a-t-il déclaré à l’AFP, faisant référence aux alliés de l’Iran dans la région. «Je ne sais pas quelle pourrait être la réponse, mais elle doit être proportionnelle», a-t-il dit.     

Le corps de Qassem Soleimani doit être transféré en Iran dimanche avant les cérémonies à Ahvaz, Téhéran, Machhad et Qom et il sera inhumé dans sa ville natale de Kerman mardi.