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50 bonnes nouvelles: le Québec fait des progrès dans plusieurs domaines

Marche pour le climat
Photo courtoisie, Stéphane Renaud Un des sujets les plus inquiétants de l’heure est l’environnement et les changements climatiques. Il y a beaucoup à faire, mais c’est une bonne nouvelle de voir les jeunes générations se mobiliser et pousser dans le dos des décideurs plus âgés de notre société, comme en a fait foi la manifestation pour le climat qui a attiré un demi-million de personnes dans les rues de Montréal le 27 septembre dernier, qualifiée d’historique.

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Les Québécois vivent de plus en plus vieux dans un monde meilleur à plusieurs égards, s’entendent pour dire des observateurs.   

« Le coton ouaté à l’Assemblée nationale, le bonjour/hi, ça fait jaser, mais ce sont des enjeux assez mineurs », souligne Bernard Motulsky, professeur de communication sociale à l’UQAM.       

Le Québec est loin d’aller aussi mal qu’on peut le penser en surfant sur l’actualité. Il faut se donner de la perspective pour le constater.       

« Je suis arrivé au Québec il y a 50 ans, dit-il, et je suis fasciné de voir le développement qu’on a connu dans tous les domaines : sciences, recherches, gastronomie, culture. »       

Par exemple, l’économie du Québec roule à fond de train. La pénurie de main-d’œuvre qui en découle fait régulièrement les manchettes.        

« On a rêvé pendant des dizaines d’années d’atteindre un taux de chômage [aussi bas] que celui qu’on a aujourd’hui », remarque M. Motulsky.       

Et pourtant, on en parle peu.       

Fini, le scorbut  

Le niveau de vie s’améliore aussi.       

« Je ne dis pas que leur situation est “wow”, mais les 10 % les plus pauvres du Québec sont plus riches que la personne moyenne sur terre », dit Vincent Geloso, professeur adjoint en économie au King’s Universty College, en Ontario.       

« Si on meurt du cancer, c’est qu’on ne meurt plus de tuberculose et de scorbut », des maladies qui existaient toujours dans les années 1950, rappelle-t-il. Et aussi parce qu’on vit plus vieux, ajoute-t-il.       

Un des sujets angoissants de l’heure est sans contredit celui des changements climatiques. Il y a beaucoup de chemin à faire, mais il est encourageant de voir à quel point les jeunes sont mobilisés par la cause et tiennent à modifier leurs habitudes, dit Mireille Lalancette, professeure en communication politique à l’Université du Québec à Trois-Rivières.       

Aussi, les femmes font de plus en plus leur place en politique. Et quand elles s’allient, leur approche conciliatrice donne de beaux succès, comme le projet d’aide médicale à mourir, illustre Mme Lalancette.        

Plusieurs experts soulignent aussi à quel point il fait bon vivre au Québec en comparaison avec les États-Unis, où les inégalités sont plus grandes, où les tueries de masse se succèdent.        

Beaucoup de gens ont l’impression qu’on vit dans un monde violent, note Pierre Barrette, professeur à l’École des médias de l’UQAM. Or, « on vit probablement dans une des sociétés les moins violentes de l’histoire de l’humanité ».       

Réflexe normal  

Cette tendance à porter davantage attention à ce qui va mal qu’à ce qui va bien est normale, explique Jacques Forest, chercheur en psychologie positive et professeur à l’UQAM.        

« D’un point de vue évolutif, on a appris à détecter le stress, la menace. » Réflexe obligé pour éviter d’être « bouffé par un tigre », caricature-t-il.       

Reste que si on compare à il y a 100 ans, le Québec va mieux sur à peu près tous les indicateurs, qu’ils soient économiques, sociaux ou politiques, résume Harold Bérubé, professeur d’histoire à l’Université de Sherbrooke.       

« Mais ce n’est pas parce que les choses vont mieux qu’on ne doit pas chercher à les améliorer », conclut M. Bérubé.       

- Dominique Scali     

1. La Justice en seconde vitesse  

Marche pour le climat
Photo d’archives

Les tribunaux ont réussi à faire le ménage depuis l’arrêt Jordan limitant le temps d’attente avant qu’un accusé subisse son procès, au point où plus aucun dossier de meurtre n’est à risque de dérailler en raison des délais.« Le temps d’attente est inférieur à 12 mois, ce n’est pas l’eldorado, mais on s’est amélioré », a expliqué le juge en chef de la Cour supérieure du Québec Jacques R. Fournier, lors d’une allocution à d’autres juges. Quand l’arrêt Jordan avait été prononcé, en 2016, pratiquement tous les dossiers de meurtres étaient hors délai. Quelques accusés de meurtre avaient d’ailleurs été libérés, causant un choc dans la population.       

- Michaël Nguyen       

2. Pôle d’intelligence artificielle mondial  

Yoshua Bengion
Photo d’Archives
Yoshua Bengion

Avec ses papes de l’intelligence artificielle, comme Yoshua Bengio, récipiendaire du prix Turing 2018 (aussi appelé le « Nobel de l’informatique »), le Québec attire les meilleurs chercheurs au monde dans une vingtaine de chaires et de laboratoires. Les multinationales viennent s’installer ici pour avoir accès aux cerveaux de l’Institut québécois de l’intelligence artificielle en pleine guerre mondiale de talents. Le média britannique Tortoise a dit que le Canada est le quatrième pays plus avancé au monde en intelligence artificielle. Des jeunes entreprises de l’intelligence artificielle au Québec nagent dans l’argent grâce au capital de risque plus abondant que jamais. Cette année encore, la montréalaise d’intelligence artificielle Element AI a récolté des centaines de millions $ pour faire exploser leur croissance.         

- Francis Halin       

3. Montréal toujours dans les tops  

Marche pour le climat
Photo Adobe Stock

Quand des magazines ou organismes tentent de déterminer quelles sont les meilleures villes à travers le monde, Montréal se trouve souvent très près de la tête. Elle arrive notamment en 6e position dans le classement général de Time Out Magazine, ce qui en fait la ville canadienne la mieux cotée. Les exemples ne manquent pas et se renouvellent chaque année : en 2019, Montréal a été nommée la 3e meilleure ville pour les milléniaux selon le site Big 7 Travel, le 5e meilleur endroit pour les expatriés selon le groupe InterNations ou encore la 6e meilleure ville pour les étudiants selon la célèbre société britannique QS Quacquarelli Symonds.       

- Camille Dauphinais-Pelletier       

4. Le Québec, un des endroits les plus sécuritaires sur la planète  

Des scènes de crime comme celle-ci sont rares au Québec. Un chauffeur de taxi s’était retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment, à Montréal-Nord, blessé dans le feu croisé d’une fusillade. Le chauffeur a été blessé.
Photo d’archives Agence QMI
Des scènes de crime comme celle-ci sont rares au Québec. Un chauffeur de taxi s’était retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment, à Montréal-Nord, blessé dans le feu croisé d’une fusillade. Le chauffeur a été blessé.

Vous êtes en sécurité au Québec. Homicides, vols, agressions sexuelles, fraudes, conduite en état d’ébriété : c’est dans notre province que les forces policières ont enregistré le moins de crimes par tranche de 100 000 habitants, révèlent les dernières données de Statistique Canada.  

En 2018, les autorités québécoises ont recensé 277 253 infractions au Code criminel, toutes catégories confondues.Lorsqu’on se compare à nos voisins des provinces anglophones, cela nous confère le taux le plus bas du pays par tranche de 100 000 habitants, soit 3304 crimes.       

Le Québec devance de loin ses deux plus proches rivaux, l’Ontario et l’Île-du-Prince-Édouard, d’après la plus récente compilation de Statistique Canada.       

C’est également la Belle Province qui a connu la plus grande diminution de la dernière décennie avec une baisse de 35 % de la criminalité, soit deux fois plus que la moyenne canadienne.       

Et lorsque l’agence fédérale regarde les crimes sous l’angle de leur gravité, le Québec se classe en deuxième place, seulement trois points derrière la plus petite province canadienne. C’est donc dire que la majeure partie des infractions commises chez nous comporte moins de violence qu’ailleurs au pays.       

Vieillissement de la population, circonstances économiques favorables, hausse de l’immigration, amélioration des technologies et des techniques d’enquête : plusieurs facteurs peuvent expliquer ce réjouissant constat, expliquent des criminologues consultés par Le Journal.       

Peu de meurtres  

Le taux d’homicide du Canada — qui est le plus bas en Amérique, selon les données recueillies par la Banque mondiale — est d’ailleurs une excellente illustration de ce fait.       

En 2018, Statistique Canada a établi le taux d’homicides d’un océan à l’autre à 1,76 par 100 000 habitants. Au Québec, il se situe à 0,99 par 100 000 habitants.       

Plus encore, les deux régions métropolitaines du pays — comptant un demi-million d’habitants ou plus — où vous avez le moins de chance d’être victime d’un meurtre sont Montréal et Québec.       

En effet, contrairement à certaines grandes villes américaines, comme Chicago, Détroit ou Baltimore, il ne semble pas y avoir un quartier de la métropole québécoise où il est risqué de marcher seul la nuit.       

Peut-on dire que Montréal est l’un des grands centres urbains les plus sûrs du continent ? « J’en suis très convaincu », répond le commandant Paul Verreault, responsable de la section des crimes majeurs de la police de Montréal.       

Plus violent au Sud  

Chez nos voisins du Sud, les taux d’homicides sont nettement plus élevés que les nôtres, notamment en raison de la prolifération des armes à feu.       

À titre comparatif, des pays comme le Mexique, le Brésil, le Salvador, la Jamaïque et le Honduras ont des taux entre 25 et 62 homicides par 100 000 habitants.       

« C’est certain que la technologie et la qualité des services de police sont plus avancées ici qu’à Sao Paulo ou Buenos Aires », rappelle le criminologue Marc Ouimet. « En Amérique du Sud, il y a une combinaison de mauvais gouvernements et de corruption policière. Si les autorités sont corrompues, les gens n’appellent pas la police, sauf en dernier recours », renchérit le criminologue émérite Maurice Cusson.       

- Claudia Berthiaume       

5. La préférée des congressistes  

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Photo d’archives, Chantal Poirier

Populaire depuis toujours auprès des touristes pour sa joie de vivre et le charme à l’européenne du Vieux-Montréal, la métropole attire aussi la clientèle d’affaires : Montréal se classe en effet au 1er rang des villes ayant accueilli le plus de congrès internationaux dans les Amériques depuis 2017. Cela en dit beaucoup sur la perception internationale de la ville. Avec 108 événements l’an dernier, elle devance New York, Washington, Buenos Aires et Toronto, selon l’Union des associations internationales et l’International Congress and Convention Association. À eux seuls, les 353 événements qui ont eu lieu en 2018-2019 au Palais des congrès ont accueilli 909 000 participants, un record, qui ont réservé 142 000 nuitées dans les hôtels du Grand Montréal. On compte parmi les événements tenus cette année les congrès de l’Union géophysique internationale, de la Société internationale de résonance magnétique en médecine et celle sur la robotique et l’automation IEEE.        

- Philippe Orfali       

6. Un avion à la conquête du monde  

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Photo courtoisie

Entièrement conçus au Québec, les avions C Series ont longtemps fait parler d’eux parce qu’ils ont failli faire couler Bombardier. Mais depuis qu’Airbus en a pris le contrôle pour 1 $, à l’été 2018, le programme, rebaptisé A220, reprend de la vigueur. Air France et le transporteur au rabais américain JetBlue en ont commandé des dizaines. À l’usine de l’A220 à Mirabel, le nombre de salariés est passé de 2000 à 2700. Près d’une centaine d’appareils A220 sont actuellement en service en Suisse, en Lettonie, aux États-Unis, en Corée et en Tanzanie. L’A220 fera sa grande entrée chez Air Canada ce mois-ci. AirBaltic commande jusqu’à 60 avions Bombardier CS300. Cette commande porte à plus de 400 le nombre d’avions C Series en commande ferme.       

- Sylvain Larocque       

7. Le Diamant de Robert Lepage  

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Photo d’archives, PIerre-Paul Poulin

Créateur à la renommée internationale, cinéaste, homme de théâtre, acteur, dramaturge, Robert Lepage aurait pu s’installer n’importe où dans le monde. Il a plutôt choisi sa ville natale, Québec, pour y bâtir son quartier général, le théâtre Le Diamant, qui a ouvert ses portes, en septembre dernier. Depuis, il connaît un succès qui dépasse toutes les attentes et les prévisions. La salle de spectacle a déjà accueilli 30 000 personnes, lors des visites inaugurales et autres activités connexes. Le Diamant permettra à Robert Lepage d’être plus souvent chez lui où il a maintenant tout ce qu’il faut pour créer et d’attirer un tourisme théâtral international. Le Diamant fera assurément parler de lui dans les prochaines années.        

- Yves Leclerc       

8. Une relève avec du panache  

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Photo courtoisie, Golf Canada

Les Québécois excellent maintenant dans des sports qui n’ont rien de nordique. Plus que jamais, Golf Canada vient piger dans notre cour pour polir des diamants destinés aux circuits professionnels. En 2020, sept des 18 membres de la formation nationale amateur et junior proviennent du Québec, entre autres menés par Brigitte Thibault et Laurent Desmarchais. C’est sans compter les espoirs éparpillés dans le réseau collégial américain, tels que Christopher Vandette et Céleste Dao qui représentent respectivement les couleurs du Golden Flashes de Kent State et les Bulldogs de l’Université de la Géorgie dans la NCAA. En continuant de progresser, ils rejoindront ainsi les nombreux jeunes professionnels cognant aux portes des circuits majeurs, tant en Amérique du Nord qu’en Europe.       

- Denis Poissant       

9. L’humour prend un virage jeunesse  

Marche pour le climat
Photos d’archives

L’humour a de la relève comme jamais. Pas moins d’une vingtaine des comiques qui seront en tournée en 2020 seront âgés de moins de 35 ans. Avec les Rosalie Vaillancourt, Yannick De Martino, Mehdi Bousaidan, Virginie Fortin et Simon Gouache, on parle d’un changement de garde dans l’humour québécois. Ces jeunes humoristes sont partout : autant dans les programmations de festivals que dans les nominations du dernier gala Les Olivier. « Le changement de garde est le fruit de l’évolution de la révolution de l’humour, avec la multiplication des plateformes et la segmentation des marchés », mentionnait en décembre la fondatrice de l’École nationale de l’humour, Louise Richer, lors d’un entretien.       

Pour Claude Désormeaux, directeur général de la salle Albert-Rousseau à Québec, une des salles phares de l’humour dans la province, les jeunes humoristes élargissent de « manière incroyable » l’offre pour le public et contribuent à tout l’écosystème de l’industrie du spectacle.       

 « Ils attirent un public qu’on ne voyait pas avant dans nos salles », explique-t-il.       

Les jeunes humoristes profitent en ce moment d’une industrie en santé. Les chiffres les plus récents relayés par l’Observatoire de la culture et des communications démontrent que la fréquentation des spectacles d’humour a connu une hausse de 21 % en 2018, par rapport à l’année précédente. Sur 7,7 millions de billets de spectacles vendus dans la province en 2018, l’humour a attiré près de 1,9 million de spectateurs à lui seul, soit une proportion de 24 %.       

- Sandra Godin       

10. Champions des fromages   

Les Québécois sont de plus en plus épicuriens et cela se traduit concrètement dans plusieurs secteurs de l’alimentation, dont le savoir-faire fromager. Qu’ils gagnent le premier, deuxième ou troisième prix dans les concours mondiaux, les fromages d’ici ne cessent de se démarquer.      

Ainsi, le camembert produit à Saint-Hyacinthe a remporté le titre de Meilleur fromage au monde en mars 2018 lors du World Championship Cheese Contest à Madison au Wisconsin.       

En octobre dernier, deux fromages produits par la Fromagerie Bergeron de Saint-Antoine-de-Tilly ont été nommés 2e et 3e meilleurs au monde, dans leur catégorie, lors du World Cheese Awards qui se tenait à Bergame en Italie. « C’est de moins en moins étrange d’acheter du fromage québécois », note le chef Danny St-Pierre.                

 - Magalie Lapointe       

11. Lutte contre les pluies acides : l’histoire d’un succès  

On en parlait beaucoup dans les années 1980, alors que la question des pluies acides était l’enjeu environnemental de l’heure, mais aussi un litige majeur avec les États-Unis. Si on en entend moins parler 30 ans plus tard, c’est que la situation s’est améliorée. Les pluies acides sont causées par les polluants atmosphériques des industries et des voitures. Le Canada a longtemps exercé des pressions sur son voisin du sud qui finalement a signé, en 1990, le Clean Air Act afin de réduire les émissions. Depuis, une série de protocoles sont régulièrement ratifiés. Par exemple, en 2017, le Canada a signé le protocole de Göteborg pour lutter contre la pollution atmosphérique causant les pluies acides. Ainsi entre 1990 et 2016, les émissions de SO2 ont diminué de 65 % et celles de NOx, de 25 %.        

- Annabelle Blais       

12. L’économie du Québec roule à fond de train  

L’économie du Québec a été propulsée autant par des investissements privés que publics. À eux seuls, les travaux du Réseau express 
métropolitain injecteront à terme plus de six milliards de dollars dans l’économie et fourniront du travail à des milliers d’ouvriers.
Photo courtoisie
L’économie du Québec a été propulsée autant par des investissements privés que publics. À eux seuls, les travaux du Réseau express métropolitain injecteront à terme plus de six milliards de dollars dans l’économie et fourniront du travail à des milliers d’ouvriers.

L’économie du Québec a roulé à fond de train en 2019 alors que le taux de chômage de la province a atteint un plancher historique.  

« On peut parler d’une très bonne année économique pour le Québec », soutient l’économiste du Mouvement Desjardins, Joëlle Noreau.       

À plusieurs reprises en 2019, le Québec a affiché le taux de chômage le plus bas au pays. En août dernier, le taux de sans-emploi a même atteint la barre des 4,7 % au Québec, du jamais-vu depuis 1976.       

Chemin faisant, les économistes de Desjardins s’attendent à ce que l’économie du Québec enregistre une croissance de son produit intérieur brut (PIB) de 2,6 % pour l’année 2019 avec un taux de chômage annualisé près des 5 %.       

Il faut dire que tout semble avoir baigné dans l’huile pour l’économie québécoise en 2019.       

Autant le secteur privé que le secteur public ont contribué aux efforts avec des investissements totalisant plus de 41 milliards $.       

La forte pénurie de travailleurs force d’ailleurs les entreprises à se moderniser et à investir dans la machinerie, l’outillage et les immobilisations afin d’augmenter leur productivité.       

Dans le secteur de la construction, la bonne tenue du marché immobilier un peu partout au Québec stimule l’embauche de travailleurs et de sous-traitants alors que la confiance des ménages demeure très bonne.       

Les grands travaux poussés par des investissements du secteur public notamment dans le Réseau express métropolitain (REM) à Montréal et dans la réfection des routes, des écoles et des hôpitaux ont aussi leurs effets.        

Pas d’austérité  

Car le Québec, contrairement à d’autres provinces canadiennes, a également fait le ménage au sein de ses finances publiques.       

Résultat : le gouvernement a de l’argent pour réinvestir dans des programmes sociaux, en santé, en éducation tout en poussant les projets d’infrastructures à un niveau supérieur.       

« La marge de manœuvre fiscale et budgétaire du gouvernement du Québec permet ainsi de stimuler l’économie », rappelle Mme Noreau.       

Ralentissement en 2020  

Qu’à cela ne tienne, l’économie québécoise devrait toutefois revenir sur terre en 2020.       

Tous les économistes des grandes banques s’attendent à une croissance moins forte du PIB du Québec, davantage autour de 1,7 %.       

Les exportations internationales du Québec continueront d’être affectées par les difficultés de l’économie mondiale, prévient-on.       

Parmi les scénarios à surveiller qui pourraient mettre des bâtons dans les roues, on note le processus de destitution du président des États-Unis, Donald Trump, qui prendra de l’ampleur tout comme les tensions commerciales avec la Chine.       

Les inquiétudes associées à l’endettement élevé des ménages se sont intensifiées récemment avec le retour d’une tendance haussière au sein du marché de l’habitation dans certaines villes comme Montréal.       

- Pierre Couture       

13. Un quatrième Québécois dans l’espace  

Marche pour le climat
Photo d'archives

  

Le 24 juin 2019, l’astronaute canadien David Saint-Jacques revenait sur Terre, au terme d’une mission de six mois dans l’espace, à bord de la Station spatiale internationale.Après un voyage de retour à bord de la capsule russe Soyouz, le Québécois de 49 ans a avoué que les effets sur le corps humain étaient très pénibles.        

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Photo d'archives

Sélectionné en 2009, Saint-Jacques est également astrophysicien, médecin et ingénieur.       

Outre ce dernier, neuf Canadiens ont volé en orbite terrestre, soit huit astronautes et un civil.        

Guy Laliberté. Marc Garneau, à trois reprises, et Julie Payette, à deux reprises, sont les autres astronautes originaires du Québec.       

14. La partisanerie peut être mise de côté au Parlement  

La libérale Hélène David, la ministre caquiste Sonia Lebel, la députée péquiste Véronique Hivon et la solidaire Christine Labrie assises à la même table pour défendre une seule position.
Photo Agence QMI
La libérale Hélène David, la ministre caquiste Sonia Lebel, la députée péquiste Véronique Hivon et la solidaire Christine Labrie assises à la même table pour défendre une seule position.

Au Québec, 5 % des crimes sexuels sont rapportés à la police. Seulement trois plaintes pour agression sexuelle sur 1000 se soldent par une condamnation. Une femme sur trois a été victime d’au moins une agression sexuelle depuis l’âge de 16 ans. Un homme sur six sera victime d’une agression sexuelle au cours de sa vie.   

Devant ce dur constat et dans la foulée du mouvement de dénonciation #MoiAussi, quatre politiciennes ont rompu avec la tradition et mis de côté la partisanerie pour mieux soutenir les victimes d’agression sexuelle et de violence conjugale.La ministre caquiste Sonia Lebel, la libérale Hélène David, la péquiste Véronique Hivon et la solidaire Christine Labrie ont délaissé la joute politique qui régit habituellement les échanges entre les partis dans ce dossier sensible.       

Elles travaillent ensemble depuis le début de l’année 2019 pour trouver les meilleurs moyens d’accompagner les victimes et de leur redonner confiance en la justice.       

En mars, les quatre femmes ont annoncé la création d’un comité d’experts chargé de mieux adapter le système judiciaire aux victimes et d’évaluer la pertinence d’un tribunal spécialisé en violences sexuelles.       

« Il y a un déficit de confiance envers le système », a souligné la ministre de la Justice.       

« Il y a urgence d’agir pour rebâtir la confiance entre les victimes de violences sexuelles et conjugale et le système de justice, a plaidé la députée péquiste Hivon. Il faut envoyer un signal clair que le temps est venu d’adapter notre système et nos manières de faire à la réalité des victimes, et non l’inverse. »       

Conseils gratuits  

Début décembre, les élues ont à nouveau fait front commun pour annoncer que des conseils juridiques gratuits seraient offerts partout au Québec aux victimes d’agression sexuelle et de violence conjugale.       

Une enveloppe de 2,5 millions $ a été octroyée à la Clinique juridique Juripop pour mener un projet pilote de 15 mois. Des avocats offriront des services juridiques et du soutien psychologique sans frais aux femmes et aux hommes victimes de violences sexuelles.        

Les victimes s’abstiennent souvent de dénoncer leur agresseur et de porter plainte en raison de la méconnaissance et de la complexité du système judiciaire, a fait valoir la ministre Sonia Lebel. « Une majorité de personnes est encore réticente à dénoncer. »        

Le comité, composé d’une dizaine d’experts du milieu juridique et des centres d’aide, compte également dans ses rangs la comédienne Patricia Tuslane. Cette dernière est membre des Courageuses, un regroupement de femmes qui ont dénoncé les abus qui auraient été commis par Gilbert Rozon.        

Des recommandations sont attendues pour le printemps 2020.       

- Geneviève Lajoie       

15. Plus de femmes en construction   

L’entreprise Gestion 3 dans 1
Photo Agence QMI, Stevens LeBlanc
L’entreprise Gestion 3 dans 1

Les femmes font des gains dans les métiers autrefois réservés aux hommes, notamment dans la construction. De 2018 à 2019, le nombre d’entreprises de construction qui emploient des femmes est passé de 2672 entreprises à près de 3000, soit une augmentation d’environ 12 %.     

Selon la présidente-directrice générale de la Commission de la construction du Québec (CCQ), Diane Lemieux, ces progrès sont irréversibles et ils ne peuvent que se poursuivre.       

Malgré tout, le Québec présente un retard par rapport au Canada. En 2018, les femmes occupaient 2,13 % de la main-d’œuvre, par rapport à la moyenne canadienne de 3 %. La CCQ présentera au printemps 2020 la phase 2 de son programme d’accès à l’égalité des femmes.           

- Diane Tremblay       

16. Des routes plus sûres   

Marche pour le climat
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Après avoir connu son meilleur bilan routier en 50 ans en 2018 grâce à une diminution marquée du nombre de blessés, le Québec se dirigeait vers un record pour le plus petit nombre de décès sur les routes l’année dernière.Selon les plus récentes données de la Société de l’assurance automobile du Québec, on notait une baisse de 15 % du nombre de personnes qui ont péri dans un accident au cours des neuf premiers mois de 2019.       

En toute fin d’année, la Sûreté du Québec prévoyait aussi que le nombre des collisions mortelles sur son territoire, qui compte tout le réseau autoroutier et plus de 1000 municipalités, serait parmi les plus bas de la dernière décennie.       

Tout cela malgré le fait que le nombre de véhicules en circulation et le nombre de titulaires de permis soient en hausse constante.                      

- Stephane Alarie       

17. Moins de morts à l’hôpital  

Marche pour le climat
Photo courtoisie

Le risque que vous mouriez d’une infection contractée lors d’un séjour à l’hôpital a grandement diminué au cours des dernières années. Le nombre de victimes du Clostridium difficile est en effet passé de 547 à 197 entre 2014 et 2019. Le taux de personnes contaminées a également diminué depuis quatre ans. Ces bonnes nouvelles sont attribuables aux mesures de désinfection et d’entretien qui ont été grandement améliorées depuis la crise qui a frappé les établissements de santé depuis le début des années 2000. Des chercheurs ont également amélioré le traitement des patients sous antibiotiques qui sont particulièrement fragiles au C. difficile.       

18. Le Québec a son registre des armes  

Le Canada a éliminé son registre des armes à feu, mais le Québec a créé le sien. 30 ans après la tragédie de Polytechnique, le Québec a officiellement mis en vigueur, en janvier, ce registre qui oblige tous les détenteurs d’armes sans restriction à procéder à leur immatriculation auprès du ministère de la Sécurité publique. Ce registre est critiqué surtout par les chasseurs, mais il constitue néanmoins un obstacle à l’acquisition et à la possession d’armes. Carabines et fusils de chasse sont au nombre des armes qui doivent être enregistrées. Les députés de l’Assemblée nationale ont adopté en octobre des rajustements au registre qui permettent notamment aux agents de protection de la faune de donner des contraventions aux chasseurs qui n’ont pas immatriculé leur arme.       

- Geneviève Lajoie       

19. Des élèves québécois au sommet  

Les élèves québécois se démarquent à l’échelle internationale, particulièrement en mathématique. Sur la photo, l’enseignant de mathématique Karim Abdel Kaim et ses élèves de l’école secondaire Les Etchemins, à Lévis.
Photo Agence QMI, Stevens LeBlanc
Les élèves québécois se démarquent à l’échelle internationale, particulièrement en mathématique. Sur la photo, l’enseignant de mathématique Karim Abdel Kaim et ses élèves de l’école secondaire Les Etchemins, à Lévis.

On parle souvent des problèmes en éducation, mais le Québec fait figure de champion sur la scène internationale  

Les élèves québécois peuvent bomber le torse : depuis près de 20 ans, ils se classent parmi les meilleures de la planète en lecture, en sciences et surtout, en mathématique. Un tour de force qui n’est pas toujours célébré à sa juste valeur, selon certains.       

Dévoilés au début décembre, les résultats du Programme international pour le suivi des acquis (PISA) réalisé dans 79 pays et régions du monde auprès de 600 000 élèves âgés de 15 ans ont permis d’apprendre que les élèves québécois arrivent au 5e rang mondial en mathématique, raflant la première position à l’échelle canadienne.       

Le score du Québec est aussi enviable en sciences et en lecture, puisqu’ils se classent respectivement au 7e et au 8e rang mondial, de même qu’au 2e et au 3e rang à l’échelle canadienne.       

De quoi se réjouir  

« C’est une bonne nouvelle, on devrait s’en réjouir », lance André-Sébastien Aubin, professeur spécialisé en évaluation des apprentissages à l’UQAM.       

Même son de cloche de la part de Jean Bernatchez, professeur en sciences de l’éducation à l’Université du Québec à Rimouski.       

Sur le plan méthodologique, l’exercice est « très sérieux » puisqu’il est basé sur un échantillon représentatif, souligne-t-il. « Mon premier réflexe, c’est de dire bravo aux enseignants », lance-t-il.       

Contrairement à certains observateurs, M. Bernatchez ne voit pas de contradiction entre ces brillants résultats et le faible taux de diplomation du Québec, qui en fait un cancre en la matière à l’échelle canadienne. « Ce n’est pas la même chose du tout », lance-t-il.       

Le décrochage n’est pas uniquement relié aux difficultés scolaires d’un jeune et la majorité des élèves quittent l’école après l’âge de 15 ans, soulignent à la fois M. Bernachez et M. Aubin.       

La recette du succès  

Il demeure toutefois difficile d’expliquer ces bons résultats, selon les experts consultés.       

Jeffrey Mo, analyste des politiques pour l’OCDE, précise que les données du PISA ne permettent pas d’établir de lien de causalité entre les performances d’un système d’éducation et ses caractéristiques.       

Les brillants résultats des élèves en mathématique pourraient notamment s’expliquer par l’importance accordée à la résolution de problèmes dans les programmes d’enseignement, indique de son côté André-Sébastien Aubin.       

Au sommet malgré un système à trois vitesses       

Alors qu’au Québec de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer un système d’éducation « à trois vitesses », force est de constater que la cohabitation entre les écoles privées, les programmes particuliers sélectifs et les classes ordinaires des écoles publiques n’empêchent pas les élèves québécois de se hisser parmi les meilleurs à l’échelle canadienne autant qu’internationale.       

Selon le rapport du Conseil des ministres de l’Éducation du Canada, le Québec est la province canadienne où les écarts entre les résultats des élèves sont les plus faibles.       

Le rapport de l’OCDE, qui se base sur des indicateurs différents, place toutefois le Québec en dessous de la moyenne canadienne en matière d’équité.        

De manière générale, Jeffrey Mo affirme que le système d’éducation canadien est « impressionnant » puisque les élèves y acquièrent « un niveau d’éducation élevé », alors que les écarts sont « beaucoup moins importants » que dans d’autres pays.       

- Daphnée Dion-Viens       

20. Quand Google recrute ses numéros 1 ici  

Jade Raymond, vice-présidente de Google.
Photo Agence QMI, Joël Lemay
Jade Raymond, vice-présidente de Google.

Google est un géant mondial qui peut recruter partout dans le monde. Après avoir nommé le Québécois Hugo Larochelle à la tête de son projet d’apprentissage profond Google Brain, le géant américain s’est tourné vers la Québécoise Jade Raymond pour diriger son studio de jeu vidéo mondial Stadia à Montréal. Premier centre de production au Canada de jeux vidéo et cinquième dans le monde, le Québec se classe au premier rang au pays pour son bassin de diplômés en technologies et en ingénierie, selon le plus récent rapport 2019 Scoring Canadian Tech Talent de CBRE. Grâce au père du crédit d’impôt de l’ex-premier ministre Bernard Landry, les françaises Ubisoft, en passant par l’américaine Epic Games ou plus récemment le géant chinois NetEase ou 2K ont pignon sur rue ici. Plus de 15 000 professionnels du jeu vidéo œuvrent dans plus de 200 studios.       

- Francis Halin       

21. Le cinéma au féminin  

Marche pour le climat
Photos courtoisie

Pendant que les cinéastes Denis Villeneuve et Jean-Marc Vallée continuent de s’illustrer à l’étranger, les réalisatrices québécoises prennent de plus en plus leur place dans le paysage cinématographique, un monde où il manque cruellement de femmes. Grâce aux succès populaires et critiques des nouveaux films de Louise Archambault (Il pleuvait des oiseaux), Monia Chokri (La femme de mon frère), Mariloup Wolfe (Jouliks) et Sophie Deraspe (Antigone), les femmes cinéastes ont été plus présentes que jamais dans le cinéma québécois en 2019. Et cette vague de cinéma au féminin est loin d’être terminée. En 2020, on pourra voir sur nos écrans de nouveaux films réalisés par Sophie Dupuis, Miryam Bouchard et Anaïs Barbeau-Lavalette.       

- Maxime Demers       

22. Céline Dion a repris sa place dans l’élite mondiale du showbusiness   

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Photo d’archives, Brian Purnell

La Québécoise la plus connue au monde cimentera sa légende en 2020. Selon nos estimations, Céline Dion fracassera la barre des 10 millions de billets vendus en carrière cet été, alors qu’elle poursuivra sa tournée Courage en Europe. Aux dernières nouvelles, son cumulatif avoisinait les 8,8 millions, d’après les chiffres de Billboard Boxscore.Côté argent, ses recettes de spectacles surpasseront très bientôt la marque des 1,5 milliard $, un exploit qu’elle doit en grande partie aux 13 années qu’elle a passées – presque à temps plein – au Caesars Palace de Las Vegas, où chaque représentation générait 920 000 $. Un peu comme c’est le cas avec le Canadien de Montréal, quand Céline Dion va, tout semble bien aller pour le Québec.        

- Marc-André Lemieux       

23. Le Québec a réussià freiner le fentanyl  

Un laboratoire clandestin de production de fentanyl découvert par les policiers du SPVM le 7 mai 2019.
Photo Agence QMI, Erik Peters
Un laboratoire clandestin de production de fentanyl découvert par les policiers du SPVM le 7 mai 2019.

Le fentanyl, qui cause des ravages alarmants sur la planète, fait de moins en moins de victimes à Montréal et ailleurs au Québec.   

Cet opioïde serait en cause dans 12 % de toutes les surdoses de drogues au Québec alors qu’en Ontario et en Colombie-Britannique, c’est plus de 85 %.       

Le fentanyl a causé des ravages alarmants sur la planète, mais il fait de moins en moins de victimes à Montréal et ailleurs au Québec.        

« Depuis 2017, on observe vraiment une baisse notoire des victimes du fentanyl sur notre territoire », se réjouit le commandant Michel Bourque, du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).       

En 2017, cet opioïde 100 fois plus puissant que la morphine fut à l’origine de 44 surdoses dont sept mortelles à Montréal.En 2018, les surdoses ont diminué de moitié avec 22, dont sept autres décès.       

Cette année, le SPVM rapporte seulement cinq hospitalisations pour des surdoses de fentanyl. Deux personnes y ont succombé.       

« C’est malheureusement deux de trop », selon le commandant à la section du crime organisé, en ajoutant que la police « travaille très fort » pour cibler « les trafiquants sans scrupules » qui incorporent du fentanyl à l’héroïne qu’ils vendent pour faire plus de profits.         

Bilan lourd ailleurs  

Au pays, les autorités dénombrent 13 913 décès liés à tout type d’opioïdes depuis trois ans et demi, dont un peu plus de 900 au Québec. Mais le bilan qui s’alourdit chaque année, tant à l’échelle nationale que sur le continent nord-américain, s’améliore au Québec.        

Du fentanyl a été détecté dans une cinquantaine des 475 surdoses mortelles répertoriées dans la province entre avril 2018 et juin 2019. « Le marché des opioïdes est plus petit au Québec qu’ailleurs au pays », conclut le Service canadien de renseignements criminels dans un rapport publié cette année.       

On peut aussi se demander si les Hells Angels, qui contrôlent le marché des stupéfiants au Québec, ont usé de leur influence pour limiter les dégâts auprès de « leur » clientèle. « C’est une présomption difficilement vérifiable, mais ce n’est pas impossible », a concédé le commandant Bourque.       

- Eric Thibault       

Le fentanyl hors Québec   

  • 182 décès à Vancouver en 2019        
  • 131 décès à Toronto en 2019       
  • 2500 morts à New York entre 2017 et 2018       
  • 4588 morts au Canada en 2018       
  • 40 000 morts aux États-Unis en 2017       
  • Les deux tiers des 585 000 décès par surdoses de drogues dans le monde en 2017 étaient liés aux opioïdes.              

Sources : Agence de la santé publique du Canada, Institut national de santé publique du Québec, Office des Nations unies contre la drogue et le crime  

24. Enfin un vrai gros aéroport  

Il est plus facile que jamais pour les Québécois de se rendre dans des destinations lointaines. L’agonie qui a suivi la fin des vols passagers à Mirabel, en 2004, est bel et bien chose du passé.Même s’il est encore mal aimé par plusieurs voyageurs, l’aéroport Montréal-Trudeau est devenu une véritable plaque tournante qui dessert aujourd’hui 152 destinations, contre 115 en 2004. Tokyo, Pékin, Sao Paulo, Lima, Tel Aviv, La Nouvelle-Orléans : voilà quelques-unes des destinations qui se sont ajoutées à partir de Montréal ces dernières années.       

Avec un peu plus de quatre millions d’habitants, la région de Montréal est mieux desservie que des métropoles nord-américaines plus populeuses comme San Francisco, Phoenix et Detroit.        

À Québec, le trafic passagers a presque doublé depuis 2007 pour dépasser 1,7 million en 2018. Pour la toute première fois cet hiver, Air Canada reliera la capitale en vols directs à deux destinations-soleil, Cancun et Punta Cana, rejoignant Sunwing et Air Transat dans ce marché. À l’année ou de façon saisonnière, l’aéroport dessert désormais une trentaine de destinations, dont Paris.        

- Sylvain Larocque       

25. Un poids lourd de la finance mondiale  

Michael Sabia
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin
Michael Sabia

Le Québec arrive au 44e rang des plus importantes économies du monde, mais il a la chance d’abriter l’un des 20 plus gros fonds étatiques de la planète : la Caisse de dépôt et placement. Sous le leadership de Michael Sabia, l’institution a fait oublier la fameuse perte de 40 milliards $ enregistrée en 2008 et retrouvé ses lettres de noblesse. Plus des deux tiers de ses 325 milliards $ d’actifs sont désormais investis à l’étranger. Pas de doute : la bonne tenue de la Caisse a contribué à faire grimper Montréal de la 30e à la 20e place dans le palmarès mondial des plus importants centres financiers, ces dernières années.       

- Sylvain Larocque       

26. Nous vivons de plus en plus vieux  

Émilienne Beaupré, 100 ans
Photo collaboration spéciale, Stéphanie Gendron
Émilienne Beaupré, 100 ans

En moins d’un siècle, les Québécois ont gagné 30 ans d’espérance de vie, selon l’Institut de la statistique du Québec.En 2018, un homme québécois avait une espérance de vie de 80,6 ans et une femme de 84,5 ans. C’est l’une des plus élevées au monde et au-dessus de la moyenne canadienne et des États-Unis.       

De plus, l’espérance de vie progresse plus rapidement chez les hommes que les femmes ces dernières années, si bien que l’écart s’amenuise. Alors qu’il était de presque huit ans dans les années 1980, il est aujourd’hui de moins de quatre ans.       

Autre fait intéressant, ce n’est pas la baisse de mortalité infantile qui fait aujourd’hui augmenter l’espérance de vie, comme par le passé, mais bien une diminution de la mortalité chez les aînés. Les personnes aujourd’hui âgées de 65 ans ont une espérance de vie plus grande que celle qui leur était donnée à la naissance à l’époque.        

- Hugo Duchaine       

27. La télévision québécoise s’exporte plus que jamais  

Des images de l’adaptation lituanienne de Révolution.
Photo Facebook, Šokio Revoliucija
Des images de l’adaptation lituanienne de Révolution.

Malgré une compétition féroce provenant de séries aux budgets beaucoup plus élevés, la planète n’a jamais été aussi ouverte aux fictions québécoises. Non seulement parce qu’elles présentent des qualités indéniables, mais parce qu’en 2020, les téléspectateurs du monde entier n’ont plus peur des séries non anglophones.  

Ce phénomène est en partie attribuable à Netflix, qui est pourtant souvent vu comme une menace. Le géant du streaming a permis à plusieurs « séries en langue étrangère » d’obtenir un énorme succès mondial, comme The Rain (Danemark), La casa de papel (Espagne) et Dark (Allemagne).       

« En diversifiant l’offre, Netflix a fait comprendre aux consommateurs que c’est OK de regarder quelque chose avec des sous-titres. Résultat : on a beaucoup plus de chances de vendre nos séries qu’il y a cinq ans », déclare Mia Desroches, directrice des Partenariats de distribution de contenus à Radio-Canada.        

Plusieurs exemples  

Alors qu’avant, on parlait uniquement d’Un gars, une fille et LOL quand venait le temps de citer des exemples de réussites extérieures, aujourd’hui, le bassin de titres est franchement plus vaste.       

L’automne dernier, l’adaptation française de Pour Sarah a cartonné sur TF1 en ralliant près de 5 millions de téléspectateurs chaque soir. Martin Petit a récemment révélé qu’une adaptation américaine des Pêcheurs était en chantier. La version serbe des Beaux malaises est entrée en ondes au cours des dernières semaines. La minisérie Le monstre a été présentée sur Téva en France en novembre. Les tournages de l’adaptation suédoise de Boomerang ont commencé en octobre. L’Échappée et L’heure bleue ont été vendues au Brésil.       

Les émissions de variétés québécoises tirent aussi leur épingle du jeu. Parmi elles, mentionnons Révolution, qui fera l’objet d’une adaptation en Russie.       

« Le Québec se forge une certaine réputation, indique Yann Paquet, vice-président à Québecor Contenu. Les contenus québécois sont de plus en plus reconnus. Ça ouvre des portes. »       

Un buzz  

Nos séries s’illustrent également à l’étranger en remportant des prix. La troisième saison de L’âge adulte a récemment été sacrée Best digital short-form drama series au forum C21 International Drama Awards à Londres, surpassant au passage des titres américains. M’entends-tu? a été sacrée Meilleure comédie au dernier festival Série mania en France.       

« Ce n’est pas faux de dire qu’on observe le début d’un buzz entourant les séries québécoises », affirme Nicola Merola, président de Pixcom, une importante boîte de production basée à Montréal.       

Mise en garde  

Les artisans du petit écran nous mettent toutefois en garde contre une chose : croire qu’on roule sur l’or parce qu’on exporte nos émissions. Auteure de Fugueuse et Pour Sarah, Michelle Allen insiste : on doit injecter – et rapidement – de l’argent en télévision parce qu’on risque de tout perdre.        

« On produit comme on n’a jamais produit, mais nos moyens financiers sont insuffisants. On a 545 000 $ max pour faire une heure de télévision tandis qu’aux États-Unis, ils ont plus de 10 millions $ par épisode de Game of Thrones. Étant donné qu’au Québec, les nouvelles générations sont de plus en plus bilingues, il risque d’y avoir un shift majeur au cours des prochaines années si rien n’est fait. »       

- Marc-André Lemieux       

28. La BD va bien  

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Photo courtoisie

La bande dessinée québécoise se porte incroyablement bien. En 2019, l’auteur Michel Rabagliatti, star incontestée du genre, a livré le neuvième album des aventures de son alter ego avec Paul à la maison. Père du légendaire Red Ketchup, Réal Godbout a publié un album bien ficelé avec Quand je serai mort. Avec ces deux albums et plus de 200 autres parutions depuis vingt ans, la maison d’édition La Pastèque confirme son rôle phare dans le développement d’une bande dessinée authentiquement québécoise. D’autres ont suivi et permis l’arrivée de nouvelles voix en 2019. Des exemples ? Lisez Contacts de Mélanie Leclerc et La grosse laide, signée Marie-Noëlle Hébert.      

- Danny Vear      

29. De nombreuses distinctions pour la capitale nationale  

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Photo Agence QMI, Stevens LeBlanc

Pour la capitale nationale du Québec, l’année 2019 a été synonyme de nombreux prix et distinctions sur la scène internationale. Qu’il s’agisse de qualité de vie, de culture, de sport ou de tourisme, Québec a brillé de mille feux dans plusieurs palmarès mondiaux. FlightNetwork l’a classée au 23e rang du Top 50 des plus belles villes au monde. Aussi, Québec occupe le 3e rang des villes les plus sécuritaires sur la planète, d’après le magazine CEOWORLD. La municipalité a également remporté le prix de la meilleure destination croisières aux États-Unis et au Canada, devant Vancouver, Key West, Seattle et Charleston.      

- Taïeb Moalla      

30. Plus de 95 M$ retournés aux Québécois  

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Photo Fotolia

La Commission Charbonneau n’a pas été sans effet sur le cynisme des Québécois envers l’industrie de la construction. Heureusement, l’exercice s’est révélé somme toute bénéfique pour améliorer les pratiques en matière d’octroi de contrats publics. Et ce n’est pas tout. Au final, cela aura aussi permis de remettre des millions de dollars dans les poches des contribuables québécois. Dans la foulée de la commission, le gouvernement du Québec a mis sur pied un programme de remboursement volontaire qui a permis de récupérer 94 754 635 $ pour des sommes payées injustement ou en trop dans des contrats publics, en date de juin 2018. Encore de nos jours, plusieurs municipalités tentent de conclure des ententes avec des entreprises pour récupérer l’argent des Québécois. Des projets novateurs ont vu le jour grâce à « l’argent de la corruption ».       

Par exemple, en novembre dernier, Laval annonçait avoir récupéré 50 M$ de sommes détournées à la suite de fraudes ou corruption et avoir mis sur pied grâce à cela le Fonds Place-du-Souvenir, pour épauler les enfants et adolescents défavorisés. La Ville fera aussi une contribution de 20 M$ à sa réserve pour l’acquisition de milieux naturels. À Gatineau, le conseil municipal a également décidé de redonner à la communauté l’argent issu du remboursement volontaire, notamment en revalorisant les quartiers durement touchés par les inondations de 2017 et 2019.       

- Sarah-Maude Lefevbre      

31. Des percées majeures en santé réalisées ici  

Le chercheur François Malouin de l’Université de Sherbrooke a participé à la découverte au sujet des propriétés de la tomate dans la lutte contre le cancer.
Photo Agence QMI, Dominique Scali
Le chercheur François Malouin de l’Université de Sherbrooke a participé à la découverte au sujet des propriétés de la tomate dans la lutte contre le cancer.

Malgré les petits budgets dédiés à la recherche scientifique en santé, les chercheurs québécois réussissent à faire d’importantes percées grâce à leur créativité et leur originalité.  

« Dollar for dollar, on est vraiment, vraiment bons, dit sans gêne le chercheur Gilbert Bernier, qui travaille sur l’Alzheimer. On a un esprit de pensée libre, ouvert. Ça permet d’arriver avec des choses nouvelles, pas coulées dans le moule. C’est très novateur. »      

D’importantes avancées médicales ont été réalisées par des chercheurs québécois en 2019, notamment dans le Parkinson et le cancer.      

Une équipe de l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie de l’Université de Montréal est dans la lutte mondiale pour trouver un vaccin contre le cancer, d’ici 10 ans. Récemment, on a pu déchiffrer dans l’ADN humain la façon d’activer les anticorps pour qu’ils luttent contre les cellules cancéreuses.      

Des chercheurs du Centre hospitalier de l’Université de Montréal ont annoncé en février dernier avoir trouvé une façon de diminuer les défauts des embryons. Une nouvelle porteuse d’espoir pour les couples infertiles.      

Une nouvelle classe d’antibiotiques qui pourraient combattre les superbactéries a été découverte dans la tomate par des chercheurs de l’Université de Sherbrooke, au début 2019. La molécule tomatidine pourrait en effet aider dans la lutte aux bactéries résistantes aux antibiotiques.      

Petits budgets  

« Créatifs », « originaux » : la directrice scientifique du Fonds de recherche du Québec en santé (FRQS), Carole Jabet, n’a que de bons mots pour décrire les scientifiques de la province.      

« Les chercheurs sont créatifs dans leur façon de réfléchir et de constituer leur équipe de recherche. [...] Il n’y a plus un chercheur indépendant qui travaille tout seul dans son milieu », dit-elle.      

Annuellement, le budget du FRQS (le principal bâilleur de fonds) est de 113 millions $. D’autres organismes publics et privés financent aussi des projets.      

À ce sujet, Mme Jabet avoue qu’un meilleur financement permettrait sûrement de faire plus de découvertes, et plus rapidement.      

Selon le chercheur Michel Desjardins, qui travaille sur le Parkinson, le petit budget l’oblige à se concentrer sur une ou deux questions de recherche précises.      

« Il a fallu qu’on se débrouille pendant cinq ans avec des budgets faméliques. Malgré tout, on a réussi à gagner la compétition », dit-il, en référence à leur publication récente sur l’origine de la maladie dans la revue Nature, en juillet dernier.      

Cette maladie serait auto-immune et liée aux infections intestinales. « Ça change complètement l’optique de comment envisager des traitements préventifs ou curatifs », dit Michel Desjardins. Grâce à cette découverte, un traitement pourrait être administré 15 ans avant les symptômes.      

De son côté, M. Bernier avoue que l’argent est « le nerf de la guerre », et déplore les trop petits budgets pour l’Alzheimer.      

« Quand les gouvernements vont voir que les coûts associés vont exploser, ils vont dire : il faut faire quelque chose. Le problème, c’est que ça prend des années avant d’avoir des résultats. »      

- Heloise Archambault      

32. Une télé plus diversifiée  

Après avoir été sévèrement critiquée, la télé québécoise multiplie les mesures pour rattraper son retard et mieux représenter le Québec diversifié de 2020. Les directions de TVA, Radio-Canada et Télé-Québec confirment qu’elles collaborent étroitement avec chaque maison de production pour s’assurer qu’en fiction, cette diversité culturelle se retrouve à l’écran. Des objectifs concrets ont été fixés au cours des dernières années et force est d’admettre qu’en regardant des séries comme District 31, Alerte Amber, Ruptures, M’entends-tu ? et L’heure bleue, on remarque qu’ils portent fruit. Même Occupation double Afrique du Sud, diffusée l’automne dernier à V, proposait une cuvée de célibataires plus diversifiée. Cet hiver, Épidémie et Fugueuse font partie des nouvelles séries qui mettront en scène des personnages issus des minorités culturelles.      

33. Un exemple à Québec pour le recyclage  

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Photo d’archives

  

Le Québec a connu plusieurs ratés dans le recyclage de ses rebuts, mais il y a de l’espoir et la Ville de Québec en témoigne. La capitale nationale recycle 97 % des matières qui entrent à son centre de tri, un exploit. La Ville a investi 25 millions $ ces dernières années pour améliorer ses équipements. Des travaux de 7 millions $ sont en cours pour ajouter six nouvelles trieuses optiques. « Notre modèle est reconnu et cité en exemple », exprime la conseillère municipale Suzanne Verreault. « Les acheteurs viennent chercher prioritairement les matières de la ville de Québec », souligne Stéphan Bugay, de la gestion des matières résiduelles.      

- Stéphanie Martin      

34. Fini, le Québec dans le rouge  

Carlos Leitao a déclaré la fin du « Québec dans le rouge » il y a deux ans, alors qu’il était le ministre libéral des Finances, et son successeur, le ministre Éric Girard, n’avait que de bonnes nouvelles à annoncer au dernier budget provincial et il a été félicité par le premier ministre.
Photo d'archives, Simon Clark
Carlos Leitao a déclaré la fin du « Québec dans le rouge » il y a deux ans, alors qu’il était le ministre libéral des Finances, et son successeur, le ministre Éric Girard, n’avait que de bonnes nouvelles à annoncer au dernier budget provincial et il a été félicité par le premier ministre.

« Le Québec est passé de dernier de classe à premier de classe en gestion des finances publiques » — Eric Girard, ministre des Finances du Québec   

En 2015, le Québec se remet à peine de la crise financière de 2008 et les déficits s’additionnent. Plusieurs se demandent si la province parviendra à atteindre ses objectifs de réduction de la dette.      

 Et pourtant, cinq années plus tard, le poids de sa dette brute a chuté de 10 points de pourcentage, passant de 54,3 % à 44,6 % du PIB. Les surplus se sont multipliés. L’objectif fixé dans la loi est atteint six ans plus tôt que prévu. Le Journal peut maintenant ranger sur une tablette son fameux logo Le Québec dans le rouge.       

 En 2020, le poids de sa dette sera moins important qu’en Ontario. Les agences de crédit Standard & Poor’s et Moody’s lui donnent également une meilleure cote de crédit que l’adversaire ontarien. S&P place même le Québec (AA — ) devant l’Alberta. « Ils reconnaissent nos progrès », explique le ministre des Finances Eric Girard.      

 Mais comment le Québec y est-il arrivé ? M. Girard décortique avec Le Journal ce grand bond en trois points.      

 L’économie va bien : « Au cours des trois dernières années — et je suis neutre, j’inclus l’année complète libérale en 2017, l’année 2018 où le PLQ et la CAQ ont gouverné, et l’année 2019 —, les revenus sont meilleurs. L’économie est plus forte. Les recettes fiscales sont plus élevées. L’économie du Québec croît à plus de 2 % par année, alors que la moyenne des 10 précédentes était de 1,4 % ».      

Le Québec dépense moins qu’il budgète : « L’argent ne sort pas », dit M. Girard. Il souligne qu’au cours des cinq dernières années, les dépenses réalisées sont inférieures aux dépenses budgétées. Comment l’expliquer ? La pénurie de main-d’œuvre ralentit les embauches du gouvernement, les dépenses sociales sont moins élevées parce que l’économie est florissante et les investissements en infrastructures sont en retard en raison de la surchauffe.       

« Prenez le cas des écoles. La période pour les rénover est courte : du 24 juin au 5 septembre. Même si on met des milliards $ et qu’on dit : rénovez toutes les écoles, on a un enjeu de capacité », explique-t-il      

Des transferts fédéraux très généreux : les transferts fédéraux ont augmenté plus rapidement que les revenus fiscaux du Québec. « Le gouvernement conservateur de M. Harper contrôlait les dépenses de façon très serrée. Le gouvernement Trudeau, qui se dit progressiste, dépense plus. On est passé d’un budget à l’équilibre à un déficit de 25 milliards $ par année. Une partie de ces sommes est allée aux provinces », explique M. Girard. Ce ne sera plus le cas à l’avenir, car « le lent déclin de notre dépendance à la péréquation est amorcé ».      

 Des deux objectifs fixés par la loi sur la dette de 2006, il en reste un, la réduction à 17 % du PIB de la dette qui ne correspond à aucun actif. Cet objectif sera atteint en 2024.      

 Quel est l’avenir du Fonds des générations ? Le ministre Girard est optimiste et se demande maintenant quoi faire avec le Fonds des générations, créé par la loi sur la réduction de la dette. « Il est légitime de se demander quel sera le rôle du fonds lorsque nous aurons atteint les cibles.       

On y met environ 3 milliards $ par année. Que fera-t-on avec cette somme ? », s’est-il demandé. Il a soumis plusieurs hypothèses : continuer de réduire la dette ; baisser les impôts ; lutter contre les changements climatiques ; accélérer la croissance des dépenses en santé et en éducation et investir davantage dans les infrastructures.      

- Charles Lecavalier      

La loi sur la réduction de la dette de 2006 a fixé deux objectifs pour 2026 :   

  • Réduire la dette brute à 45 % du PIB      
  • Réduire la dette représentant les déficits cumulés à 17 % du PIB            

Le premier sera officiellement atteint en 2020 (6 ans à l’avance)
Le deuxième sera atteint en 2024 (2 ans à l’avance)      

Dette brute en % du PIB  

2015 : 54,3 %  

2020 : 44,6 %  

35. Les danseurs québécois mènent le bal ici et ailleurs  

Le Québécois Daniel Dory danse aux côtés de Cher lors de la tournée Here We Go Again.
Photo d'archives
Le Québécois Daniel Dory danse aux côtés de Cher lors de la tournée Here We Go Again.

Les danseurs québécois ont épaté la galerie cette année, et pas simplement à l’intérieur de la province.   

En plus de séduire les téléspectateurs par millions grâce à Révolution, les danseurs québécois ont également partagé les scènes de la planète avec les plus grandes divas, de Cher à Jennifer Lopez, en passant par Taylor Swift, Janet Jackson, Ariana Grande et Shania Twain.       

Le constat est évident : la fièvre de la danse a balayé le Québec au cours des derniers mois. Chaque dimanche, ils étaient plus d’un million à répondre à l’invitation de Révolution, près de 1,4 million de fidèles ayant assisté au couronnement des grands vainqueurs, Janie et Marcio, le mois dernier.      

Il ne serait pas surprenant que ces derniers, ou même d’autres candidats de la plus récente saison, continuent de s’illustrer sur les scènes d’ici et d’ailleurs. Après tout, des danseurs révélés par l’édition précédente ont brillé à l’étranger, comme l’ont fait Yoherlandy Garcia et Rahmane Belkebiche sur le plateau de La France a un incroyable talent.  

Ils ne sont pas les seuls danseurs québécois à avoir vu leur talent outrepasser les frontières de la province.      

À Las Vegas avec Janet Jackson   

Originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu, Vincent-Olivier Noiseux a réalisé son « plus grand rêve » plus tôt cette année en dansant aux côtés de Janet Jackson dans le cadre du spectacle Metamorphosis, présenté en résidence au Park Theatre de Las Vegas jusqu’en août dernier.      

Depuis, on l’a vu accompagner Shania Twain sur la scène des American Music Awards, en novembre dernier. Cette même soirée, la Québécoise Kim Gingras se déhanchait sur les airs de Don’t Star Now, avec la chanteuse britannique Dua Lipa.      

Choisie par JLO  

La Québécoise a eu une année particulièrement faste. Après avoir accompagné Ariana Grande sur la scène de Coachella en avril dernier, la Québécoise a joint la garde rapprochée de Jennifer Lopez pour la tournée It’s My Party, présentée devant une quarantaine de salles combles situées aux quatre coins de la planète.      

« On a travaillé un six semaines vraiment intense avant de partir en tournée. C’étaient de longues journées de 10 ou 12 heures, à répéter sans arrêt, presque pas de pauses », a confié la danseuse sur les ondes de QUB radio au lendemain du concert donné à Montréal l’été dernier.      

Sur la route avec Cher  

Un autre Québécois, Daniel Dory, a quant à lui partagé la scène avec Cher, sillonnant l’Amérique du Nord et l’Europe avec la tournée Here We Go Again. La diva a également retenu ses services pour une prestation sur le plateau de l’émission Dancing with the Stars, vue par près de 8 millions de téléspectateurs.      

- Bruno Lapointe      

36. Le Québec raffole des voitures électriques  

Marche pour le climat
Photo courtoisie

Les Québécois se sont procuré plus de voitures électriques ou hybrides en 2019 que jamais par le passé. Les ventes ont notamment connu une hausse de plus de 30 % comparativement à 2018. En tout, près de 65 000 véhicules de ce type circulaient dans la province à la fin novembre, soit près de la moitié des immatriculations au Canada, selon l’Association des véhicules électriques du Québec. Même si les camionnettes et les VUS trônent toujours au sommet des palmarès de popularité, l’objectif du gouvernement d’atteindre 100 000 véhicules à zéro émission sur les routes d’ici la fin de 2020 devrait être facilement surpassé. D’ailleurs, pour la première fois, plus d’autos fonctionnant seulement à l’électricité ont été vendues que de modèles hybrides.       

- Jonathan Tremblay      

37. Vins et spiritueux qui n’ont plus rien à envier  

Marche pour le climat
Photo d'archives, Stevens Leblanc

On s’arrache les vins et spiritueux québécois qui sont de plus en plus présents sur les tablettes des épiceries et des dépanneurs depuis 2016. Si bien que les producteurs d’ici peinent à répondre à la demande. « Les gens veulent de plus en plus nos vins québécois. Ils en apprécient la qualité. Il y a des vignobles qui vendent même leur production avant l’embouteillage », dit le copropriétaire du Domaine le Grand Saint-Charles, Martin Laroche. Nos producteurs sont mieux outillés et informés pour fournir un produit de haute qualité, les consommateurs plus sensibilisés à l’achat local. Le Québec produit 2,5 millions de bouteilles de vin annuellement, mais le Conseil des vins du Québec aimerait produire 10 millions de bouteilles d’ici 2030.      

- Magalie Lapointe      

38. Élargissement d’Henri-IV : plus vite pour moins cher  

Les travaux de boulevard Henri-IV en juillet dernier
Photo d'archives, Stevens LeBlanc
Les travaux de boulevard Henri-IV en juillet dernier

La plupart du temps, les chantiers routiers font les manchettes pour des retards, des dépassements de coûts... Au cœur de la Capitale-Nationale, l’élargissement de l’autoroute Henri-IV fait exception.Le projet avait d’abord été estimé à 500 M$ : finalement, il devrait en coûter moins de 300 M$ aux contribuables, et des travaux ont été menés à terme avant le temps.       

Déjà, le tiers des travaux du chantier devant être achevés d’ici la fin 2023 ont été réalisés. Des bretelles menant à l’autoroute 40 est ont été ouvertes un an plus tôt que prévu.      

À terme, huit ponts d’étagement flambant neufs auront été construits, 13 00 mètres cubes de béton auront été coulés, supportés par 900 tonnes d’armature d’acier.      

- Marc-André Gagnon      

39. Montréal forme les étoiles du tennis  

Félix Auger-Aliassime
Photo AFP
Félix Auger-Aliassime

Limité à un rôle de figuration il y a quelques années à peine, le Canada est maintenant considéré comme l’une des puissances du tennis mondial.  

Les récentes éclosions de Bianca Andreescu, Denis Shapovalov et Félix Auger-Aliassime ont indéniablement prouvé que le Centre d’entraînement national établi à Montréal, où ils sont tous passés, a su réunir les ingrédients d’une recette gagnante pour contribuer au renouveau de ce sport au pays.      

 Ainsi, le tennis canadien a connu la meilleure année de son histoire et tout indique que le millésime 2020 sera encore plus fructueux.      

 Chez les hommes, jamais trois de ses représentants n’ont figuré dans le top 35 du classement mondial en simple comme c’est le cas actuellement avec Shapovalov (15e), Auger-Aliassime (21e) et Milos Raonic (31e).      

Du côté des dames, Bianca Andreescu a couronné son parcours de rêve en 2019 quand elle est devenue la toute première athlète canadienne à remporter un titre du Grand Chelem en simple après sa victoire en deux manches aux dépens de la favorite locale Serena Williams à Flushing Meadows.      

 Son association avec Sylvain Bruneau, amorcée à l’hiver 2018, aura été une étape cruciale au développement de la Torontoise. Qui ne se souvient pas de son intervention mémorable à Indian Wells en mars dernier, quand il est allé motiver Andreescu pendant une pause, alors que la victoire semblait lui échapper en finale face à l’Allemande Angelique Kerber ? Ce pep talk d’une minute a tout changé. On connaît la suite. Elle a su se ressaisir pour vaincre sa rivale.      

 Aujourd’hui, on peut se demander quel statut occuperait Andreescu sans cette contribution essentielle des entraîneurs de Tennis Canada, et celles, faut-il le reconnaître, d’Eugenie Bouchard et de Raonic, qui ont servi d’inspiration à leurs jeunes compatriotes quand ils ont atteint des sommets dans leur carrière.      

Une ascension fulgurante  

Même si quelques blessures ont ralenti ses ardeurs en fin de saison, Auger-Aliassime, lui, doit être considéré comme un champion en devenir comme le prétendent des ténors de la spécialité, et non les moindres, Rafael Nadal et Roger Federer, ainsi que d’ex-numéros un mondiaux, Chris Evert et John McEnroe, devenus analystes à la télévision.      

 À 19 ans, il est le plus jeune joueur à figurer au tableau des 75 premiers en date du 31 décembre.      

 En un an, l’athlète québécois a connu une ascension fulgurante, lui qui, à pareille date l’an dernier, occupait le 109e rang à l’ATP. Quelques mois plus tard, sa participation en finale du tournoi de Rio de Janeiro lui a permis de devenir le tout premier joueur né en 2000 à percer le top 100 mondial.      

 Dès lors, sa progression n’a fait aucun doute. En mars 2019, à Indian Wells, il remporte une première victoire face à un joueur du top 10 quand il a battu le Grec Stefanos Tsitsipás. La semaine suivante, il devient le plus jeune demi-finaliste du tournoi de Miami, cette autre compétition de prestige du Masters 1000.      

 Ses prestations ont ouvert les yeux des amateurs de tennis québécois déjà très nombreux. En août, il débarque à Montréal avec le statut de grande vedette à la Coupe Rogers. Il fait courir les foules et les cotes d’écoute bondissent à la télévision. Une étoile est née.      

- Louis Butcher      

40. Le taux de décrochage diminue  

Il n’y a pas de meilleur exemple pour illustrer comment le Québec peut réussir à diminuer encore son taux de décrochage que l’école secondaire Kénogami, à Jonquière. Il s’agit de l’établissement public qui a le plus réduit son taux de décrochage au cours des dernières années, parmi toutes les écoles secondaires de la province qui comptent plus de 500 élèves. De 2012-2013 à 2016-2017, la proportion de ses élèves qui ont abandonné leurs études est passée de 9,9 % à 2,3 %, alors que la moyenne provinciale a diminué de 15,3 % à 13,1 % pendant ce temps.      

En plus de pouvoir compter sur une équipe « fantastique », la directrice Sylvie Bergeron cite des mesures qui pourraient avoir eu un impact : révision du rôle de professeur-tuteur pour tous les élèves, instauration d’une période de lecture quotidienne et une plus grande écoute des besoins et intérêts des élèves dans les cours à option et les activités parascolaires.        

- Daphnée Dion-Vien      

41. Les Québécois épargnent plus  

Marche pour le climat
Photo Adobe Stock

Les Québécois n’ont jamais mis autant d’argent de côté en près d’un quart de siècle et il était temps. Selon des données de Statistiques Canada, le taux d’épargne des travailleurs, c’est-à-dire le montant qu’ils mettent dans leur bas de laine en fonction de leur revenu disponible, a atteint 6,2 % en 2018. Il s’agit du plus haut taux depuis 1996 (6,8 %). En 2018, les travailleurs du Québec ont épargné 15,63 milliards $ comparativement à 13,8 en 2017. Selon les prévisions du ministère des Finances, le taux d’épargne devrait avoir grimpé en 2019 et il devrait aussi poursuivre son ascension en 2020. Ces bons résultats s’expliqueraient notamment par la bonne performance du marché de l’emploi et la hausse des salaires. Au Canada, en 2018, le taux d’épargne était de 1,8 %. Si on compare avec l’Ontario, le taux d’épargne de nos voisins est négatif (-0,6 %).       

- Jean-Michel Genois Gagnon      

42. Le néoclassique québécois gagne des adeptes  

Alexandra Streliski
Photo d'archives, Didier Debusschère
Alexandra Streliski

Une nouvelle catégorie d’artistes québécois est sortie de l’ombre et a gagné le cœur des mélomanes : les musiciens néoclassiques. Récente gagnante de trois Félix, la pianiste Alexandra Stréliski est, avec Jean-Michel Blais, la vedette de ce courant musical dont les mélodies bricolées chez nous obtiennent du succès sur les listes de Spotify et dans des productions étrangères.     

Pourquoi un tel engouement ? « J’ai l’impression de faire la seule petite chose que je peux faire comme humain pour essayer de mettre du beau et du doux dans le monde », a dit Alexandra Stréliski dans une récente entrevue au Journal.      

- Cédric Bélanger      

43. Le Canadien a (enfin) une relève de premier plan  

Cole Caufield
Photo Agence QMI, Joël Lemay
Cole Caufield

Un des passe-temps préférés des Québécois est d’encourager le Canadien... et de le critiquer avec autant de passion. Depuis la conquête de la dernière coupe Stanley en 1993, les plus vives critiques pointent vers le recrutement et ses trop nombreux échecs retentissants. Mais d’après plusieurs experts, le Canadien possède maintenant l’une des meilleures banques d’espoirs de toute la LNH, avec en tête Cole Caufield de l’Université du Wisconsin, un marqueur naturel comme on en voit rarement, et le défenseur russe Alexander Romanov. La performance de l’équipe joue sur l’humeur des Québécois et cette relève nous permettra peut-être, dans un avenir pas si lointain, de vivre des printemps un peu plus joyeux...      

- Denis Poissant      

44. Trois quarts des jeunes ont leur diplôme d’études secondaires   

Marche pour le climat
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Malgré les nombreux défis auxquels est confronté le réseau scolaire québécois, la hausse du taux de diplomation au secondaire est bien réelle. Depuis cinq ans, la proportion d’élèves qui ont complété leur cinquième secondaire est passée de 69,9 % à 75,7 %, un chiffre qui ne tient compte que d’un seul diplôme.Lorsqu’on inclut d’autres types de qualifications, cette proportion grimpe à près de 82 %. « Ce sont de très bonnes nouvelles, affirme Michel Perron, expert en matière de lutte au décrochage scolaire. On s’était fixé une cible il y a 10 ans et on voit qu’elle a été atteinte et même dépassée. »      

L’écart demeure néanmoins important entre les garçons et les filles – 8,5 points de pourcentage – même s’il a rétréci au cours des dernières années. Ce taux de diplomation est toutefois calculé sur une période de sept ans.      

La proportion d’élèves qui obtiennent leur diplôme d’études secondaires dans les délais prévus, soit en cinq ans, est 69 %, une proportion qui reste faible lorsqu’on se compare au reste du Canada.      

- Daphnée Dion-Viens      

45. Pas si chères, les maisons !   

Cette résidence unifamiliale du quartier Shaughnessy de Vancouver est à vendre pour 6,7 millions $. Au Québec, elle vaudrait probablement cinq fois moins cher, sinon plus.
Photo d'archives, Philippe Orfali
Cette résidence unifamiliale du quartier Shaughnessy de Vancouver est à vendre pour 6,7 millions $. Au Québec, elle vaudrait probablement cinq fois moins cher, sinon plus.

Les grandes villes du Québec restent parmi les moins chères au Canada, même Montréal, sur le plan de l’immobilier.   

Au Québec, les maisons sont toujours les plus abordables au pays.      

 Dans la région métropolitaine de Montréal, deuxième plus grande ville canadienne avec ses quatre millions d’habitants, le prix médian d’une maison, à 384 000 $, est trois fois moins élevé que la même propriété dans la région de Vancouver, avec moins de 2,5 millions d’habitants !      

 « Quand on se compare, on se console, dit Matthieu Arseneau, de la Banque Nationale. Ça montre encore une fois le contraste entre Montréal et les deux autres plus grandes villes au pays. »      

 De son côté, la ville de Québec est carrément la plus avantageuse des grandes agglomérations pour les acheteurs. « Le marché le plus abordable du Canada l’est devenu encore davantage au cours du trimestre », mentionne la Banque Nationale.      

 Dans la région de Québec, les salaires ont augmenté beaucoup plus vite que le coût médian d’une maison, qui n’était que de 289 996 $.      

Encore abordable  

Le prix des propriétés a bien monté presque partout au Québec cette année, comme dans les autres provinces. Mais les salaires ont monté plus vite, pendant que le coût des hypothèques, lui, a diminué.      

Bref, les propriétés restent plus abordables ici que dans plusieurs autres grandes villes.      

 Ces neuf derniers mois, les coûts de financement ont considérablement diminué. En fait, un acheteur qui négocie une hypothèque aujourd’hui peut obtenir une hypothèque à taux fixe fermé à 2,7 %, alors qu’il aurait vraisemblablement obtenu un prêt à 3,5 % il y a neuf mois.      

 Concrètement, ça implique des économies annuelles d’environ 100 $ sur une hypothèque de 1000 $ par mois.      

 Ce n’est pas tout. Sur la même période, avec la bonne tenue de l’économie canadienne, les revenus des ménages ont augmenté de 5,1 %. Quand on considère tous les facteurs, les maisons sont plus chères, mais elles n’en sont pas moins plus abordables.      

 « Les conditions de marché à Montréal sont très serrées, avec une bonne croissance des prix, mais les revenus des ménages ont suivi », résume Matthieu Arseneau, l’un des coauteurs de l’étude à la Nationale.      

Moins de reprises  

Conséquence logique : le nombre de ménages qui ont perdu leur maison parce qu’ils n’arrivent plus à rembourser leur hypothèque a diminué, selon les dernières données qu’a colligées la société d’information immobilière JLR.      

Quand une banque ou un prêteur reprend une maison parce que son propriétaire ne rembourse plus son financement, le créancier doit enregistrer une vente sous contrôle de la justice chez un notaire.      

Entre octobre 2018 et septembre 2019, c’est survenu 1456 fois au Québec, 10 % moins que l’an dernier.      

- Hugo Joncas      

46. Un système « innovateur » de prise de rendez-vous  

Le Québec a connu plus que sa part de dérapages informatiques ces dernières années, au point où plusieurs n’hésitent pas à parler du « bordel informatique ». Mais l’État est capable de réussir, comme le démontre un système unique au monde de prise de rendez-vous qui évite aux patients de chercher eux-mêmes un spécialiste. Il vise à améliorer l’accès et cela réussit. Implanté en 2017, le centre de répartition des demandes de services (CRDS) permet aux omnipraticiens de déposer une requête pour un patient qui doit voir un spécialiste. Le CRDS priorise les cas, et trouve un rendez-vous au malade. « C’est unique au monde, dit le Dr Alexandre Messier, qui a travaillé sur le projet pour le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). C’est très innovateur. » Selon le médecin, le CRDS gère 100 000 rendez-vous par mois. Or, des améliorations restent à faire pour atteindre la cible des rendez-vous à l’intérieur des délais.      

« Ce n’est pas une baguette magique qui a tout réglé d’un coup », concède le Dr Messier.      

- Heloise Archambault      

47. Des entreprises du Québec bien positionnées dans les énergies vertes  

Chantier du parc éolien de Boralex.
Photo d'archives, Jean-Francois Desgagnes
Chantier du parc éolien de Boralex.

Plusieurs entreprises québécoises dont Boralex et Innergex sont bien positionnées pour tirer leur épingle du jeu dans le secteur des énergies vertes. Le producteur québécois d’énergie renouvelable Boralex mise sur le secteur solaire en forte expansion aux États-Unis pour garantir sa croissance au cours des prochaines années.Actuellement, seulement 1 % du parc de production de Boralex carbure aux panneaux photovoltaïques. Boralex dit avoir pour 630 méga-watts (MW) de projets dans le secteur solaire. De son côté, le producteur Innergex dit avoir pour 1 milliard $ de projets dans ses plans.      

Aux États-Unis, le secteur des énergies renouvelables comme le solaire, l’éolien et le stockage à partir de batteries sera appelé à connaître une forte expansion au cours des prochaines années ouvrant la porte à des opportunités historiques.       

- Pierre Couture      

48. Un gouvernement qui plaît vraiment aux Québécois  

La lune de miel s’est poursuivie en décembre avec l’élection de Joëlle Boutin dans le château fort libéral de Jean-Talon, au grand plaisir de François Legault.
Photo Simon Clark
La lune de miel s’est poursuivie en décembre avec l’élection de Joëlle Boutin dans le château fort libéral de Jean-Talon, au grand plaisir de François Legault.

Face au cynisme généralisé des citoyens envers leurs élus en Occident, la lune de miel qui dure entre la CAQ et la population québécoise a l’effet d’un baume sur la classe politique. Un sondage Léger-Le Journal publié fin novembre démontre que pas moins de 60 % des Québécois sont satisfaits du travail du gouvernement Legault. Ce taux d’approbation grimpe même à 70 % chez les répondants francophones. « C’est historique », commente le sondeur Jean-Marc Léger. « Les discussions autour de la dinde risquent d’être favorables au gouvernement », analyse Éric Montigny, professeur adjoint en sciences politiques à l’Université Laval. Son collègue, Thierry Giasson, reconnaît que ce gouvernement plaît aux Québécois. Mais il en faudra plus, estime-t-il, pour combattre le « malaise démocratique » que ressentent les citoyens envers les élus et les institutions.      

- Patrick Bellerose      

49. De moins en moins d’assistés sociaux  

Le nombre de Québécois qui reçoivent des prestations d’aide sociale est en baisse constante ces dernières années, indiquent des données gouvernementales. Les statistiques les plus récentes révèlent qu’en septembre dernier, 367 490 personnes bénéficiaient de cette aide financière de dernier recours. Il y a 10 ans, le Québec comptait tout près de 120 000 prestataires de plus, en septembre 2009, soit un total de 486 071 personnes. Au cours des derniers mois, la tendance à la baisse s’est maintenue pour se fixer au creux actuel, en raison notamment de la pénurie de main-d’œuvre et du vieillissement de la population.      

- Alexandre Robillard      

50. Le rêve du baseball renaît  

Marche pour le climat
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Les amateurs de balle de la province peuvent se permettre de rêver alors que les pourparlers sont bien entamés avec les Rays de Tampa Bay.  

Jamais depuis le départ des Expos en 2004 on n’aura autant entendu la candidature de Montréal dans les discussions des Ligues majeures de baseball.       

Même si le maire de St. Petersburg a mis, au début de décembre, du plomb dans l’aile du projet de garde partagée « tordu » de prime abord présenté en grande pompe en juin par le propriétaire Stuart Sternberg, il ne faut pas y voir la fin des épisodes pour le retour du baseball à Montréal.       

C’est plutôt le début de la grande valse des négociations avec les autorités politiques pour casser les contrats en vigueur jusqu’à la fin de la saison 2027 en Floride.      

Quand l’Office de consultation publique de Montréal rendra en janvier son rapport et ses recommandations dans le secteur Bridge-Bonaventure où le stade de Stephen Bronfman devrait revitaliser ce quartier au sud du centre-ville, on verra l’accélération du projet vers le retour du baseball majeur à Montréal.      

Non seulement tous les espoirs de baseball renaissent pour la première fois en 15 ans, mais un secteur de la métropole serait aussi grandement mis en valeur. Les trois paliers de gouvernements sont ouverts à discuter afin de mettre l’épaule à la roue.      

Engagement  

En tête du Groupe Baseball Montréal, Stephen Bronfman caresse le rêve de ramener le baseball depuis de nombreuses années. Le discours passionné sur la faisabilité de son projet, livré aux audiences de consultation publique à l’Office, prouvait sa sincérité et son engagement à redonner espoir aux amateurs québécois, de plus en plus nombreux à souhaiter encourager les Expos.      

Le fil des événements des prochains mois sera capital. Le maire de St. Petersburg, Rick Kriseman, dit refuser le scénario de garde partagée d’ici la fin du contrat le liant aux Rays jusqu’en 2027 en soulignant que les termes de l’entente représentent la meilleure option.       

Une opinion que Sternberg ne partage pas comme le vétuste Tropicana Field n’attire plus les partisans. Il a maintes fois répété qu’en aucun cas, avec ou sans un nouveau stade, les Rays ne joueraient à St. Pete 81 matchs dans un avenir rapproché.      

De son côté, le groupe montréalais colle à la philosophie « innovante » du propriétaire de la formation floridienne. Il garde le cap, les bras ouverts. D’ici 2024, le baseball serait de retour.      

- François-David Rouleau