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Mon deuxième «top-10 + 1» des meilleures «trumperies»

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Photo AFP

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Dernièrement, j’ai publié sur mon blogue un palmarès de 10 drôleries larguées par nul autre que Donald Trump, le tout-puissant président des États-Unis, qui a menacé militairement des pays insoumis comme l’Iran, le Venezuela et la Corée du Nord. Il l’a clairement dit à Kim Jong-un, le leader nord-coréen: «Mon bouton est plus gros que le tien».  

Il l’a dit aussi aux Iraniens: «Si Téhéran veut se battre, ça sera la fin de l’Iran, selon Trump».  

1 – Trump nie le réchauffement de la planète  

Comme l’expert Don Cherry et le spécialiste Maxime Bernier, Donald Trump jure que la dégradation de la santé de notre planète est un canular: «Trump ne croit pas au changement climatique».  

Pire, son gouvernement publie un rapport qui met en garde contre les conséquences désastreuses du changement climatique sur l’économie américaine, mais il n’y a rien à faire: «Trump refuse de croire le rapport [de son gouvernement] sur le climat».  

2 – Pour la liberté d’avoir son gun, comme dans le bon vieux temps  

Aux États-Unis, les intérêts politiques l’emportent sur la vie. Il ne faut pas achaler Donald avec les tueries et les fusillades qui se déroulent régulièrement aux States, depuis toujours. Pour lui et les autres, il est plus important de respecter la «liberté» d’avoir un fusil. L’interdire relèverait du socialisme. Et Donald est fidèle à ses amis: «National Rifle Association. Vous avez un vrai ami à la Maison-Blanche, assure Donald Trump».  

Même après d’autres fusillades: «Trump affiche un soutien sans réserve à la NRA».  

Peut-on dire bravo aux élus de la très belle ville américaine de San Francisco pour cette récente prise de position: «Armes à feu. La NRA qualifiée d’organisation terroriste [car c’est ce qu’elle est] par San Francisco»? 

3 – Devant le tollé, Donald réagit  

Toujours aussi comique, ce Donald, lorsqu’il dit ceci: «Trump favorable à des réformes de “bon sens” sur les armes. Le président américain a toutefois réaffirmé un appui sans réserve à la NRA».  

Comment définir la notion de «bon sens» de Donald? Ces réformes de «bon sens» qu’il proclame sont en fait le maintien intégral du statu quo. Changements de bon sens, d’accord, mais: «Trump écarte la perspective d’une interdiction des fusils d’assaut».  

4 – Trump, les écolos et les fusils  

Franchement, ça dépasse tout entendement quand on cogite sur les valeurs de Donald: «Trump vante l’effet dissuasif d’enseignants armés dans les écoles».  

Et en plus, un prof armé rehausserait le niveau de discipline en classe et même serait un outil pédagogique formidable qui augmenterait le niveau d’obéissance, de concentration et d’apprentissage des élèves. Les professeurs armés et leurs vertus pédagogiques, des thèmes de recherche «scientifique» à explorer...   

Et Donald de renchérir sur le sujet: «Des armes et d’ex-soldats pour sécuriser les écoles américaines».  

Vous voyez bien que ça ne tourne pas rond dans la tête du président?  

Un autre émule républicain de Donald qui en rajoute: «Le gouverneur de Floride veut un policier dans toutes les écoles publiques».  

Moi, j’en mettrais plus d’un dans chaque école. Pourquoi pas aussi des tanks, tant qu’à faire?  

5 – Les armes à feu et l’économie  

La vente libre d’armes à feu et les tueries sont bonnes pour l’économie et accroissent le produit intérieur brut. Les commerçants profitent de cette belle initiative «trumpienne», comme en font foi ces récentes fusillades au Texas et en Ohio qui ont fait 29 morts et plusieurs blessés: «Vente d’armes à feu: une promotion [prix réduits] pour le “retour à l’école” qui soulève l’indignation».  

Ah, c'est que les gens n’ont pas le sens de l’humour, n’est-ce pas? Alors que dites-vous de celle-ci: «New Hampshire. Un fusil à l’achat d’une voiture»? 

Et à l’achat d’un camion, a-t-on droit à une mitraillette?  

6 – Les amis de Donald  

En Égypte, les procès sommaires et les exécutions gratuites sont de mise, mais Donald trouve ça fantastique, ce qu’accomplit le merveilleux président Abdel Fattah al-Sissi, qui a été réélu avec 97 % des votes, signe d’une démocratie en santé. Même son adversaire fétiche vantait les mérites de Sissi, qui a renversé militairement le gouvernement élu des Frères musulmans avec l’aide de... «Égypte. Donald Trump louange le travail “fantastique” du président Sissi».  

En violation régulière du droit international, Israël s’accapare Jérusalem-Est, le Golan et de grands pans de la Cisjordanie et Donald Trump est content: «Le président américain accueille son “ami” Nétanyahou [celui qui veut prendre 30% de la Cisjordanie s’il est réélu] à la Maison-Blanche» (Le Journal de Montréal, 6 février 2017).  

Aussi, Donald aime et défend Bolsonaro, président du Brésil: «Trump et Bolsonaro affichent leur complicité à la Maison-Blanche».  

7 – Il y a quand même du beau en Chine  

Donald, malgré les divergences, trouve qu’il se fait des choses «fantastiques» en Chine, comme: «Trafic de drogue: Trump vante le recours à la peine de mort en Chine».  

8 – Dieu aime Donald et Donald aime Dieu  

Son ex-porte-parole l’a dit et même confirmé: «Dieu voulait que Trump devienne président, affirme Sarah Sanders».  

Et Donald de clamer: «Que Dieu bénisse l’Amérique et que Dieu bénisse Boeing».  

Réponse du Créateur à Donald: «Oui pour l’Amérique, mais pour ce qui est de Boeing, il ne faut pas trop m’en demander. Nul n’est tenu à l’impossible», même si, comme l’a dit son ministre Rick Perry: «Trump a été choisi par Dieu, affirme l’un de ses ministres».  

Peut-être devrions-nous le canoniser de son vivant?  

9 – Les golfs de Donald  

Rien n’est à l’épreuve de Donald: «Trump. Il voulait un G7 dans l’un de ses golfs».  

Un G7, mais pas d’éoliennes qui vont en défigurer le décor bucolique: «Donald Trump ne veut pas d’éoliennes près de son golf».  

Le Maine, le Vermont et le New Hampshire ne veulent pas, non plus, d’éoliennes, ni d’une belle grosse cimenterie.   

10 – Trump est déçu  

Donald jouit actuellement d’un peu plus de 40% de la faveur populaire, ce qui, pour moi, n'est pas qu'énorme, mais incompréhensible. Mais Donald rechigne: «Trump l’assure, sa cote de popularité devrait être de 75%».  

Mais pourquoi pas à 97%, comme pour son ami Sissi en Égypte?  

11 – Trump, un génie  

L’ami Donald n’a pas de complexes: «Vexé par les critiques, Donald Trump se qualifie de génie très stable».  

Et comme si ce n’était pas assez comme insignifiance, Donald se vante à l’ONU d’avoir réalisé le meilleur bilan de l’histoire des États-Unis: «Le discours de Donald Trump accueilli par des rires à l’ONU».  

Donald ne s’est jamais aperçu que l’on riait de lui...