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Quelle année boursière!

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Les boursicoteurs ont connu en 2019 une année très payante alors que toutes les grandes places boursières ont enregistré des gains appréciables, soit tout le contraire de l’année 2018 qui affichait de lourdes pertes.

Et heureusement pour nous, la Bourse de Toronto a, elle aussi, fait belle figure en bouclant l’année 2019 avec une alléchante hausse de 19,1 %.

Remarquez qu’on ne peut malheureusement pas en dire autant de la Bourse de croissance de Toronto. Cette Bourse spécialisée dans les petites capitalisations canadiennes a traîné de la patte tout au long de l’année. Elle a quand même réussi à finir l’année en territoire positif, avec une légère hausse de 3,6 %. Ce sont des peanuts à comparer à tous les grands indices de par le monde.

LA PALME

Les grands honneurs de cette super année boursière reviennent à la Bourse américaine, familièrement appelée Wall Street.

En effet, les grands indices boursiers de Wall Street ont servi tour à tour de boule d’énergie tout au long de l’année.

La palme du meilleur rendement a été remportée par le NASDAQ, lequel indice américain a explosé de 35,2 % en 2019. Il s’agit ici d’une performance exceptionnelle quand on sait que cet indice regroupe les plus grandes sociétés du monde de la haute technologie, telles les Apple, Microsoft, Facebook, Amazon, Google (Alphabet), Intel, Cisco, etc.

Le gigantesque indice S&P 500 de la Bourse de New York a terminé l’année avec une spectaculaire hausse de 28,9 %. Et le vénérable Dow Jones des 30 grandes industrielles américaines a grimpé pour sa part de 22,3 %.

Du côté de l’Europe, ce sont les bourses de l’Allemagne et de la France qui se sont démarquées avec des gains respectifs de 26,4 % pour l’indice CAC 40 de Paris et de 25,5 % pour l’indice allemand DAX, de la Bourse de Frankfort.

En Asie, la Bourse chinoise de Shanghai a fini l’année en hausse de 22,3 %. Au second rang, on retrouve le Nikkei 225 de la Bourse du Japon, avec une augmentation de 19,2 %.

LA DÉCEPTION

Quand on analyse la performance de la Bourse canadienne sur les périodes de trois, cinq et 10 ans, force est de constater que la « Bay Street » de Toronto a fort peu brillé à comparer à la « Wall Street » de New York.

Selon la compilation des rendements (incluant les dividendes) d’indices financiers effectuée par la firme Aubin Actuaire Conseil Inc., on constate un écart monstre entre le rendement du S&P/TSX de Toronto et celui du S&P 500 de New York.

Sur trois ans, Toronto affiche un rendement annualisé de 6,9 % à comparer à 15,3 % pour New York.

Concernant la période de cinq ans, l’écart se réduit un peu : Toronto rapporte un rendement annualisé de 6,3 % alors que New York offre aux boursicoteurs 11,7 %.

Et sur l’ensemble de la décennie, la Bourse américaine a rapporté deux fois plus que la Bourse canadienne. L’indice S&P 500 a progressé en 10 ans au rythme annualisé de 13,6 %, comparativement à un « maigre » rendement de 6,9 % pour l’indice S&P/TSX.