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Réglez vos finances en moins de deux minutes par jour

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Les Américains mettent en moyenne moins de deux minutes par jour à gérer leurs finances personnelles, ai-je lu récemment. Je n’ai aucune raison de croire que les Québécois y consacrent plus de temps.  

Si c’est le cas, nous passerions 0,12 % de notre temps à nous occuper de nos finances, contre 11,6 % à regarder la télé (et le tiers à dormir). C’est maintenant que vous vous attendez à mon petit sermon... Je vous en fais grâce !Il me semble normal de dédier 100 fois plus de son temps à ses loisirs qu’à gérer ses finances, pour peu que le centième dont on parle ici soit utilisé efficacement.   

Une moyenne de deux minutes par jour, cela équivaut à une demi-journée par année. Pour un couple, cela fait donc 24 heures. Si on exclut la planification de l’épicerie, un ménage qui est à son affaire n’a pas besoin de plus.   

Le secret ? Mettre de l’ordre, systématiser et automatiser ! Il y a certes des éléments qu’il faut mettre en place, ce qui nécessite du temps. Une fois la machine lancée, notre attention n’est pratiquement plus requise.   

Une feuille de route  

La base, la fondation, c’est un budget réaliste. Le plus long dans cet exercice consiste à faire l’inventaire de ses dépenses, à réfléchir à ses priorités, à établir un échéancier de ses projets et à distinguer les éléments superflus. Qu’est-ce que faire un budget sinon équilibrer deux colonnes de chiffres ? Ensuite, il suffit de le respecter (c’est la partie difficile) et de l’ajuster chaque année.   

Le budget doit permettre de dégager un coussin. Il faut prévoir une ligne pour l’épargne, en haut, d’où l’adage « se payer en premier ».   

Une stratégie  

Cet argent, il doit fructifier. Mettre en place une « stratégie » de placements, ça ne s’improvise pas. Je dis « stratégie », mais ne nous racontons pas d’histoires : nous ne sommes pas non plus Warren Buffett. On a autre chose à faire que de tenter d’interpréter les événements géopolitiques, les gazouillis de Donald Trump et les fluctuations des taux d’intérêt (même Buffett ne s’y adonne pas). Pour la vaste majorité des gens, investir se résume à sélectionner des produits d’investissements clé en main qui produisent des rendements satisfaisants à un coût raisonnable, puis à dormir dessus.   

On n’a jamais eu autant l’embarras du choix. Avec un seul fonds négocié en bourse (FNB), n’importe qui a désormais accès à un portefeuille diversifié à rééquilibrage automatique, et ce, à un coût minime. Cela convient pour toutes les sommes appelées à dormir plus de cinq ans, en privilégiant les abris fiscaux bien connus : REEE, CELI, REER. Quant à l’épargne à court terme, elle sera déposée dans un compte à intérêt élevé.   

Tous les transferts entre les comptes, comme le paiement de factures, devraient être automatisés et synchronisés avec le dépôt de la paie.   

Un conseiller  

Un conseiller, c’est utile. Le plus laborieux restera sans doute de mettre la main sur quelqu’un de compétent qui veille sur nos intérêts financiers avant les siens. On court toujours le risque de se faire vendre de l’assurance vie inutile, de payer des frais élevés pour des fonds de placement et du service après-vente médiocre.   

Ils sont nombreux, les bons conseillers. Les autres le sont aussi, c’est là le problème. Il faut donc rester à l’affût et demander des références. On doit rechercher quelqu’un de relativement disponible, capable de nous aider à établir des objectifs réalistes et de nous proposer des moyens pour les atteindre.   

En attendant de trouver la perle, il est important de se méfier du jargon financier, de décliner les offres de produits compliquées et de fuir les solutions miracles.   

À faire chaque année 

  • Négocier ses assurances auto et habitation. En faire de même de ses services de communications.    
  • Remettre en question la pertinence des deux voitures, de l’Internet illimité et des autres dépenses compressibles, comme tous ces abonnements de télé à la carte, les sorties au restaurant, etc.    
  • Comparer les rendements de ses placements à ceux du marché.