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À la mémoire de Kharlamov

Ilya Kovalchuk a offert un joli présent à Brett Kulak pour obtenir le numéro 17

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Pour la majorité des joueurs, le numéro qu’ils portent n’a aucune signification. La plupart du temps, c’est celui que le préposé à l’équipement leur a tendu à leur arrivée avec l’équipe. Pour Ilya Kovalchuk, toutefois, le numéro 17 revêt un cachet plus que particulier.

Tellement, que le nouveau joueur du Canadien a offert un magnifique présent à Brett Kulak pour le remercier de lui avoir cédé le numéro qu’il porte depuis qu’il s’est joint au Tricolore.

« C’est une très belle montre Rolex, a annoncé Kulak aux journalistes présents à l’entraînement optionnel du Canadien. Je vais la garder toute ma vie. C’est un beau souvenir. J’étais content de lui donner mon numéro. »

À l’endos de celle-ci, on peut y lire : « Merci pour le no. 17. » 

Ilya Kovalchuk ( au centre chandail rouge) a participé à un premier entraînement avec quelques-uns de ses nouveaux coéquipiers dimanche à Brossard.
Photo Martin Alarie
Ilya Kovalchuk ( au centre chandail rouge) a participé à un premier entraînement avec quelques-uns de ses nouveaux coéquipiers dimanche à Brossard.

On peut comprendre Kulak d’être heureux. Ce n’est pas un cadeau anodin. Il faut dire que pour le défenseur, qui arbore maintenant le 77, le 17 n’avait rien de bien significatif. Contrairement à Kovalchuk, qui porte ce numéro depuis son entrée dans la LNH, en 2001.

« C’est en l’honneur de Valeri Kharlamov. C’était le joueur favori de mon père. Il est décédé avant ma naissance, mais j’ai pu visionner plusieurs de ses matchs sur cassette. Notamment, ceux de la Série du siècle. Il fut l’un des meilleurs joueurs de l’histoire de la Russie », a raconté l’attaquant de 36 ans. En fait, il n’y a que lors des compétitions internationales que Kovalchuk porte un autre numéro. Le 17 ayant été retiré en Russie, justement en mémoire de Kharlamov, il a choisi d’inverser les chiffres et de se rabattre sur le 71.

« Dans la LNH, Evgeni Malkin porte le 71. Sur l’équipe nationale, il est plus jeune que moi, alors il doit se contenter du 11 », a expliqué Kovalchuk, sourire en coin.

Incertain face aux Jets

Il faudra patienter encore quelques heures avant de savoir si la dernière acquisition de Marc Bergevin affrontera les Jets lundi soir. Kovalchuk a bel et bien pris part à l’entraînement de dimanche, avec une dizaine de coéquipiers, mais Claude Julien a préféré ne pas se mouiller.

« Il vient de patiner et on n’a pas eu le temps de discuter encore. On va prendre une décision demain [lundi matin] », a-t-il indiqué.

« Il n’a pas joué depuis novembre, a ajouté l’entraîneur du Canadien. Patiner en solitaire, ce n’est pas comme disputer un match. Il faudra évaluer tout ça. »

Comme il l’avait exprimé la veille, Kovalchuk a réitéré son souhait de participer rapidement à son premier match. Pour lui, sa forme physique ne fait aucun doute.

« J’ai passé tous les examens médicaux hier [samedi]. Ça veut dire que je les ai passés deux fois cette année... », a-t-il laissé tomber.

Meilleure chance qu’à L.A.

Au moment de rencontrer la presse, avant le match face aux Penguins, Kovalchuk avait laissé entendre, sans vouloir entrer dans les détails, que les choses ne s’étaient pas passées comme prévu avec les Kings. 

Dimanche, en répondant à une question qui n’allait pas du tout en ce sens, il a offert quelques précisions sur le sujet.

« Je ne pense pas qu’on m’a offert la même opportunité que celle que j’aurai ici. J’aurai l’occasion de jouer sur la première vague de l’attaque massive et d’obtenir beaucoup de temps de jeu. Quand tu joues beaucoup, tu peux créer beaucoup de choses », a-t-il mentionné.

Difficile de prédire ce que Kovalchuk amènera à cette équipe à forces égales. Toutefois, en supériorité numérique, il offrira une option beaucoup plus intéressante à Julien que certaines de celles que l’entraîneur a présentement sous la main.

« Je ne veux pas trop m’avancer, car je sais que les attentes seront élevées, a lancé le Russe. Cependant, il y a de bons outils sur cette attaque massive avec Max [Domi] ainsi que Shea [Weber] et son tir foudroyant. Et je peux encore bien tirer la rondelle. »

Dimanche midi, le CH a placé le nom de Christian Folin au ballottage. Le défenseur n’a disputé que cinq matchs avec le Canadien cette saison, le dernier remontant au 19 octobre.