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Le nouveau grand patron de Bell veut coopérer avec Huawei

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Le nouveau PDG de BCE, Mirko Bibic, estime que le géant chinois Huawei, soupçonné d’espionnage par les États-Unis, est digne de confiance pour bâtir le réseau 5G au pays.

« Ils ont été un excellent partenaire », a affirmé le nouveau numéro 1 de Bell, Mirko Bibic, en entrevue à Bloomberg hier à propos de l’équipementier chinois controversé. 

L’an dernier, Telus et Bell ont prévenu Ottawa que le fait de bloquer Huawei du futur réseau 5G les saignerait de plus d’un milliard de dollars, avait rapporté The Globe and Mail.

Or, même si les craintes d’espionnage du numéro deux mondial du téléphone portable ont explosé depuis et que l’Administration Trump a interdit aux entreprises américaines de vendre des équipements à Huawei, Bell refuse de leur lancer la pierre.

À Bloomberg, son patron a qualifié l’équipement de Huawei d’« excellent » (« top notch »), en ajoutant qu’il aimerait pouvoir travailler avec le géant chinois pour son réseau 5G.

Cheval de Troie

Au cours des derniers mois, les services secrets du Groupe des cinq, le Five Eyes, ont demandé à Ottawa de bannir Huawei. Le Groupe des cinq est une organisation internationale qui réunit le Canada, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, la Grande-Bretagne et l’Australie.

Il y a deux mois, un conseiller en sécurité de Donald Trump est allé jusqu’à dire qu’il craignait que Huawei soit utilisé comme un cheval de Troie par le gouvernement chinois.

Malgré ces appels répétés des services de renseignements, le gouvernement Trudeau n’a toujours pas décidé s’il allait permettre ou non à Huawei de bâtir son réseau 5G au pays.

Depuis l’arrestation de la fille du fondateur de Huawei, Meng Wanzhou, en décembre 2018, les relations entre le Canada et la Chine se sont dégradées.

Au Canada, on digère mal l’arrestation, neuf jours plus tard, des Canadiens Michael Kovrig, un ancien diplomate, et Michael Spavor, un homme d’affaires, par la Chine. À Pékin, on a toujours refusé d’établir un lien entre ces deux événements.