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Le Canada privé de sa grande vedette

Kim Boutin, le 10 novembre 2019.
PHOTO D'ARCHIVES TOMA ICZKOVITS Kim Boutin, le 10 novembre 2019.

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 MONTRÉAL - Kim Boutin a un but bien précis en tête pour la présente saison: devenir championne du monde, en mars, lors des Mondiaux de patinage de vitesse courte piste prévus en Corée du Sud. 

 Cet objectif a incité l’athlète de Sherbrooke à jouer de prudence et à faire l’impasse sur une compétition de moindre importance prévue ce week-end à l’aréna Maurice-Richard, à Montréal. Aux prises avec une tendinite à un genou, elle se servira plutôt des deux prochaines semaines pour s’assurer de bien guérir.  

 «C’est dommage que je ne puisse pas y participer, mais j’ai des objectifs plus élevés pour la suite», a reconnu Boutin, qui aurait évidemment aimé patiner devant les amateurs québécois.  

 Le jeu n’en valait tout simplement pas la chandelle, puisque le Championnat des quatre continents de l’ISU, une nouvelle compétition, a surtout été mis en place pour permettre aux athlètes nord-américains et asiatiques de rester actifs pendant les Championnats européens prévus traditionnellement en janvier.  

 «Si ç’avait été les Championnats du monde ou encore les Jeux olympiques, on aurait sûrement composé avec les douleurs et pris part aux compétitions, a d’ailleurs convenu Boutin, qui a remporté huit médailles en autant d’épreuves individuelles sur le circuit de la Coupe du monde depuis le début de la saison. C’est simplement une blessure que je n’ai pas envie de traîner pendant longtemps.»  

 Prendre des notes 

 Concernant la compétition du week-end, qui rassemble néanmoins une partie de l’élite mondiale, l’appellation du Championnat «des deux continents» aurait peut-être été plus appropriée. En plus des athlètes du Canada et des États-Unis, la Corée du Sud, la Chine et le Japon viennent surtout compléter le portait. Pour l’Océanie et l’Afrique, c’est le néant. Certes, on remarque aussi un représentant de l’Amérique latine parmi les inscrits, mais le Colombien Nicolas Laborde est d’abord un produit du Club de patinage de vitesse Montréal-Gadbois.  

 À n’en point douter, la compétition sert d’abord et avant tout à prendre des notes et à se remettre en forme en prévision des prochaines Coupes du monde et des Mondiaux.  

 «Ce qui est triste, c’est qu’on avait prévu un plan de travail avec Kim, a reconnu l’entraîneur de l’équipe féminine canadienne, Frédéric Blackburn. Cette compétition n’en est pas tellement une axée sur la performance pour nous. Elle devait servir de préparation à Kim et lui permettre d’essayer des choses dans différentes circonstances précises.»  

 Contre mauvaise fortune bon cœur

 Sur une note positive, les adversaires de Boutin ne pourront pas non plus profiter de la compétition pour tenter de trouver le moyen de la battre. On peut y voir au moins un avantage à cette première tendinite à un genou en carrière.  

 «C’est parfait que ça m’arrive maintenant, car si jamais cela devait m’arriver avant les Jeux olympiques, je saurai alors comment réagir», a par ailleurs noté Boutin qui, avant ce malaise à un genou, a plutôt été habituée à des maux de dos récurrents.  

 La patineuse québécoise, déjà triple médaillée aux Jeux olympiques de Pyeongchang en 2018, définit sûrement bien ses principaux objectifs: les prochains Mondiaux puis, éventuellement, les Jeux olympiques de 2022.  

 

 Formation canadienne pour le Championnat des quatre continents de l’ISU, les 11 et 12 janvier, à Montréal:  

 

 Femmes 

  •  Courtney Sarault  
  •  Alyson Charles  
  •  Claudia Gagnon  
  •  Camille De Serres-Rainville  
  •  Danaé Blais    

 

 Hommes 

  •  Charles Hamelin  
  •  Steven Dubois  
  •  Cédrik Blais  
  •  Pascal Dion  
  •  William Dandjinou