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Des sentiers de motoneige ouverts par secteurs seulement

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Photo Julien Cabana

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Avec l’hiver qui tarde à s’installer, les motoneigistes continuent de patienter en espérant que le réseau de sentiers va renaître. À l’exception de quelques endroits qui sont vraiment privilégiés, le manque de neige fait que le monde de la motoneige roule au ralenti présentement.

«On peut dire que grosso modo, des clubs ont pu amorcer tranquillement leurs opérations à certains endroits», explique Denis Lavoie de Motoneiges.ca. «Ils ont ou vert des sentiers, mais il manque cruellement de neige. Il faut espérer que les chutes de neige annoncées pour les prochains jours vont permettre d’augmenter la neige au sol», ajoute-t-il.

Dans les faits, on peut considérer que le Saint-Laurent est une barrière naturelle qui empêche les clubs proches d’ouvrir.

«C’est simple, plus on s’éloigne de l’eau, plus il est possible de trouver des sentiers qui sont disponibles», avance l’expert.

«Par exemple, ici, dans le Bas-Saint-Laurent, plus on monte vers le sommet du mont Comi, plus les conditions sont bonnes. Elles ne sont pas à leur meilleur, mais au moins, il est possible de circuler sur des sentiers offrant des conditions intéressantes dans les circonstances. La prudence est de mise, surtout lorsqu’on se retrouve en forêt où la couche de neige au sol est très mince.»

LES CHANCEUX

Alors que certains cherchent littéralement de la neige, dans certains coins du Québec, d’autres sont plus chanceux.

«On peut mentionner comme exemple le cas du Club de motoneige de Saint-Raymond qui offre d’excellentes conditions aux motoneigistes sur la Trans Québec 23 qui les mènera jusque dans la réserve des Laurentides», poursuit Lavoie.

«Toute la Gaspésie est disponible présentement. Dans le nord des régions de l’Outaouais, des Laurentides, de la Mauricie, les sentiers sont ouverts. Là, il est possible de circuler dans de bonnes conditions.  

«Il ne faut pas oublier les monts Valin, les Chic-Chocs, Charlevoix, autant de sites où l’on peut rouler. Il faut toutefois être prêt à se déplacer avec une remorque parce que la connexion entre les régions n’est pas possible dans la majorité des cas», précise-t-il.

Il faut maintenant espérer que les choses changent rapidement pour certaines régions où la pratique de la motoneige représente une activité économique très importante.

«En Chaudière-Appalaches, quelques clubs ont commencé à ouvrir des portions de sentiers, tout en spécifiant que les conditions sont acceptables. Sur la Côte-Nord, ça roule aussi dans certains sentiers, mais avec les mêmes conditions. Même au Saguenay, les motoneigistes sont invités à la prudence en raison du peu de neige qu’il y a dans les sentiers. Si jamais nous avions une bonne bordée de neige, les choses pourraient changer rapidement. Les bénévoles des clubs sont fin prêts à mettre la machine en marche.»

BIEN S’INFORMER

L’expert a tenu à rappeler que dans les circonstances, il vaut mieux prendre le temps de bien s’informer avant de planifier une sortie.

«Je conseille aux gens de s’informer auprès de leur club parce que ces bénévoles sont ceux qui sont en première ligne. Ils savent exactement ce qui se passe sur leurs sentiers. On peut soit rejoindre les responsables ou se rendre sur la page Facebook du club. 

«Aussi, nous offrons sur notre site Motoneiges.ca plusieurs co n ditions de sentiers mises à jour régulièrement. Les amateurs peuvent se rendre sur le site de la Fédération des clubs de motoneigistes pour voir les conditions et, en temps réel, ce qui se passe dans les sentiers, en consultant la carte du surfaçage. Avec tous ces moyens d’information, les amateurs peuvent suivre d’heure en heure la progression de la mise en place du réseau de sentiers», rappelle Denis Lavoie.