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Basketball: un début de saison au-delà des espérances pour le Rouge et Or

Les blessures à des joueuses importantes n’ont pas affecté l’équipe féminine

Rouge et Or
Photo Courtoisie, Rouge et Or Le Rouge et Or sera l’hôte de la 26e édition de la Classique Lactantia en fin de semaine au PEPS, où convergeront près de 90 équipes scolaires. Pour l’occasion, Carrie-Ann Auger et Sidney Tremblay-Lacombe, qui entourent les entraîneurs Guillaume Giroux et Nathan Grant, seront également en action, alors que Laval accueillera McGill, vendredi soir.

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Malgré le départ de quatre partantes qui ont complété leur parcours universitaire et les blessures à trois joueuses de centre, le début de saison de l’équipe féminine de basketball du Rouge et Or satisfait l’entraîneur Guillaume Giroux.  

Avant la pause des Fêtes, le Rouge et Or a présenté une fiche de trois victoires et deux revers, au deuxième rang du classement derrière les Gaiters de Bishop’s, qui montrent un dossier de quatre gains et une défaite. Laval a amorcé la deuxième moitié de saison sur le bon pied en disposant des Martlets de McGill, mercredi, par la marque de 57-46.  

«Je suis agréablement surpris de notre début de saison, a affirmé l’entraîneur-chef, qui a mené le Rouge et Or à la médaille d’argent au championnat canadien l’an dernier.   

J’adore notre début de saison. Pendant la période des Fêtes, nous avons disputé un tournoi à Bishop’s où nous avons vaincu Windsor et Queen’s, qui occupent les 6e et 8e rangs respectivement au classement national. Je ne suis pas rendu à dire que nous sommes dans le top 2 ou 3 au pays, mais on se retrouve dans le top 6. Je suis un peu surpris de nos succès. Même si on a moins de vedettes que l’an dernier, je savais qu’on pourrait compétitionner en raison de notre profondeur. La cohésion s’est établie rapidement. Nos objectifs sont hyper élevés.»  

Khaléann Caron-Goudreau, Léa Dominique et Djamila Amidou-Triquet ont repris le collier, mercredi.  

Plus grandes responsabilités  

Parmi les filles qui assument un plus grand rôle, on retrouve Carrie-Ann Auger. « En début de saison, j’étais vraiment stressée d’assumer un plus grand rôle, a reconnu la garde de 3e année. Ça faisait deux ans que je me préparais à jouer un plus grand rôle et j’ai eu deux excellents modèles en Sarah-Jane Marois et Claudia Émond. Je dois être confiante pour connaître du succès. Je me suis dit que c’était à mon tour, et ça se passe bien. »  

«Même s’il nous manquait de gros morceaux en première moitié de saison, c’est rassurant de voir qu’on a quand même eu du succès, d’ajouter le produit des Diablos de Trois-Rivières qui présente une moyenne de 10,6 points par partie. On aime aller vite et on n’arrêtera pas de courir avec le retour de nos grandes filles, mais elles vont nous aider sous les paniers.»  

Première victoire attendue  

À sa première saison à la barre du Rouge et Or masculin, Nathan Grant n’a toujours pas goûté à l’ivresse de la victoire en cinq parties. « J’ai vraiment hâte de remporter ce premier match, a-t-il raconté. Je ne dors plus. Je pense sans cesse à nos adversaires en étudiant les films de leurs parties. Malgré notre fiche, nous sommes sur le bon chemin parce que l’on compétitionne à chaque match et on ne perd pas par 25 points. »  

«Je connaissais bien le niveau et je savais que ça ne serait pas facile, d’ajouter Grant. Nos recrues ont l’opportunité de prendre une bonne expérience en jouant de grosses minutes, mais c’est toujours important de gagner afin de confirmer qu’on s’en va dans la bonne direction. Avec une victoire cette semaine, on serait de retour dans la course aux séries.»  

Deux recrues de premier plan à Laval  

Le Rouge et Or a mis la main sur deux recrues de premier plan en prévision de la prochaine saison et espère obtenir la confirmation d’une troisième fille.  

La garde Frédérique Beaudry-Blais, des Dynamiques de Sainte-Foy, et l’ailière Erika Madjoukam-Nzodoun, des Nomades de Montmorency, ont confirmé leur venue à Laval.   

«Fred est une joueuse exceptionnelle, a affirmé l’entraîneur-chef Guillaume Giroux. Malgré l’intérêt des États-Unis, c’est une fille qui voulait demeurer à Québec. Elle me fait penser en ce sens à Sarah-Jane Marois.»  

«Quant à Erika, c’est un diamant à polir. Elle est très athlétique et elle a explosé cette année. Sa courbe de progression est énorme. Utilisée comme centre à Montmorency, elle est efficace près du panier et on va travailler son tir de trois points. Elle possède une attitude extraordinaire. À Laval, elle jouera comme ailière. Son arrivée tombe à point puisque Marie-Pier Champagne et Élise Roy disputeront leur dernière saison l’an prochain.»  

Difficile de recruter à Montréal  

Giroux n’a jamais caché qu’il est souvent ardu d’attirer des filles de Montréal à Québec. «Même si deux autres finissantes de Montmorency attiraient plus l’attention, je l’avais identifiée rapidement dans le recrutement, a-t-il raconté. Ce n’est pas facile de recruter des filles à Montréal, mais, dans son cas, elle vivait déjà en appartement. Puisque je fais souvent des voyages pour mon travail, je vais transporter ses frères afin qu’ils puissent se voir régulièrement.»  

Giroux n’a pas complété son magasinage. Il souhaite ardemment que la garde Sabrine Khelifi, des Dynamiques, poursuive sa carrière au PEPS. «Sabrine est un très, très gros morceau. Elle aurait un rôle important en partant. Elle a plusieurs offres de la NCAA, mais elle souhaite étudier en médecine dentaire et elle devrait faire un “premed” aux États-Unis.»  

S’il conserve l’espoir de retenir Khelifi à Québec, Giroux doit toutefois faire une croix sur Rosemarie Dumont, elle aussi des Dynamiques, qui s’est engagée avec l’Université de Butler dans la NCAA.