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Canadiens tués dans l'écrasement en Iran: le Canada doit absolument s’impliquer dans l’enquête, selon Nimâ Machouf

Canadiens tués dans l'écrasement en Iran: le Canada doit absolument s’impliquer dans l’enquête, selon Nimâ Machouf
AFP

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Le Canada doit s’impliquer activement dans l’enquête sur les causes de l’écrasement du Boeing 737 d’Ukraine International Airlines qui a fait 176 morts, dont 63 Canadiens, mercredi, à Téhéran, selon Nimâ Machouf, chercheuse et femme politique canadienne d'origine iranienne.  

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«Les familles des victimes ont déjà commencé à revendiquer pour demander au gouvernement canadien de s’impliquer activement [dans l’enquête]», a-t-elle soutenu jeudi à QUB radio.    

  

  

«On a l’expertise et on a les moyens», a-t-elle poursuivi en entrevue à l’émission Dutrizac, ajoutant que le premier ministre Justin Trudeau avait déjà dit, bien que timidement, qu'il allait s'impliquer dans l'enquête.    

«M. Trudeau a une opportunité en or pour montrer, premièrement, son indépendance face à la politique américaine au niveau des affaires étrangères et, deuxièmement, pour aider ses concitoyens à comprendre ce qui s’est passé pour pouvoir faire leur deuil», a insisté Mme Machouf, qui connaît plusieurs des victimes et leur famille.    

  

Nimâ Machouf
Photo courtoisie
Nimâ Machouf

  

Mercredi, un Boeing 737 d’Ukraine International Airlines a décollé de Téhéran en direction de Kiev et s'est écrasé quelques minutes plus tard, entraînant dans la mort les 176 personnes à bord. L’Ukraine a dépêché à Téhéran 45 experts pour étudier les causes de la tragédie, après que l’Iran eut refusé de remettre les boîtes noires de l’appareil aux Américains.    

Sans le Canada, «qui n’est pas directement en guerre avec l’Iran», il pourrait être difficile – voire impossible – de faire la lumière sur les causes de cette tragédie, croit Mme Machouf.    

Selon elle, les États-Unis et l’Iran ne sont pas «habilités à faire cette enquête, parce qu’ils n’ont pas nécessairement intérêt à faire une enquête indépendante», «d’où l’importance du Canada».    

«L’Iran veut dire que c’est un bris mécanique et les États-Unis veulent dire que c’est une attaque. Il faut absolument que d’autres pays s’impliquent, dont le Canada», a-t-elle plaidé.    

Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères François-Philippe Champagne a pressé jeudi l’Iran d’impliquer les autorités canadiennes dans l’enquête.

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