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Des clients de Bell verront leur facture bondir de 11% d’un coup

La hausse mensuelle touche les abonnés sans contrat mobile de l’entreprise

L’augmentation, de un à cinq dollars, à compter de mars prochain, a provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.
Photos courtoisie et tirées de Facebook L’augmentation, de un à cinq dollars, à compter de mars prochain, a provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.

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Le géant des télécommunications Bell vient d’annoncer discrètement à certains de ses clients une hausse de tarifs de téléphonie mobile pouvant atteindre 5 dollars par mois, et ce, dès mars prochain. Une pratique légale, mais contestée.

Une bien mauvaise nouvelle attendait plusieurs abonnés de Bell mobile au retour des Fêtes. Dans leur boîte courriel, un message les informant d’une hausse pouvant atteindre jusqu’à 11 % de leur facture mensuelle, à partir de mars 2020.

« Nos investissements continus permettent que nos clients puissent écouter de la musique et regarder des vidéos en continu [...], et ce à des vitesses plus rapides. Il en résulte un nombre croissant de demandes au réseau. Combiné à une augmentation tarifaire de la part de nos fournisseurs, cela nous oblige à modifier périodiquement le tarif de certains de nos produits », affirme le courriel.

Certains, comme David, venaient tout juste de négocier leur nouvelle entente avec Bell. Son tarif passera néanmoins de 45 $ à 50 $, a-t-il dénoncé, comme plusieurs, sur les réseaux sociaux.

L’Office de la protection du consommateur confirme avoir reçu « quelques » plaintes à cet égard. « Les consommateurs visés peuvent appeler à l’Office pour soumettre leur cas, en ayant sous la main leur contrat et l’avis d’augmentation, afin de vérifier si la hausse qui les touche respecte les conditions édictées par la loi », a indiqué au Journal un porte-parole.

Pas la première fois

Bell avait déjà été critiquée en 2017 pour une hausse semblable, cette fois pour son service internet. La plupart des forfaits avaient alors été majorés de 5 $. Le téléphone résidentiel et plusieurs forfaits télé avaient aussi vu leur prix rehaussé d’un coup.

Or, dans le cas présent, Bell Canada semble respecter la loi.

Une porte-parole de Bell, Caroline Audet, a confirmé que l’entreprise a « récemment apporté des ajustements de 1 $ à 5 $ sur certains forfaits de services sans fil non contractuels ». 

La loi stipule que dans de tels cas, les opérateurs doivent informer leurs clients « dans le mois qui précède la hausse », précise le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC). 

« Dans le cas de clients ayant un contrat à durée déterminée (par exemple, un contrat d’une durée de deux ans), le fournisseur de service ne peut pas augmenter les frais mensuels minimaux sans le consentement explicite du client », ajoute une porte-parole. 

♦ Les clients de Bell qui jugent la hausse inacceptable peuvent se tourner vers le Commissaire aux plaintes relatives aux services de télécommunications pour faire valoir leur point de vue.