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Écrasement d'avion: le BST va dépêcher une équipe d'enquêteurs en Iran

Le ministre des Affaires étrangères François-Philippe Champagne
Photo d'archives, JEAN-FRANCOIS DESGAGNÉS Le ministre des Affaires étrangères François-Philippe Champagne

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OTTAWA | Le Bureau de la sécurité des transports (BST) du Canada va dépêcher une équipe d’enquêteurs en Iran pour faire la lumière sur les circonstances entourant l’écrasement d’avion qui a coûté la vie à au moins 63 Canadiens, mercredi matin, à Téhéran. 

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C’est l’autorité de l’aviation iranienne qui a invité le BST à coopérer à l’enquête.  

«Nous avons accepté cette invitation et prenons des dispositions pour [nous] rendre sur le site. Le BST collaborera avec les autres groupes et organisations qui sont déjà sur place», a-t-on précisé dans un communiqué.  

«[...] Si on parle d’un missile, il devrait y avoir des évidences de marques d’obus sur différentes sections de fuselage», a dit à TVA Nouvelles André Turenne, un ancien enquêteur du BST.

Les dépouilles des victimes devraient aussi témoigner d’éclats d’obus, selon lui.

«Le déchirement du métal parle aussi énormément», a ajouté ce spécialiste qui juge que l’enquête pourrait se boucler rapidement si un missile est en cause, comme l'a évoqué le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, en point de presse jeudi.

Par contre, d’autres avenues étudiées pourraient faire en sorte que le processus d'enquête s'étire pendant des mois, voire des années.

Mercredi soir, le ministre canadien des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, avait pressé le régime iranien d’impliquer le Canada dans l’enquête.

Dans une conversation avec son homologue iranien Mohammad Javad Zari, M. Champagne avait souligné qu’il est «important que les autorités canadiennes aient un accès en Iran rapidement», selon le compte-rendu officiel de leur entretien rendu public jeudi matin.

Le Canada n’a pas de liens diplomatiques formels avec l’Iran depuis plusieurs années. Le ministre Champagne a toutefois insisté sur l’importance pour Ottawa d’avoir accès au territoire iranien pour fournir des services consulaires et aider à identifier les victimes.

Un Boeing 737 de l'Ukraine International Airlines s’est écrasé mercredi matin en Iran, peu de temps après son décollage. Les 176 personnes à bord sont toutes décédées, dont 63 Canadiens. Au moins sept victimes résidaient au Québec.

L’accident mortel est survenu dans une période de hautes tensions entre l’Iran et les États-Unis.

Les hostilités entre Américains et Iraniens ont bondi en Irak depuis la semaine dernière, quand les Américains ont assassiné par drone le général iranien Qassem Soleimani. Les forces iraniennes ont répliqué, mardi soir, en envoyant une vingtaine de missiles balistiques vers des bases irakiennes utilisées par des troupes américaines et des militaires de la coalition internationale, incluant des Canadiens.

Dans son entretien avec le chef de la diplomatie iranienne, François-Philippe Champagne a condamné ces frappes iraniennes.